Maurice Carême, La Tour Eiffel

Bonjour,
je dois faire une analyse du poème ci-dessous "La Tour Eiffel" de Maurice Carême.

La Tour Eiffel de Maurice Carême

Mais oui, je suis une girafe,
M'a raconté la tour Eiffel,
Et si ma tête est dans le ciel,
C'est pour mieux brouter les nuages,
Car ils me rendent éternelle.
Mais j'ai quatre pieds bien assis
Dans une courbe de la Seine.
On ne s'ennuie pas à Paris :
Les femmes, comme des phalènes*,
Les hommes, comme des fourmis,
Glissent sans fin entre mes jambes
Et les plus fous, les plus ingambes*
Montent et descendent le long
De mon cou comme des frelons
La nuit, je lèche les étoiles.
Et si l'on m'aperçoit de loin,
C'est que très souvent, j'en avale
Une sans avoir l’air de rien.

phalènes : papillons de nuit
ingambes : gaillard


Voici mon analyse :

Problématique : Pourquoi la Tour-Eiffel est-elle belle, selon ce poème ?

I) La Tour Eiffel : Un monument de la démesure

Le poème montre bien que la Tour Eiffel constitue un monument de la démesure, c’est-à-dire qu’elle échappe à toute forme de mesure.
Tout d’abord, la Tour Eiffel est marquée par une très grande hauteur, qui semble infinie, ainsi elle est comparée à une girafe “Je suis une girafe”,animal très haut, alors que les hommes sont comparés à des insectes de petites tailles “des fourmis”. Par ailleurs, la Tour Eiffel semble avoir une hauteur infinie puisqu’elle côtoie le ciel, élément inatteignable pour l’homme “je lèche les étoiles”, “brouter les nuages”.
Enfin, la Tour Eiffel dépasse toute logique humaine, elle ne meurt jamais “ils me rendent éternelle” et elle est marquée par une grande stabilité “j’ai quatre pieds bien assis”, et cela malgré l'effervescence de la vie parisienne “On ne s’ennuie pas à Paris”, “Montent et descendent le long de mon cou comme des frelons”.
La Tour Eiffel est donc bien un monument beau car il dépasse toute logique humaine (elle est très haute, ne meurt pas, très stable).

II) La Tour Eiffel : Un monument qui émerveille ses observateurs

La Tour Eiffel émerveille ses observateurs car elle suscite un monde magique, “mais oui, je suis une girafe, M’a raconté la Tour Eiffel”, non seulement la Tour Eiffel devient une girafe mais en plus elle est dotée du langage, qui est le propre de l’homme.
Par ailleurs, le poète utilise des comparaisons car la Tour Eiffel suscite en lui des émotions que les seuls mots ne lui permettent pas d’exprimer, il doit donc utiliser des comparaisons pour que l’on puisse comprendre ce que la Tour Eiffel produit en lui.
De plus, le poète traduit son ressenti sur la Tour Eiffel, à travers la musicalité du poème, par exemple il y a de nombreuses rimes qui donnent au poème sa mélodie, ainsi “Eiffel” rime avec “Eternelle” afin de montrer que la Tour Eiffel se place en dehors du temps humain.
Enfin, le poème propose une peinture du cadre spatial de la Tour Eiffel “Dans une courbe de la Seine” qui montre le cadre merveilleux dans lequel se situe la Tour Eiffel.
Ainsi, le poème fait état de ce que la Tour Eiffel provoque chez ses observateurs, qui sont émerveillés par sa beauté.



Que pensez-vous de cette analyse, s'il vous plaît ?
Quels conseils me donneriez-vous ?
Merci

2 (Modifié par floreale 20/01/2019 à 19:44)

Maurice Carême, La Tour Eiffel

Tu as déjà fourni un bon travail.
Quelle serait ta problématique ?

Présentation d'un monument emblématique : la norme ou  l'écart ?

Ce qui frappe, il me semble, c'est que la Tour Eiffel est présentée d'une manière très originale, qui sort des conventions.

- La tour Eiffel parle au poète.

- Elle se présente comme une girafe, donc un être animé.

La vision du monument s'en trouve transformée et le poète remplit sa mission : changer notre regard.


En ouverture possible :
http://mediation.centrepompidou.fr/educ … 08x600.jpg
Delaunay

(Tu peux voir comment Apollinaire parle de la Tour Eiffel)

http://www.paris-a-nu.fr/wp-content/upl … gramme.jpg

Zone

Guillaume Apollinaire


À la fin tu es las de ce monde ancien

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin