1 (Modifié par Maxime Drx 18/01/2019 à 20:35)

Question sur les résonantes en proto indo-européen et sur les laryngales

Bonsoir,

j'ai une petite question sur les Résonantes en proto indo-européen et sur les laryngales. J'ai lu que les Résonantes en position vocalique (r°, l°, m°, n°, u, i) donnaient en grec ra/ar la/al a u i, en allemand ur, ul, um (om), un (on), et en latin or, ol, em, en, u, i.
Ensuite, je lis qu'il y a des Résonantes à voyelle longue en position vocalique qui sont la trace de laryngales tombées par la suite (R°h1, R°h2, R°h3) et qui donnent ρη, ρα, ρω, λη, λα, λω, μη, μα, μω, νη, να, νω.

Ma question : Est-ce à dire qu'il y a des résonantes voyelles brèves (qui donnent ρα, αρ / λα, αλ / α ) et des résonantes longues traces d'anciennes laryngales qui donnent ρη, ρα, ρω, λη, λα, λω, μη, μα, μω, νη, να, νω).

A vrai dire, je ne suis pas sûr d'avoir bien compris les laryngales. Ce que j'ai compris : on considérait jadis qu'il y avait une apophonie quantitative étonnante (type φημί - φαμέν et
εἶμι - ἴμεν) et Saussure (puis Moller qui développera la théorie) ont compris qu'il s'agissait d'une apophonie quantitative (alternance degré plein - degré réduit) totalement régulière où le a long (devenu η en attique) n'était que la contraction d'un e et d'un schwa (on obtient donc un rapport ei/i ; eə /ə). Et j'ai compris qu'il y avait trois laryngales, chacune colorant le e d'une manière particulière. Du coup au degré plein on a eh1, eh2, eh3 et au degré réduit h1, h2, h3.

Voilà à partir de là, je ne vois plus le lien avec les Résonantes et je suis perdu. En espérant que quelqu'un pourra m'éclairer.

Bien cordialement,

Maxime.

Question sur les résonantes en proto indo-européen et sur les laryngales

Il faut distinguer le traitement bien établi des trois groupes de laryngales H1 H2 H3 (je dis trois groupes car il y a plus de trois laryngales dans la réalité, mais peu importe ici) : ā/ă, ē/ĕ, ō/ŏ, et le problème des sonantes voyelles longues, en particulier ī et ū, de formation parfois mal élucidée. Ces deux dernières résulteraient de la combinaison de ĭ et ŭ avec une laryngale H de coloration difficile à déterminer.
Quant aux longues r̥̄ l̥̄ m̥̄ n̥̄, elles sont très rares et résulteraient aussi de la combinaison de la liquide ou de la nasale voyelle brève avec une laryngale H. Mais on manque d’exemples sûrs pour avoir une claire idée de leur origine. On cite στρωτός comme reposant possiblement sur *str̥̄to- < *str̥Hto-.

Sur ce point difficile, voir Lejeune pp. 198-199.