1 (Modifié par nicolasperoumal45 16/01/2019 à 23:24)

Corpus sur l’éducation des femmes

Bonjour à tous

Pourriez vous m'aider pour ce corpus assez difficiles surtout la question 3,2,1 svp

Voici [Lien invalide.]

Alors selon moi les  textes traitent des inégalités des femmes envers les hommes.Le premier texte dénonce l’autorité des hommes sur les femmes à travers une lettre dont elle respecte les femmes souffrantes de la domination masculine.Par contre c'est le seul piste que j'ai les autres je ne comprends pas pourriez vous éclaircir ma situation svp. Pourriez vous aussi me dire les résumés afin que je puisse savoir si je suis dans la bonne piste.De plus selon moi le titre du corpus est l'inégalité homme femmes.Merci d'avance.Veuillez répondre svp .

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Corpus sur l’éducation des femmes

Le lien ne semble pas valide.

3 (Modifié par nicolasperoumal45 17/01/2019 à 10:17)

Corpus sur l’éducation des femmes

Texte 1 : Lettres d’une Péruvienne, XXXIV, Françoise de Graffigny (1747).
Les Lettres d’une Péruvienne furent au milieu du XVIIIe siècle un vrai succès de librairie.
Elles connurent plus de quarante éditions en cinquante ans et furent traduites en cinq
langues. Reprenant la veine exotique et le style épistolaire employés par Montesquieu
dans Les Lettres persanes, (1721) Madame de Graffigny dénonce les travers de la société
sous la plume fictive de Zilia, jeune Péruvienne exilée en France, qui écrit à son frère Aza
resté au Pérou.
Je ne sais quelles sont les suites de l’éducation qu’un père donne à son fils : je ne m’en
suis pas informée. Mais je sais que du moment que les filles commencent à être capables
de recevoir des instructions, on les enferme dans une maison religieuse, pour leur
apprendre à vivre dans le monde ; que l’on confie le soin d’éclairer leur esprit à des
personnes auxquelles on ferait peut-être un crime d’en avoir, et qui sont incapables de leur
former le cœur qu’elles ne connaissent pas.
Les principes de la religion, si propres à servir de germe à toutes les vertus, ne sont appris
que superficiellement et par mémoire. Les devoirs à l’égard de la divinité ne sont pas
inspirés avec plus de méthode. Ils consistent dans de petites cérémonies d’un culte
extérieur, exigées avec tant de sévérité, pratiquées avec tant d’ennui, que c’est le premier
joug dont on se défait en entrant dans le monde, et si l’on en conserve encore quelques
usages, à la manière dont on s’en acquitte, on croirait volontiers que ce n’est qu’une
espèce de politesse que l’on rend par habitude à la divinité.
Régler les mouvements du corps, arranger ceux du visage, composer l’extérieur, sont les
points essentiels de l’éducation. C’est sur les attitudes plus ou moins gênantes de leurs
filles que les parents se glorifient de les avoir bien élevées.
Quand tu sauras qu’ici l’autorité est entièrement du côté des hommes, tu ne douteras pas,
mon chez Aza, qu’ils ne soient responsables de tous les désordres de la société. Ceux
qui, par une lâche indifférence, laissent suivre à leurs femmes le goût qui les perd, sans
être les plus coupables, ne sont pas les moins dignes d’être méprisés ; mais on ne fait pas
assez d’attention à ceux qui, par l’exemple d’une conduite vicieuse et indécente,
entraînent leurs femmes dans le dérèglement, ou par dépit ou par vengeance. Et en effet,
mon cher Aza, comment ne seraient-elles pas révoltées contre l’injustice des lois qui
tolèrent l’impunité des hommes, poussée au même excès que par leur autorité ? Un mari,
sans craindre aucune punition, peut avoir pour sa femme les manières les plus rebutantes,
il peut dissiper en prodigalités, aussi criminelles qu’excessives, non seulement son bien,
celui des enfants, mais même celui de la victime qu’il fait gémir par l’indigence, par une
avarice pour les dépenses honnêtes, qui s’allie très communément ici avec la prodigalité.
Il est autorisé à punir rigoureusement l’apparence d’une légère infidélité, en se livrant sans
honte à toutes celles que le libertinage lui suggère. Enfin, mon cher Aza, il semble qu'en France les liens du mariage ne soient réciproques qu’au moment de la célébration, et que
dans la suite les femmes seules y doivent être assujetties.
Je pense et je sens que ce serait les honorer beaucoup de les croire capables de
conserver de l’amour pour leur mari, malgré l’indifférence et les dégoûts dont la plupart
sont accablées. Mais qui peut résister au mépris ?

                                                 
  Le Texte 2 est
: L’éducation des filles, Voltaire (1761)

MELINDE : Eraste sort d’ici, et je vous vois plongée dans une rêverie profonde. Il est
jeune, bien fait, spirituel, riche, aimable, et je vous pardonne de rêver.
SOPHRONIE : Il est tout ce que vous dites, je l’avoue.
MELINDE : Et de plus, il vous aime. SOPHRONIE : Je l’avoue encore.
MELINDE : Je crois que vous n’êtes pas insensible pour lui.
SOPHRONIE : C’est un troisième aveu que mon amitié ne craint point de vous faire.
MELINDE : Ajoutez-y un quatrième ; je vois que vous épouserez bientôt Eraste.
SOPHRONIE : Je vous dirai, avec la même confiance, que je ne l’épouserai jamais.
MELINDE : quoi ! votre mère s’oppose à un parti si sortable ?
SOPHRONIE : Non, elle me laisse la liberté du choix ; j’aime Eraste et je ne l’épouserai
pas. MELINDE : Et quelle raison pouvez-vous avoir de vous tyranniser ainsi vous-même ?
SOPHRONIE : La crainte d’être tyrannisée. Eraste a de l’esprit, mais il l’a impérieux et
mordant ; il a des grâces, mais il en ferait bientôt usage pour d’autres que pour moi : je ne
veux pas être la rivale d’une de ces personnes qui vendent leurs charmes, qui donnent
malheureusement de l’éclat à celui qui les achète, qui révoltent la moitié d’une ville par
leur faste, qui ruinent l’autre par l’exemple, et qui triomphent en public du malheur d’une
honnête femme réduite à pleurer dans la solitude. J’ai une forte inclination pour Eraste,
mais j’ai étudié son caractère ; il a trop contredit mon inclination : je veux être heureuse ;
je ne le serais pas avec lui ; j’épouserai Ariste, que j’estime, et que j’espère aimer.
MELINDE : Vous êtes raisonnable pour votre âge. Il n’y a guère de filles que la crainte
d’un avenir fâcheux empêche de jouir d’un présent agréable. Comment pouvez-vous avoir
un tel empire sur vous-même ?
SOPHRONIE : Ce peu de raison, je le dois à l’éducation que m’a donnée ma mère. Elle ne
m’a point élevée dans un couvent, parce que ce n’était pas dans un couvent que j’étais
destinée à vivre. Je plains les filles dont les mères ont confié la première jeunesse à des
religieuses, comme elles ont laissé le soin de leur première enfance à des nourrices
étrangères. J’entends dire que dans ces couvents, comme dans la plupart des collèges où
les jeunes gens sont élevés, on n’apprend guère que ce qu’il faut oublier pour toute sa
vie ; on ensevelit dans la stupidité les premiers de vos beaux jours. Vous ne sortez guère
de votre prison que pour être promise à un inconnu qui vient vous épier à la grille ; quel
qu’il soit, vous le regardez comme un libérateur, et, fût-il un singe, vous vous croyez trop
heureuse : vous vous donnez à lui sans le connaître ; vous vivez avec lui sans l’aimer.
C’est un marché qu’on a fait sans vous, et bientôt après les deux parties se repentent.Ma
mère m’a crue digne de penser de moi-même, et de choisir un jour un époux moi-même.
Si j’étais née pour gagner ma vie, elle m’aurait appris à réussir dans les ouvrages
convenables à mon sexe ; mais, née pour vivre dans la société, elle m’a fait instruire de
bonne heure dans tout ce qui regarde la société ; elle a formé mon esprit, en me faisant
craindre les écueils du bel esprit ; elle m’a menée à tous les spectacles choisis quipeuvent inspirer le goût sans corrompre les mœurs, où l’on étale encore plus les dangers
des passions que leurs charmes, où la bienséance règne, où l’on apprend à penser et à
s’exprimer. La tragédie m’a paru souvent l’école de la grandeur d’âme ; la comédie, l’école
des bienséances ; et j’ose dire que ces instructions, qu’on ne regarde que comme les
amusements, m’ont été plus utiles que les livres. Enfin, ma mère m’a toujours regardée
comme un être pensant dont il fallait cultiver l’âme, et non comme une poupée qu’on
ajuste, qu’on montre, et qu’on renferme le moment d'après.

                                             
Texte n 3

La femme est faite spécialement pour plaire à l’homme ; si l’homme doit lui plaire à son
tour, c’est d’une nécessité moins directe, son mérite est dans sa puissance, il plaît par cela
seul qu’il est fort. Ce n’est pas ici la loi de l’amour, j’en conviens ; mais c’est celle de la
nature, antérieure à l’amour même. Cultiver dans les femmes les qualités de l’homme et
négliger celles qui leur sont propres, c’est donc visiblement travailler à leur préjudice : les
rusées le voient trop bien pour en être les dupes ; en tâchant d’usurper nos avantages
elles n’abandonnent pas les leurs ; mais il arrive de là que, ne pouvant bien ménager les
uns et les autres, parce qu’ils sont incompatibles, elles restent au-dessous de leur portée
sans se mettre à la nôtre, et perdent la moitié de leur prix. Croyez-moi, mère judicieuse,
ne faites point de votre fille un honnête homme, comme pour donner un démenti à la
nature ; faites-en une honnête femme, et soyez sûre qu’elle en vaudra mieux pour elle et
pour nous.
L’inconstance des goûts leur est aussi funeste que leur excès, et l’un et l’autre leur vient
de la même source. Ne leur ôtez pas la gaieté, les ris, le bruit, les folâtres jeux, mais
empêchez qu’elles se rassasient de l’un pour courir à l’autre, ne souffrez pas qu’un seul
instant de leur vie elles ne connaissent plus de frein. Accoutumez-les à se voir interrompre
au milieu de leurs jeux et ramener à d’autres soins sans murmurer. La seule habitude suffit
encore en ceci, parce qu’elle ne fait que seconder la nature.
Il résulte de cette contrainte, une docilité dont les femmes ont besoin de toute leur vie,
puisqu’elles ne cessent jamais d’être assujetties ou à un homme ou aux jugements des
hommes, et qu’il ne leur est jamais permis de se mettre au-dessus de ces jugements. La
première et la plus importante qualité d’une femme est la douceur ; faite pour obéir à un
être aussi imparfait que l’homme, souvent si plein de vices, et toujours si plein de défauts,
elle doit apprendre de bonne heure à souffrir même l’injustice, et à supporter les torts d’un
mari sans se plaindre ; ce n’est pas pour lui, c’est pour elle qu’elle doit être douce :
l’aigreur et l’opiniâtreté des femmes ne font jamais qu’augmenter leurs maux et les
mauvais procédés des maris ; ils sentent que ce n’est pas avec ces armes-là qu’elles
doivent les vaincre. Le ciel ne les fit point insinuantes et persuasives pour devenir
acariâtres ; il ne les fit point faibles pour être impérieuses ; il ne leur donna point une voix
si douce pour dire des injures ; il ne leur fit point des traits si délicats pour les défigurer par
la colère. Quand elles se fâchent, elles s’oublient ; elles ont souvent raison de se plaindre,mais elles ont toujours tort de gronder. Chacun doit garder le ton de son sexe ; un mari
trop doux peut rendre une femme impertinente ; mais, à moins qu’un homme ne soit un
monstre, la douceur d’une femme et triomphe de lui tôt ou tard.
Justifiez toujours les soins que vous imposez aux jeunes filles, mais imposez-leur en
toujours. L’oisiveté et l’indocilité sont les deux défauts les plus dangereux pour elles et
dont on guérit le moins quand on les a contractés. Les filles doivent être vigilantes et
laborieuses ; ce n’est pas tout ; elles doivent être gênées1 de bonne heure. Ce malheur2,
si c’en est un pour elles, est inséparable de leur sexe, et jamais elles ne s’en délivrent que
pour en souffrir de bien plus cruels. Elles seront toute leur vie asservies à la gêne la plus
continuelle et la plus sévère, qui est celle des bienséances : il faut les exercer d’abord à la
contrainte, afin qu’elle ne leur coûte jamais rien, à dompter toutes leurs fantaisies pour les
soumettre aux volontés d’autrui. Si elles voulaient toujours travailler on devrait quelquefois
les forcer à ne rien faire. La dissipation, la frivolité, l’inconstance sont des défauts qui
naissent aisément de leurs premiers goûts corrompus et toujours suivis. Pour prévenir cet
abus apprenez-leur surtout à se vaincre.

ET VOILÀ LES QUESTION :Consignes.
Lire les trois textes du corpus puis répondre aux questions suivantes.
1. Résumez pour chaque texte en une ou deux phrases l’idée exprimée par l’auteur.
2. Choisissez un titre pour ce corpus (cet ensemble de textes). Il faut que ce soit un titre
qui illustre bien ce dont parle le corpus.
3. Comparez les trois textes du corpus en présentant, comme cela a été fait en classe,
un paragraphe avec les points communs des textes et un paragraphe avec les
différences entre les textes. Chaque paragraphe comportera des citations de chaque
texte.
4. Quel est le lien, selon vous, entre ce corpus et la pièce l’Ecole des Femmes de Molière
? Vous répondrez en développant vos idées et en utilisant des citations de l’Ecole des
Femmes pour appuyer vos propos.

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Corpus sur l’éducation des femmes

Françoise de Graffigny
Voltaire
Rousseau.

Trois textes du XVIII° siècle. Siècle des Lumières.
La parole d'une femme
La parole d'un personnage féminin créé par un homme
La parole d'un homme

Un titre pour ce corpus ?
De l'éducation des filles /faut-il éduquer les filles / Comment éduquer les filles / Qu'enseigner aux filles ?

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Corpus sur l’éducation des femmes

Merci beaucoup.Mais avez vous trouvez des point communs ou des différences
Selon moi les deux premières textes dénoncent l'assujetties des femmes alors que la dernière ne dénonce pas
De plus,Graffigny critique les mères alors que Voltaire encourage les mères .Pourriez me dire si j'ai bons ou de me dire des  nouvelles idées. Merci

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Corpus sur l’éducation des femmes

Texte I : critique de l'éducation des filles dans des lieux protégés  qui ne préparent pas à la vie.
Texte II :  critique d'une éducation  qui cantonne les filles dans le rôle d' épouse.
Texte III : critique d'une place secondaire voulue  dans une  société régie par les hommes.

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Corpus sur l’éducation des femmes

Donc est  ce que les point communs et les diffèrence sont bonnes

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Corpus sur l’éducation des femmes

As-tu bien lu ?

La femme est faite spécialement pour plaire à l’homme

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Corpus sur l’éducation des femmes

Donc logiquement les 3 textes sont basées sur une même thème pourriez vous m'expliquer je me confonds

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Corpus sur l’éducation des femmes

Pour répondre de façon pertinente, il faudrait une méthode d'analyse sous forme de tableau .

Auteur
Epoque
Genre de texte
Thèse exprimée
Implicite ou explicite
Qui s'exprime
Les sous-thèmes (couvent/le couple/la société)

Et tu verras en synthèse que si les 3 textes abordent le même thème de l'éducation des jeunes filles, de la place des femmes, ils ne sont pas tous les trois du même avis.