Avis sur un poème - Que je l’aime mais jamais elle ne le saura...

Bonsoir,

Je me suis récemment découverte une nouvelle passion, la poésie. Je me suis donc livrer à cette activité, je débute lol. J'aimeraiq me perfectionner , mais pour cela j'ai besoin de vos avis  . De savoir où ça cloche , ce qui va et ne va pas etc...

Merci d'avance !  



Que je l’aime mais jamais elle ne le saura
Qu’elle me manque mais jamais elle ne sera là
Cependant, dans mon coeur elle demeurera
Et là personne ne me l’enlèvera.

Je l’aime en secret
À elle je ne fais que penser
Jamais je ne pourrais dire à quiconque cette vérité
De peur d’être privé de ma liberté

Ses yeux me rappellent la mer
J’ai l’impression d’être condamné aux galères
Bien que je sois pauvre, je pourrais tout faire
Pour acheter ton amour, ton attention, même si très cher
Quittes à crouler sous les dettes, j’emprunterai à la banquière.

Quand je la vois clope à la main
M’envahit soudain le chagrin
Je te veux dans un corps sain
Je suis un clandestin
Cherchant refuge auprès d’un coeur qui n’est pas miens.

Je t’en prie ouvre le moi
Que dois je faire dit moi?
Je t’en supplie enlève de ton coeur toutes ses parois
Je veux goûter à un peu de joie.

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Avis sur un poème - Que je l’aime mais jamais elle ne le saura...

Il y a pas mal de petits problèmes d'orthographe mais l'ensemble témoigne d'une agréable fraîcheur.
Il y a peut-être une certaine inégalité d'inspiration : à côté de jolies formules, il y a des passages qui paraissent plus triviaux (clope à la main, banquière). Mais continue. C'est une belle passion que la poésie.

Avis sur un poème - Que je l’aime mais jamais elle ne le saura...

Oui, exactement. Attention aussi aux banalités : "Ses yeux me rappellent la mer" ou aux inversions hors de saison dans ce type de texte : "m'envahit soudain le chagrin".
La fin est très mauvaise.

Disons que c'est plus de la "libre expression" qu'un véritable poème. La poésie exige qu'on dépasse la simple "mise sur le papier" de ses sentiments ou d'une vision du monde trop dénotative. Il faut entrer davantage en soi-même pour que s'opère une alchimie au terme de laquelle notre vision, servie par un langage adéquat (nullement recherché pour autant), se fera plus belle et plus neuve que celle de la tribu qu'il faut quitter.
Au lieu de "Ses yeux me rappellent la mer", comparaison banale, dites au moins "Ses yeux sont la mer" : vous aurez franchi un degré parce vous aurez transformé la comparaison en identification métaphorique, ce qui est un pas vers la métaphore, donc la transmutation.
Ce n'est pas qu'une affaire de langage, encore moins de "figure de style" ; il s'agit simplement d'apprendre à ouvrir la porte des trésors que nous offre notre monde intérieur et d'en évoquer la quête.
La quête, et non la conquête.

4 (Modifié par Jehan 10/11/2018 à 17:36)

Avis sur un poème - Que je l’aime mais jamais elle ne le saura...

@lamaneur
Bonjour, merci pour ton avis !