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Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

Bonjour,

Pour mon cours de français, je dois faire une dissertation, dans laquelle je dois expliquer la citation suivante : "Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre", de Philippe Dijian en 1988.

J'ai déjà commencé à faire des recherches sur ce sujet, mais je peine à trouver un plan qui soit optimal pour ce sujet.
Je pense qu'il est nécessaire d'expliquer la parallèle faite entre le pharmacien et le libraire, et de voir les éventuels défauts de cette comparaison.
Je pense qu'il est aussi intéressant de parler de la surconsommation de médicaments.

Mais comme je l'ai dit, je n'arrive pas à trouver un plan qui me permette en quelque sorte d'avoir un fil rouge pour ma dissertation.

Merci beaucoup pour votre aide

Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

Bonjour,

Je pense qu'il est nécessaire d'expliquer le parallèle fait entre le pharmacien et le libraire, et de voir les éventuels défauts de cette comparaison.

Oui, ce parallèle sous-entend qu’un livre soigne ou du moins peut faire du bien.
Quant à : “je ne vais pas bien”...Il faudrait tout de même s’interroger sur ce que l’on met derrière cette expression.

Je pense qu'il est aussi intéressant de parler de la surconsommation de médicaments.

Non, ce n’est pas vraiment le sujet.
Le livre n’est pas un médicament à haute ou à faible dose. Il ne va pas soigner une jambe cassée ou une angine.
On a là une image destinée à nous faire prendre conscience des bienfaits de la littérature.

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Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

Bonsoir,

Merci, tout d'abord pour votre réponse.
Concernant "je ne vais pas bien", je pense qu'il faudrait se focaliser sur la santé mentale, plutôt que physique, étant donné que la poésie ne peut pas soigner, comme vous l'avez dit, des blessures physiques. Est-ce correct ?
Quant à la suite de la citation, il faudrait donc que j'explique ce que la littérature nous apporte, et aussi comment elle peut nous aider à vivre. Je me doute que mon professeur attend de nous que nous citions divers auteurs qui ont traité ou qui sont liés à ce sujet. J'ai pensé notamment aux Fleurs du Mal de Baudelaire. Serait-ce pertinent ? Et quels autres auteurs pourraient être mentionnés ?

Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

Oui, je crois que ta réflexion commence bien.
Cependant, tu peux penser à toute forme de littérature, dans la mesure où elle permet de se distraire, de s'évader d'un quotidien parfois pénible.

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Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

J'ai pris en compte vos remarques, et j'ai pu élaborer un plan.
J'ai pensé, pour mon plan, qu'il serait bien de séparer la citation en 3 parties. Ainsi mes trois axes d'analyses seraient
       1. Ne pas se sentir bien
             -> douleur psychologique, pas physique, crise identitaire, ...
       2. le parallèle entre le pharmacien et le libraire
       3. La littérature m'aide à vivre

Pour le deuxième et troisième, j'ai trouvé pas mal de références littéraires, comme Zola, Hugo, Baudelaire, ... Mais je peine encore à trouver comment développer la première partie. Je me suis dit que je pourrais mentionner notamment Les Fleurs du Mal, mais auriez-vous d'autres idées ? Ou ne devrais-je pas m'attarder sur ce point ?

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Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

A mon humble avis, tu vas rentrer dans le vif du sujet trop tard.

Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

Tu ne trouves pas de référence pour ta première partie car elle n’a pas lieu d’ être.
Le problème est : Le livre peut-il soigner ? Ou du moins dans quelle mesure ?
Dès ta première partie , tu dois mettre en rapport le mal-être et le soulagement que le livre peut apporter.

8 (Modifié par debo.maret 05/11/2018 à 17:40)

Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

Faudrait-il donc que je laisse de côté le premier axe ?
Cela serait-il suffisant de ne garder que les deux autres axes ?
Dans lesquels je parle d'abord de comment un libraire est comparable à un pharmacien, puis à quel niveau la littérature peut nous aider à vivre.

9 (Modifié par floreale 05/11/2018 à 17:55)

Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

Bien sûr, il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d´être encore debout


Bien sûr, les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr, nos cœurs perdent leurs ailes
Mais, mais voir un ami pleurer!


Bien sûr, ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents


Bien sûr, le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais, mais voir un ami pleurer!

- Les maux de l'existence, quels remèdes ?
Ceux qu'on nous propose, qu'on nous vend, qu'on nous impose ... couché sur un divan de psy, debout dans la salle de sport, assis avec le Yoga, endormi avec l'hypnose, massé, chauffé, baigné ... On peut entrer chez le médecin, le pharmacien, le psy ... Pourquoi pas chez  le libraire ?

- Des mots pour les maux
Lecture évasion/distraction : je pars ailleurs, je change de peau, d'existence, d'époque, de soucis, de destin.
Lecture tonique : des personnages inspirants, des conduites admirables, des combats gagnés, des atmosphères contagieuses
Lecture dense : des mots qui guérissent, des aphorismes qui aident à vivre, une manière de dire ce que nous ne saurions exprimer

- Je ne suis pas Montesquieu :
"Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie."
Il y a sans doute une once de vérité dans cette citation.

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Quand je ne vais pas bien, je ne cours pas chez le pharmacien, mais chez le libraire. La littérature m’a toujours aidé à vivre

Merci beaucoup floreale, ça me permet d'ordonner mes idées qui étaient très éparpillées.
C'est en effet une très belle citation