1 (Modifié par Frydman Charles 16/10/2018 à 14:45)

"Le Juif" de Stendhal

Si "La vie de Henry Brulard" est indubitablement autobiographique, " le juif" semble ne l'être que par certains aspects.
https://www.senscritique.com/livre/Le_J … o/10830973

Le Juif Filippo Ebreo, c’est Stendhal lui-même dans un moment désagréable de sa vie. Le 6 novembre 1830, il est parti pour Trieste, où il a été nommé consul...C’est donc dans l’inquiétude et dans l’incertitude de son sort qu’il s’est rendu en Italie. Stendhal s’identifie alors à Filippo, Juif errant mal aimé, se heurtant sans cesse à des embarras tant administratifs que sentimentaux

Notamment l'aspect commerçant de Filipio Ebreo absent chez Stendhal. Stendhal n'échappe pas aux stéréotypes antisémites de l'époque et paradoxalement s'identifie au juif de son roman, un "juif errant"  entre  l'Italie et la France, des déboires financiers, la mort du père, ses amours .On retrouve dans ce roman les rapports "privilégiés " du juif avec l'argent .

Mais, pour revenir à l’histoire de la malédiction dont nous parlions
et de mon voyage en France, j’aimais bien l’argent en 1814 ; c’est la
seule passion que je me sois jamais connue.

Stendhal l'évoque également dans "la Chartreuse de Parme" et " Le rouge et le noir".

Dans "la Chartreuse de Parme"

Toute la journée il resta caché dans une chènevière, et Ludovic le précéda à Ferrare ; il y loua un petit logement chez un juif pauvre, qui comprit tout de suite qu’il y avait de l’argent à gagner si l’on savait se taire.

Dans "le rouge et le noir"

Le groupe de mademoiselle de La Mole était encore peuplé. Elle était occupée avec ses amis à se moquer du malheureux comte de Thaler. C’était le fils unique de ce fameux Juif célèbre par les richesses qu’il avait acquises en prêtant de l’argent aux rois pour faire la guerre aux peuples. Le Juif venait de mourir laissant à son fils cent mille écus de rente par mois, et un nom hélas trop connu. Cette position singulière eût exigé de la simplicité dans le caractère, ou beaucoup de force de volonté.

On trouve 3 occurrences de "jeune lévite" dans le rouge . A la base lévite désigne un prêtre Israélite , puis par extension depuis 1690 un prêtre chrétien :

http://www.cnrtl.fr/etymologie/l%C3%A9vite

https://www.littre.org/definition/l%C3%A9vite

lévite [1]

(lé-vi-t') s. m.

Israélite de la tribu de Lévi, destiné au service du temple; Lévi était fils de Jacob.Les lévites seront obligés de se trouver dès le matin pour chanter les louanges du Seigneur, et ils le feront aussi le soir,Sacy, Bible, Paralip. I, XXIII, 30.Du Dieu que nous servons tel est l'ordre éternel; Lui-même il nous traça son temple et son autel, Aux seuls enfants d'Aaron commit ses sacrifices, Aux lévites marqua leur place et leurs offices, Racine, Ath. II, 4.Lévites, de vos sons prêtez-moi les accords, Racine, ib. III, 7.Le temple était le plus superbe bâtiment qu'il y eût dans tout le pays, et il y avait trente-deux mille lévites destinés à y servir, Fleury, Mœurs des Israél. titre XVII, 2e part. p. 219, dans POUGENS.Entre tous les lévites il n'y avait que les descendants d'Aaron qui fussent sacrificateurs, ID. ib. titre V, 2e part. p. 47.Les simples lévites étaient occupés au reste des fonctions de la religion, au chant des psaumes, à la garde du tabernacle ou du temple et à l'instruction du peuple, ID. ib.

Fig. et dans le style élevé. Se dit des prêtres de la religion chrétienne.

ÉTYMOLOGIE

Voy. LÉVI.