1 (Modifié par Viellfranceis 15/10/2018 à 19:15)

Le n dans la finale dans -inem -inus

Aussi  anjle pour angelem le l disparaît pour donner ange chanson de roland angle mais ça devait se prononcer "anjle" avec un j français s'il existe imajne et vierjne on peut après par analogie se dire que longitudne ou multitudne ont existé pour longitudinem et multitudinem .Construits comme imaginem et virginem virjne et imajne .
Mais le n de terminus , hominem ou germinem pour terme , homme ou germe  a du disparaître en bas latin si non plus tôt. Certainement à cause de la présence
du m .
Le titre devrait être Le n et l  dans la  finale dans -inem -inus, -elem etc.

2 (Modifié par jacquesvaissier 15/10/2018 à 20:41)

Le n dans la finale dans -inem -inus

Dans la Séquence de Sainte-Eulalie (vers 880), on a :

La domnizelle cele cose non contredist (la jeune fille ne s'opposa pas à cet état de fait)

domnizelle < *dominicella

Ce qui prouve que le groupe mn n'était pas encore devenu -mm, puis éventuellement -m.

Dans Alexis (texte cité), on a Damnedeu, mais conservatisme ? 

assimilation aux Xème -XIème siècles ?


Votre manuel explique-t-il le curieux passage o initial > a dans damoiselle, dame < domina, damedeu < dominus deus ?

3 (Modifié par Jehan 16/10/2018 à 12:03)

Le n dans la finale dans -inem -inus

Non il ne l'évoque pas ,donc quand  en 881 la Séquence de Sainte-Eulalie fut écrite terme s'écrivait termne , germe germne entamer entamner pour intaminare.
Mais mon manuel dit que pour mnj intervocalique le groupe mn s'assimile au III ème siècle
Ex: Somnium>Somnio>Sommio

Domnizelle est peut-être une latinisation d'un dommizelle*

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Le n dans la finale dans -inem -inus

881 ? Quelle précision !

Il est possible qu'à cette époque on dît termne et germne, mais on ne peut l'affirmer en l'absence de témoignages.
D'autre part, quand vous dites que tel mot "s'écrivait", vous avez un réflexe de moderne : ces mots n'ont peut-être jamais été écrits. La Séquence, unique pour nous, n'était sans doute pas un texte isolé à son époque, mais il n'en reste pas moins qu'écrire le roman était exceptionnel. La langue que l'on écrit et dont on étudie la grammaire avec une ardeur accrue depuis la renaissance carolingienne, c'est le latin (classique).
"On", ce sont les clercs, évidemment, mais tous les clercs ne sont pas attachés à un service religieux.

5 (Modifié par Viellfranceis 16/10/2018 à 18:26)

Le n dans la finale dans -inem -inus

J'ai pu constater que virjne est attesté au XII ème siècle ce qui veut dire que le n de margine de imagine .
est tombé entre le XII et le XIII ème .Mais si comme vous l'avez dit la syllabe finale de virgi(ne) ou de margi(ne) a chuté de quand daterait cette chute  ?
En ce qui concerne le son "j" d'angle d'après ce que j'ai compris il ne provient pas de la palatalisation du g mais d'un changement d'articulation datant du XII ème à vérifier. Car angele >angle vers 1100 >anjle >ange vers 1200 .Le l d'angele est parti au XII ème .
Et pour finir pour somnium>somnjo> cela implique un hypothétique somnje selon vos dires .

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Le n dans la finale dans -inem -inus

Attention, somme vient de somnum (sommeil) et non de somnium (songe).

Je ne suis pas sûr qu'il faille poser systématiquement un ʒ dans tous ces mots. Les formes les plus courantes du nom de la Vierge en AF sont virgene et virgine, plus tard virge et vierge. On ne trouve virgne que dans un seul document, du XIIIème (Godefroy), mais comment faut-il lire le mot ?
Bourciez ne cite le ʒ que dans angelu > angele(attesté) > angle(attesté) > anʒle > ange, il ne dit pas que ce traitement s'applique aux autres mots.

7 (Modifié par Viellfranceis 16/10/2018 à 22:46)

Le n dans la finale dans -inem -inus

https://fr.wikisource.org/wiki/Grammair … ite_note-9
Ils  disent de  lire imagene comme imajne .

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Le n dans la finale dans -inem -inus

En ce cas, le e aurait palatalisé le g avant de disparaître. Oui, c'est plausible. Dans le texte d'Alexis, on voit que les mots sont dissyllabiques, mais on ne peut pas savoir comment il convient de prononcer : imag(e) ou imaʒn(e) ? Et ce n'est pas la graphie qui peut nous renseigner...

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Le n dans la finale dans -inem -inus

Surtout que virjne est attesté .  Mais image aussi dans le même siècle il s'est passé quelque chose. Mon hypothèse est  la suivante:
La voyelle atone de imagene a chuté vers le XI ème  et la chute du n au XII ème.

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Le n dans la finale dans -inem -inus

Mais virjne ne peut être attesté tel quel, la lettre j n'existant pas avant le XVIème...
Les éditeurs modernes l'introduisent dans les textes anciens pour plus de lisibilité, c'est comme les accents sur les participes ou les noms en -té.
Dans quel texte avez-vous lu cette forme ?