1 (Modifié par Frydman Charles 12/10/2018 à 12:38)

Les repas dans dans Le Rouge et le Noir

Il semble que les repas dans le roman soient particulièrement frugaux. Leur composition est rarement décrite. Beaucoup de pain et d’eau !  Des repas de séminaristes. ..Les lapins du roman ne finissent pas dans l'assiette !

"C'était Mme de Rênal, qui avait fait un voyage à la ville, et qui, montant les escaliers quatre à quatre, et laissant ses enfants occupés d'un lapin favori qui était du voyage, était parvenue à la chambre de Julien un instant avant eux. Ce moment fut delicieux, mais bien court : Mme de Rênal avait disparu quand les enfants arrivèrent avec le lapin, qu'ils voulaient montrer à leur ami. Julien fit bon accueil à tous même au lapin. Il lui semblait retrouver sa famille, il sentit qu'il aimait ces enfants qu'il se plaisait à jaser avec eux.
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Vinrent ensuite les anecdotes. Tel jeune prêtre, à peine ordonné depuis un an, ayant offert un lapin privé à la servante d'un vieux curé, il avait obtenu d'être demande pour vicaire, et peu de mois après, car le curé était mort bien vite, l'avait remplacé dans la bonne cure. Tel autre avait réussi à se faire designer pour successeur à la cure d'un gros bourg fort riche, en assistant à tous les repas du vieux curé paralytique, et lui decoupant ses poulets avec grâce."

Qu’est le qu’un " lapin privé " ? Un lapin domestique ?  Un lapin apprivoisé ? Dans le même paragraphe, des poulets dans l'assiette d’un vieux curé !

En tout cas le lapin privé de Stendhal a inspiré un livre de Catherine Mariette dédié à Roger Belon : "lapin privé"

Peu de viande en général :

Tous ces pauvres diables, ajoutait-il, manouvriers dès l’enfance, ont vécu jusqu’à leur arrivée ici de lait caillé et de pain noir. Dans leurs chaumières, ils ne mangeaient de la viande que cinq ou six fois par an

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