1 (Modifié par Jehan 30/09/2018 à 15:16)

Après sa rencontre avec l'esclave, Candide entre dans une auberge et fait part de son indignation aux clients qui s'y trouvent

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. << Eh ! mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? — J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. — Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? — Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main : quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : << Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux ; tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. >> Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes, et les perroquets, sont mille fois moins malheureux que nous : les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

— Ô Pangloss ! s’écria Candide, tu n’avais pas deviné cette abomination ; c’en est fait, il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme. — Qu’est-ce qu’optimisme ? disait Cacambo. — Hélas ! dit Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. >> Et il versait des larmes en regardant son nègre ; et en pleurant, il entra dans Surinam.

Sujet d'invention : après sa rencontre avec l'esclave candide entre dans une auberge et fait part de son indignation aux clients qui s'y trouve dans son discours il est très mais sentiment de la pitié de la révolte ainsi que les réflexions que lui inspire cette rencontre avec l'esclave de Suriname il tente de les convaincre de la barbarie de cette pratique en variant les stratégies argumentatives il peut les culpabiliser susciter la pitié dramatiser être ironique utilisez-le concession.

Est-ce que après avoir lu le petit texte et le sujet d'invention je m'en excuse de ne pas avoir mis les, les. Où les point d'interrogation les points d'exclamation je pense que vous comprenez au moins le texte serait-il possible de m'aider à faire la mise en contexte de l'introduction car je n'y arrive pas et ça fait bientôt une semaine que je réfléchis mais je n'y arrive pas alors si quelqu'un vous vois ce message tu puisses me répondre le plus possible je le remercie d'avance

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

2 (Modifié par Jehan 30/09/2018 à 15:15)

Après sa rencontre avec l'esclave, Candide entre dans une auberge et fait part de son indignation aux clients qui s'y trouvent

Bonjour...

Un aigle étendu par terre...  En regardant son aigre...  Ce n'est pas plutôt "nègre" ?
Tu aurais pu chercher le texte sur Internet et faire un copier-coller, cela aurait été plus facile que de le taper toi-même, et cela aurait évité beaucoup de fautes :

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? - J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous  coupe  la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous  coupe  la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

    - Ô Pangloss ! s’écria Candide, tu n’avais pas deviné cette abomination ; c’en est fait, il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme. - Qu’est-ce qu’optimisme ? disait Cacambo. - Hélas ! dit Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam.

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Après sa rencontre avec l'esclave, Candide entre dans une auberge et fait part de son indignation aux clients qui s'y trouvent

Une variante de ton sujet :
https://www.etudes-litteraires.com/foru … rinam.html

En approchant de la ville, Messieurs, j'ai vu un  spectacle qui m'a révolté : j'ai rencontré  un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite.
Personne n'est capable de  donner une explication à ce spectacle affreux, personne ne s'en offusque, j'apprends que c'est l'usage.  Ce serait donc l'usage de couper la main d'un ouvrier qui s'est blessé avec la meule, ce serait l'usage de battre le nègre qui faiblit dans son travail mais j'apprends que c'est au prix de tant de sévices que nous mangeons du sucre en Europe.Mais enfin messieurs, pas d'indignation, pas de compassion ? Ce nègre qui travaille n'est-il pas utile à la plantation, ne doit-il pas être ménagé, respecté ? ...