1 (Modifié par 29tr 26/09/2018 à 17:16)

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

Bonjour, je suis en 1 ES et ai à faire pour dans deux semaines un commentaire sur le "sonnet 10" tiré des Regrets de Du Bellay.
J'ai terminé de rédiger l'introduction : ayant toujours eu du mal à bien les faire, pourriez-vous me dire ce que vous en pensez et ce qu'il y aurait éventuellement à améliorer ?
La-voici :
Porte drapeau de la Pléiade, Joachim Du Bellay écrit en 1558 un recueil constitué de 192 sonnets, intitulé Les Regrets. Il l'a composé alors qu'il rentrait de Rome. Il revient fort déçu de son voyage car il n'a pas retrouvé la grandeur de la Rome antique, dont il se sert de modèle dans ses poèmes, comme le font les auteurs de la Pléiade. Il considère que la magnificence de Rome a été bafouée, notamment par les Romains. Dans son oeuvre, il se plaint de ces déceptions ainsi que de son sort : il espérait en effet occuper, comme son cousin, un poste important ; il n'a en réalité, qu'à réaliser des tâches subalternes. Ainsi, comment le sonnet 10 en forme d'épître permet-il à Du Bellay d'exprimer ses plaintes tout en conservant les idées avant-gardistes de la Pléiade ? Si dans un premier temps ce poème peut s'assimiler à une épître élégiaque, il est aussi une affirmation des nouveautés apportées par la Pléiade.

Voici le poème (je dois étudier la version modernisée que j'ai sous format papier , mais ne l'ayant pas trouvée sur internet, j'ai mis l'originale)

Ce n’est le fleuve Thusque au superbe rivage,
Ce n’est l’air des Latins ni le mont Palatin,
Qui ores (mon Ronsard) me fait parler Latin,
Changeant à l’estranger mon naturel langage :

C’est l’ennuy de me voir trois ans, et d'avantage,
Ainsi qu’un Prométhé, cloué sur l’Aventin,
Où l’espoir miserable et mon cruel destin,
Non le joug amoureux, me detient en servage.

Et quoy (Ronsard), et quoy, si au bord estranger,
Ovide osa sa langue en barbare changer,
Afin d’estre entendu, qui me pourra reprendre

D’un change plus heureux ? nul, puisque le François,
Quoy qu’au Grec et Romain egalé tu te sois,
Au rivage Latin ne se peut faire entendre.

Merci d'avance

2

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

Tu ne mets à l'écran ni le sonnet ni ton introduction.
Comment t'aider ?

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

Désolé Floreale, j'avais appuyé involontairement sur "envoyer la réponse". Mais j'ai maintenant mis la suite de mon message ; si tu as toujours la générosité de vouloir me conseiller, ce serait avec grand plaisir ! 

4 (Modifié par floreale 26/09/2018 à 17:31)

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

Des maladresses : porte-drapeau / avant-gardistes.

Tu dis peut-être trop de choses dans l'introduction et pas forcément l'essentiel en rapport avec ce sonnet.
Curieusement, ton introduction donne l'impression de n'être pas personnelle.

Le voyage à Rome de Du Bellay : charme ou déception ?
D'où lui vient cette impression d'exil.
Importance de la langue.

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

Tout d'abord, merci ! 

Peut-être mon introduction ne donne-t-elle pas l'impression d'être personnelle car comme c'est notre premier commentaire de l'année et qu'en outre, il n'est pas noté, la prof a décidé de nous aider en nous donnant quelques indications biographiques à propos de Du Bellay que j'ai reprises dans mon introduction.

Les mots "portes-drapeau" (Du Bellay, même s'il n'en n'est pas le chef de file , va défendre  les idées et couleurs de la Pléiade, notamment dans Défense et illustration de la langue française) et "avant-gardistes" (apporte des idées nouvelles, les poètes de la Pléiade sont modernes pour l'époque) nous ont été donnés par la prof. Ainsi, je me demande en quoi ils sont maladroits. Le sont-ils car ils ne correspondent pas à Du Bellay et à la Pléiade ou est-ce moi qui les ai rendus ainsi en les plaçant injustement dans mon introduction ?

Ce voyage lui a apporté plutôt déception (effondrement de l'idéal qu'il s'était fixé sur Rome à travers les textes antiques ?), je me trompe ?

Je voulais parler de l'importance de la langue (française, dont il veut donner ses lettres de noblesse, n'est-ce pas ?) dans ma 2ème partie ("nouveautés apportées par la Pléiade exprimées dans le poème") : ainsi, est-ce que je ne risque pas de me répéter en en parlant également en introduction ?

6

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

Porte drapeau et avant-gardiste me paraissent des termes bien modernes mais si ton professeur les utilise .... je ne dis plus rien.
Peut-être gagnerais-tu à formuler une problématique plus concise et à proposer deux axes très nets mais tu as déjà des idées intéressantes.

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

merci

En problématique, cela convient-il mieux : Comment ce poème en forme d'épître élégiaque rend-il compte des idées novatrices de la Pléiade ?  ou est-ce encore trop long ?

En revanche, pour les axes, je vois mal comment je pourrais faire plus net...

Dans l'intro, j'avais sinon pensé à supprimer la phrase avec les Romains qui ont bafoué la Rome antique en la remplaçant par : "D'autre part, ce poète déçu est aussi un défenseur de la langue française, dont il veut donner ses lettres de noblesse, en la mettant en avant dans sa poésie. Il a même plaidé pour cette langue  lors de son manifeste intitulé Défense et illustration de la langue française" Cela convient-il mieux ?

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

Ne pas oublier l'intertextualité : ici comme ailleurs dans les Regrets, Du Bellay s'inspire d'Ovide, cité ici, plus particulièrement des Tristes, poignant poème de l'exil. Mais bien sûr, sa poésie revêt tout aussi incontestablement des accents personnels (et que l'on peut contrôler dans sa biographie).

9

Du Bellay, Les Regrets, sonnet 10

Comment ce poème en forme d'épître élégiaque rend-il compte des idées novatrices de la Pléiade ?

Entre imitation et innovation.