Je recherche ce roman / cette nouvelle

bonsoir, demande particulière puisque je recherche le titre d'un texte dont j'ai oublié le nom et me rappel vaguement :

c'était un texte descriptif (description très poussée un peu a la Maupassant ) qui décrivait un hôtel ou un manoir, on passait d'abord par un portail en fer forgé si je me souviens puis par une allée a l'abandon pour arriver devant le manoir, la façade était décrite de façon très précise ainsi que les fenêtre et les étages ( pas égaux en hauteur si je me rappel )

désolé pour le manque de détails mais ça date surement du collège ( il y as 6 ans pour moi ) je serait extrêmement reconnaissant si qqn pouvais retrouver ce texte.
merci beaucoup

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A tout hasard : La Grande Bretèche, nouvelle de Balzac ?

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Êtes-vous sur qu'il s'agit de littérature française ? Cela ressemble beaucoup, de mémoire, aux premières lignes de Rebecca de Daphné Du Maurier...

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Effectivement ...

« J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelais le gardien et personne ne répondait ; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide. » incipit

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Oui, la grille m'a aussi fait penser à Rebecca.
Dans le même style, il y aurait aussi Le Tour d'écrou d'Henry James.

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Cette description me fait penser au début de la chute de la maison Usher.

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L'occasion de lire ou relire ...

Pendant toute la journée d’automne, journée fuligineuse, sombre et muette, où les nuages pesaient lourd et bas dans le ciel, j’avais traversé seul et à cheval une étendue de pays singulièrement lugubre et, enfin, comme les ombres du soir approchaient, je me trouvai en vue de la mélancolique Maison Usher. Je ne sais comment cela se fit, mais, au premier coup d’oeil que je jetai sur le bâtiment, un sentiment d’insupportable tristesse pénétra mon âme. Je dis insupportable, car cette tristesse n’était nullement tempérée par une parcelle de ce sentiment dont l’essence poétique fait presque une volupté, et dont l’âme est généralement saisie en face des images naturelles les plus sombres de la désolation et de la terreur. Je regardais le tableau placé devant moi et, rien qu’à voir la maison et la perspective caractéristique de ce domaine, les murs qui avaient froid, les fenêtres semblables à des yeux distraits, quelques bouquets de joncs vigoureux, quelques troncs d’arbres blancs et dépéris, j’éprouvais cet entier affaissement d’âme, qui, parmi les sensations terrestres, ne peut se mieux comparer qu’à l’arrière-rêverie du mangeur d’opium, à son navrant retour à la vie journalière, à l’horrible et lente retraite du voile. C’était une glace au coeur, un abattement, un malaise, une irrémédiable tristesse de pensée qu’aucun aiguillon de l’imagination ne pouvait raviver ni pousser au grand. Qu’était donc - je m’arrêtai pour y penser - qu’était donc ce je ne sais quoi qui m’énervait ainsi en contemplant la Maison Usher?
C’était un mystère tout à fait insoluble, et je ne pouvais pas lutter contre les pensées ténébreuses qui s’amoncelaient sur moi pendant que j’y réfléchissais. Je fus forcé de me rejeter dans cette conclusion peu satisfaisante, qu’il existe des combinaisons d’objets naturels très simples qui ont la puissance de nous affecter de cette sorte, et que l’analyse de cette puissance gît dans des considérations où nous perdrions pied. Il était possible, pensais-je, qu’une simple différence dans l’arrangement des matériaux de la décoration, des détails du tableau, suffit pour modifier, pour annihiler peut-être cette puissance d’impression douloureuse; et, agissant d’après cette idée, je conduisis mon cheval vers le bord escarpé d’un noir et lugubre étang, qui, miroir immobile, s’étalait devant le bâtiment; et je regardai, mais avec un frisson plus pénétrant encore que la première fois, les images répercutées et renversées des joncs grisâtres, des troncs d’arbres sinistres, et des fenêtres semblables à des yeux sans pensée. C’était néanmoins dans cet habitacle de mélancolie que je me proposais de séjourner pendant quelques semaines. Son propriétaire, Roderick Usher, avait été l’un de mes bons camarades d’enfance; mais plusieurs années s’étaient écoulées depuis notre dernière entrevue.

Edgar Allan Poe

8 (Modifié par Somaye 01/10/2018 à 09:07)

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Bonjour à toutes et à tous
J'ai une question sur Pascal et Michel de Montaigne,
Est-ce que Pascal a une oeuvre à propos de feuillage?
Est-ce que Michel de Montaigne a une oeuvre à propos de cailloux?
Dans cette phrase dans un des livres de Christian Bobin, il dit: " Arracher les livres, une par une. Déchirer les livres comme une folle déchire son manteau, puis sa robe, puis sa peau, puis sa chair, puis ses os, regardant sous ses ongles si le mal n'y est pas, la noirceur, la terre, qui la ronge. Mais non, rien. Les feuillages de Pascal.Les cailloux de Montaigne. Ongles cassés de lecture. Scories, déchets."

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À propos de Pascal, je pense qu'il s'agit des feuilles sur lesquelles il notait ses Pensées - mais sous toutes réserves (les feuilles n'étant pas des feuillages...) :

En 1662 il a des convulsions et meurt, à Paris. C’est à ce moment-là qu’on trouve dans ses effets personnels des liasses de feuilles sur lesquelles étaient notées des réflexions, classées dans un ordre provisoire. Elles sont éditées, et l’ouvrage ainsi composé, les Pensées de Pascal, devient rapidement un succès de librairie.

Voir https://www.les-philosophes.fr/auteur-pascal.html


Quant à ce pauvre Montaigne, il souffrait de colique néphrétique :

[Il] parsème l'Europe de ses petits cailloux qu'il rend fort douloureusement.

Voir https://www.persee.fr/doc/rga_0035-1121 … _79_4_3627

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Je te remercie Freddy.lombard
tu m'as beaucoup aidée.