1 (Modifié par Jehan 18/07/2018 à 19:34)

Choix d'études à faire pour devenir ministre

Bonsoir à tous

Vous allez peut-être trouver mon message incongru mais tout simplement je voudrais savoir quelles études il faudrait que je fasse pour devenir ministre

Je vais sûrement me diriger vers une hypokhâgne assez prestigieuse ou bien dans le CPES proposé par le lycée Henri lV et l'université Paris Sciences et Lettres

Selon vous est-ce pertinent si on veut prétendre à un tel métier

Je vous demande donc de combler mon ignorance en me définissant si vous le savez les études qui peuvent amener à un tel métier

Je vous remercie
Bonne soirée

Choix d'études à faire pour devenir ministre

Plus que des études, je crois qu'il faut surtout commencer jeune à militer dans un parti . Enfin c'était comme ça avant les ministres issus de la société civile !
Si beaucoup ont fait Sciences-Po, l'Ena, HEC, Normale sup etc ... d'autres sont des sportifs de haut niveau, des avocats, des médecins et je crois me souvenir que Pierre Bérégovoy avait un CAP d'ajusteur : tu as donc le choix !

3 (Modifié par Jehan 19/07/2018 à 00:12)

Choix d'études à faire pour devenir ministre

Alors, je vais être casse-pieds mais tout d'abord, ministre n'est pas vraiment un métier, plutôt une fonction. Dire qu'on veut être ministre, c'est un peu compliqué: un métier n'est pas supposé varier selon l'actualité politique et ceux qui sont au pouvoir. Si tu te présentes ceux qui sont ministres aujourd'hui... eh bien rien à voir avec ceux qui étaient aux mêmes postes il y a dix ans. Ainsi, je dirais que vouloir "faire ministre" n'est pas vraiment réaliste dans un premier temps.
D'ailleurs, t'es tu posé la question de savoir quelles études ont fait les ministres et autres politiques actuels ou précédents?
Voyons voir, Georges Pompidou était professeur de français, et Xavier Darcos professeur de lettres classiques. Comme Aurélie Filippetti, il est passé par une prépa littéraire et a intégré l'ENS (on en avait déjà parlé). Un certain nombre d'entre eux a fait l'ENA: C'est le cas par exemple de Ségolène Royal et de François Hollande. Pourtant, d'autres n'ont presque pas fait d'études supérieures, comme Benoit Hamon qui a à peine je crois une licence d'histoire. Laura Flessel, ministre des sports, n'a pas été nommée pour ses études mais pour son parcours sportif. Si tu regardes les ministres actuels (un directeur de grande école privée pour Blanquer, une bloggeuse pour Schiappa, une éditrice pour Nyssen etc...) on voit difficilement un motif se dessiner.
Pourquoi en fait? Parce qu'être nommé ministre (donc pas réellement recruté comme pour un emploi) c'est avant tout il me semble prendre en charge un domaine dans lequel tu es censé avoir une compétence assez grande pour en assurer la gestion. Que ferait un énarque (donc issu d'une école d'administration) au sport? Que ferait un pénaliste à l'économie? Un grand pénaliste a plus de chance d'être nommé garde des sceaux. Alors, imaginons que tu veuilles devenir ministre de l'économie. Est-ce un procédé constructif de se dire "je vais devenir économiste pour devenir ministre de l'économie"? Absolument pas. Car même si pour être ministre de l'économie, tu dois avoir une certaine connaissance de l'économie, il ne sert pas à grand chose de faire de l'économie toute ta vie pour t'asseoir pendant 4 ans sur un ministère et faire autre chose qui n'a rien à voir avec le fait d'être ministre pour le restant de tes jours.
Enfin, si je veux être un peu réaliste: si tu veux espérer être ministre, il faut que tu sois connu des gens qui sont au pouvoir. Donc inscris-toi dans un parti. On n'est pas ministre pour être ministre, mais parce que l'on croit en une direction qu'on peut donner à une politique particulière dans le domaine dans lequel on est expert. Et surtout, on l'est par piston.

Mais si tu veux mon avis, je suis assez attristée par ce genre de question. La politique c'est un engagement, une volonté de faire évoluer la société, et on a besoin de gens qui connaissent leur domaine de compétence et ont une vision pour celui-ci, une envie de faire évoluer le ministère qu'on leur a confié pour tendre à cet idéal. Sinon c'est de l'opportunisme et ça ne fait ni une carrière, ni de la bonne politique. Trouve-toi des idéaux, fais les études qui te plaisent. Rentre dans le monde du travail, fais des expériences, milite en politique et investis du temps dedans. Peut-être alors qu'un futur premier ministre reconnaîtra en toi un ministre de la culture, ou de l'éducation, ou de la justice, et que tu pourras essayer de faire un peu changer ton domaine dans la direction que tu considères la meilleure pendant quelques temps. C'est plutôt ça, devenir ministre.

4 (Modifié par Arthur 19/07/2018 à 00:08)

Choix d'études à faire pour devenir ministre

L'expertise dans le domaine considéré n'est pas forcément nécessaire, loin de là, c'est pourquoi les portefeuilles peuvent aussi facilement changer. Un ministre a avant tout une fonction de représentation, les experts se trouvent dans son cabinet. Je suis d'accord avec le reste : voyez quelles sont les carrières des ministres et politiques présents et passés. Les études de sciences politiques sont les plus naturelles (Sciences Po - ENA, avec différentes voies directes ou plus détournées pour y parvenir), le droit est un choix fréquent également. Puis une carrière dans la fonction publique ou comme avocat. Militez en parallèle et convoitez des mandats, postes, stages intéressants, relativement accessibles aux jeunes : certains camarades (normaliens en général, mais pas exclusivement) étaient assistants parlementaires, conseillers municipaux/départementaux/régionaux, stagiaires en cabinet ministériel, en ambassade, à la Cour des comptes, etc. dès leurs années de licence ou peu après.

5 (Modifié par mattlev 19/07/2018 à 00:17)

Choix d'études à faire pour devenir ministre

Évite l'UNEF en tous cas, c'est plus guère porteur.

Choix d'études à faire pour devenir ministre

Avant les petits, ils ne disaient pas : « Je veux être ministre. », mais : « Je veux être président . »

Choix d'études à faire pour devenir ministre

J'ai toujours pensé que le free-fight pouvait mener loin. Ne pas négliger le free-fight !

Choix d'études à faire pour devenir ministre

Je suis d'accord : la question n'est pas incongrue, elle est triste.