Identifier les procédés dramaturgiques utilisés dans ces trois textes

Bonjour,

Pouvez-vous m'aider avec deux questions svp ?
- Je dois identifier les procédés dramaturgiques utilisés dans les trois pièces et expliquer quel est l'effet produit.
- Je dois dire à quel type de comédie chaque extrait de pièce nous renvoie-t-il tout en justifiant ma réponse en m'appuyant sur une analyse de chaque scène.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Voici les textes :

Scène 3
Harpagon, un commissaire, Valère, Maître Jacques.
Harpagon
Approche, viens confesser l’action la plus noire, l’attentat le plus horrible qui jamais ait été commis.
Valère
Que voulez-vous, monsieur ?
Harpagon
Comment, traître, tu ne rougis pas de ton crime ?
Valère
De quel crime voulez-vous donc parler ?
Harpagon
De quel crime je veux parler, infâme ? comme si tu ne savais pas ce que je veux dire ! C’est en vain que tu prétendrais de le déguiser : l’affaire est découverte, et l’on vient de m’apprendre tout. Comment abuser ainsi de ma bonté, et s’introduire exprès chez moi pour me trahir, pour me jouer un tour de cette nature ?
Valère
Monsieur, puisqu’on vous a découvert tout, je ne veux point chercher de détours et vous nier la chose.
Maître Jacques à part.
Oh ! oh ! Aurais-je deviné sans y penser ?
Valère
C’était mon dessein de vous en parler, et je voulais attendre, pour cela, des conjonctures favorables ; mais puisqu’il est ainsi, je vous conjure de ne vous point fâcher, et de vouloir entendre mes raisons.
Harpagon
Et quelles belles raisons peux-tu me donner, voleur infâme ?
Valère
Ah ! Monsieur, je n’ai pas mérité ces noms. Il est vrai que j’ai commis une offense envers vous ; mais, après tout, ma faute est pardonnable.
Harpagon
Comment ! pardonnable ? Un guet-apens, un assassinat de la sorte ?
Valère
De grâce, ne vous mettez point en colère. Quand vous m’aurez ouï, vous verrez que le mal n’est pas si grand que vous le faites.
Harpagon
Le mal n’est pas si grand que je le fais ! Quoi ! mon sang, mes entrailles, pendard !
Valère
Votre sang, Monsieur, n’est pas tombé dans de mauvaises mains. Je suis d’une condition à ne lui point faire de tort ; et il n’y a rien, en tout ceci, que je ne puisse bien réparer.
Harpagon
C’est bien mon intention, et que tu me restitues ce que tu m’as ravi.
Valère
Votre honneur, Monsieur, sera pleinement satisfait.
Harpagon
Il n’est pas question d’honneur là-dedans. Mais, dis-moi, qui t’a porté à cette action ?
Valère
Hélas ! me le demandez-vous ?
Harpagon
Oui, vraiment, je te le demande.
Valère
Un dieu qui porte les excuses de tout ce qu’il fait faire, l’Amour.
Harpagon
L’Amour ?
Valère
Oui.
Harpagon
Bel amour, bel amour, ma foi ! l’amour de mes louis d’or !
Valère
Non, Monsieur, ce ne sont point vos richesses qui m’ont tenté, ce n’est pas cela qui m’a ébloui ; et je proteste de ne prétendre rien à tous vos biens, pourvu que vous me laissiez celui que j’ai.
Harpagon
Non ferai, de par tous les diables ! je ne te le laisserai pas. Mais voyez quelle insolence, de vouloir retenir le vol qu’il m’a fait !
Valère
Appelez-vous cela un vol ?
Harpagon
Si je l’appelle un vol ? un trésor comme celui-là !
Valère
C’est un trésor, il est vrai, et le plus précieux que vous ayez, sans doute ; mais ce ne sera pas le perdre que de me le laisser. Je vous le demande à genoux, ce trésor plein de charmes ; et, pour bien faire, il faut que vous me l’accordiez.
Harpagon
Je n’en ferai rien. Qu’est-ce à dire cela ?
Valère
Nous nous sommes promis une foi mutuelle, et avons fait serment de ne nous point abandonner.


Tartuffe :
Scène 7
TARTUFFE, UN EXEMPT, MADAME PERNELLE, ORGON, ELMIRE, CLÉANTE, MARIANE, VALÈRE, DAMIS, DORINE.
Tartuffe, arrêtant Orgon.
Tout beau, monsieur, tout beau, ne courez point si vite :
Vous n’irez pas fort loin pour trouver votre gîte ;
Et de la part du prince on vous fait prisonnier.
Orgon
Traître ! tu me gardais ce trait pour le dernier :
C’est le coup, scélérat, par où tu m’expédies ;
Et voilà couronner toutes tes perfidies.
Tartuffe
Vos injures n’ont rien à me pouvoir aigrir ;
Et je suis, pour le ciel, appris à tout souffrir.
Cléante
La modération est grande, je l’avoue.
Damis
Comme du ciel l’infâme impudemment se joue !
Tartuffe
Tous vos emportements ne sauraient m’émouvoir ;
Et je ne songe à rien qu’à faire mon devoir.
Mariane
Vous avez de ceci grande gloire à prétendre ;
Et cet emploi pour vous est fort honnête à prendre.
Tartuffe
Un emploi ne saurait être que glorieux
Quand il part du pouvoir qui m’envoie en ces lieux.
Orgon
Mais t’es-tu souvenu que ma main charitable,
Ingrat, t’a retiré d’un état misérable ?
Tartuffe
Oui, je sais quels secours j’en ai pu recevoir ;
Mais l’intérêt du prince est mon premier devoir.
De ce devoir sacré la juste violence
Étouffe dans mon cœur toute reconnaissance :
Et je sacrifierais à de si puissants nœuds
Ami, femme, parents, et moi-même avec eux.
Elmire
L’imposteur !
Dorine
Comme il sait, de traîtresse manière,
Se faire un beau manteau de tout ce qu’on révère !
Cléante
Mais, s’il est si parfait que vous le déclarez,
Ce zèle qui vous pousse et dont vous vous parez,
D’où vient que pour paraître il s’avise d’attendre
Qu’à poursuivre sa femme il ait su vous surprendre
Et que vous ne songez à l’aller dénoncer
Que lorsque son honneur l’oblige à vous chasser ?
Je ne vous parle point, pour devoir en distraire,
Du don de tout son bien qu’il venait de vous faire ;
Mais, le voulant traiter en coupable aujourd’hui,
Pourquoi consentiez-vous à rien prendre de lui ?
Tartuffe, à l’Exempt
Délivrez-moi, monsieur, de la criaillerie ;
Et daignez accomplir votre ordre, je vous prie.
L’Exempt
Oui, c’est trop demeurer, sans doute, à l’accomplir ;
Votre bouche à propos m’invite à le remplir :
Et, pour l’exécuter, suivez-moi tout à l’heure
Dans la prison qu’on doit vous donner pour demeure.
Tartuffe
Qui ? moi, monsieur ?
L’Exempt
Oui, vous.
Tartuffe
Pourquoi donc la prison ?
L’Exempt
Ce n’est pas vous à qui j’en veux rendre raison.
(À Orgon.)
Remettez-vous, monsieur, d’une alarme si chaude.
Nous vivons sous un prince ennemi de la fraude,
Un prince dont les yeux se font jour dans les cœurs,
Et que ne peut tromper tout l’art des imposteurs.


Monsieur de Pourceaugnac :
Scène III
Deux Suisses, Monsieur de Pourceaugnac.
[…]
Second Suisse
Ah ! pon chour, Mameselle.
Premier Suisse
Que faire fous là tout seul ?
Monsieur de Pourceaugnac
J’attends mes gens, Messieurs.
Second Suisse
Ly est belle, par mon foy !
Monsieur de Pourceaugnac
Doucement, Messieurs.
Premier Suisse
Fous, Mameselle, fouloir finir réchouir fous à la Crève ? Nous faire foir à fous un petit pendement pien choly.
Monsieur de Pourceaugnac
Je vous rends grâce.
Second Suisse
L’est un gentilhomme Limosin, qui sera pendu chantiment à un grand potence.
Monsieur de Pourceaugnac
Je n’ai pas de curiosité.
Premier Suisse
Ly est là un petit teton qui l’est drole.
Monsieur de Pourceaugnac
Tout beau.
Premier Suisse
Mon foy ! moy couchair pien avec fous.
Monsieur de Pourceaugnac
Ah ! c’en est trop, et ces sortes d’ordures-là ne se disent point à une femme de ma condition.
Second Suisse
Laisse, toy ; l’est moy qui le veut couchair avec elle.
Premier Suisse
Moy ne vouloir pas laisser.
Second Suisse
Moy ly vouloir, moy.
Ils le tirent avec violence.
Premier Suisse
Moy ne faire rien.
Second Suisse
Toy l’avoir menty.
Premier Suisse
Toy l’avoir menty toy-mesme.
Monsieur de Pourceaugnac
Au secours ! À la force !


Voilà, j'espère que vous pourrez m'aider.

Merci à l'avance !

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Identifier les procédés dramaturgiques utilisés dans ces trois textes

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