Hugo, Les commissions mixtes

Bonsoir à tous,
j'ai un commentaire à faire j'ai fait mon introduction mais je n'arrive pas à faire "l'analyse du poème". J'ai choisi comme problématique en quoi ce poème est un poème engagé mais je ne trouve pas de parties ni de sous parties, merci beaucoup d'avance à ceux qui m'aideront.
Cordialement.

Ils sont assis dans l’ombre et disent : nous jugeons.
Ils peuplent d’innocents les geôles, les donjons,
Et les pontons, nefs abhorrées,
Qui flottent au soleil, sombres comme le soir,
Tandis que le reflet des mers sur leur flanc noir
Frissonne en écailles dorées.

Pour avoir sous son chaume abrité des proscrits,
Ce vieillard est au bagne, et l’on entend ses cris.
À Cayenne, à Bone, aux galères,

Quiconque a combattu cet escroc du scrutin
Qui, traître, après avoir crocheté le destin,
Filouta les droits populaires !

Ils ont frappé l’ami des lois ; ils ont flétri
La femme qui portait du pain à son mari,
Le fils qui défendait son père ;
Le droit ? on l’a banni ; l’honneur ? on l’exila.
Cette justice-là sort de ces juges-là,
Comme des tombeaux la vipère.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Hugo, Les commissions mixtes

Bonsoir,

Hugo dénonce une justice injuste parce qu'elle s'est mise au service du tyran,  Napoléon III.
Examine les griefs.
Recherche comment Hugo rend l'institution odieuse.

3 (Modifié par floreale 26/03/2018 à 07:32)

Hugo, Les commissions mixtes

Recueil : Les Châtiments (1853).


Ils sont assis dans l'ombre et disent : nous jugeons.
Ils peuplent d'innocents les geôles, les donjons,
Et les pontons, nefs abhorrées,
Qui flottent au soleil sombres comme le soir,
Tandis que le reflet des mers sur leur flanc noir
Frissonne en écailles dorées.

Pour avoir sous son chaume abrité des proscrits,
Ce vieillard est au bagne, et l'on entend ses cris.
À Cayenne, à Bône, aux galères,
Quiconque a combattu cet escroc du scrutin
Qui, traître, après avoir crocheté le destin,
Filouta les droits populaires !

Ils ont frappé l'ami des lois ; ils ont flétri
La femme qui portait du pain à son mari,
Le fils qui défendait son père ;
Le droit ? on l'a banni ; l'honneur ? on l'exila.
Cette justice-là sort de ces juges-là
Comme des tombeaux la vipère.

Jersey, le 7 mai 1852.

Poème d'accusation écrit depuis l'exil.
Des exemples dans ce poème pour frapper l'imagination et toucher et persuader.