1 (Modifié par Invité 21/02/2018 à 12:24)

Sagesse, Rhétorique

- Sagesse, Rhétorique - Il est sage que ce qui est sage soit suivi, il est nécessaire que ce qui est le plus rhétorique soit suivi.
La sagesse sans la rhétorique est impuissante : la rhétorique sans la sagesse est tyrannique. La sagesse sans rhétorique est contredite, parce qu'il y a toujours des sophistes ; la rhétorique sans la sagesse est accusée. Il faut donc mettre ensemble la sagesse et la rhétorique ; et pour cela faire que ce qui est sage soit rhétorique, ou que ce qui rhétorique soit sage.
La sagesse est sujette à dispute, la rhétorique est très reconnaissable et sans dispute. Ainsi on n'a pu donner la rhétorique à la sagesse, parce que la rhétorique a contredit la sagesse et elle a dit qu'elle n'était pas sage et que c'était elle qui était sage. Ne pouvant faire que ce qui est sage fût rhétorique, on a fait que ce qui est rhétorique fût sage.


Je m'amuse souvent à pasticher Pascal, et ça c'est mon plus beau pastiche.

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Sagesse, Rhétorique

Je trouve que ce n'est pas mal! Avec une petite faiblesse ici: "la rhétorique a contredit la sagesse et elle a dit qu'elle n'était pas sage et que c'était elle qui était sage"
On ne sait plus de laquelle on parle. Et cette phrase n'est pas dans le même rythme que les autres.

Cependant, c'est bien connu, "La critique est aisée, mais l'art est difficile

3 (Modifié par Invité 21/02/2018 à 17:30)

Sagesse, Rhétorique

Justement c'est dans cette ambuiguité que repose la nature de la rhétorique. Elle peut défendre une cause et son contraire sans pour autant se préocuper de savoir si elle est dans le vrai ou non.
Ici la rhétorique et la sagesse sont prises en archétypes. La rhétorique cherche à s'imposer auprès de son interlocuteur,  par des moyens per fas et néfas. Et elle atteindra son objectif dans tous les cas parce que c'est sa fin d'être et qu'elle est ici un archétype.

On ne peut pas donner la rhétorique à la sagesse car la rhétorique prétend déjà être sage et donc ils sont inconciliables.

En plus la sagesse est savoir de savoir. Et dans le cas des hommes savoir savoir d'ignorer.
L'opinion(ignorance donc) de la rhétorique est ignorer savoir qu'elle ignore. Même si elle a la certitude de savoir, mais la certitude peut être parfois trompeuse. Dans tout les cas, elle cherche à convaincre les autres que son opinion est vraie.
Comme la fin de la rhétorique est toujours savoir dominer une discussion, elle ne vise pas à remettre en question ses opinions, mais faire dominer une opinion.

Dans le sujet: Quel est le niveau de la philosophie en DAEU? J'ai cherché absolument à défendre mon point de vue, bec et ongles, pour m'entrainer à la rhétorique. Parce que même si la rhétorique n'est pas sagesse, elle est fort utile dans la société des hommes. Et le forum est un excellent lieu pour s'entraîner. Qui plus est, c'est un lieu un peu politique puisqu'il est un lieu de rassemblement des hommes, et il possède des régles pour maintenir l'ordre.
<< il est nécessaire que la rhétorique soit suivi>> peut s'interprêter de plusieurs manières:
1)Elle s'impose en prétendant à l' autorité et vue comme autorité.
2)il est nécessaire pour un homme par nature politique de savoir mobiliser la rhétorique.

Plusieurs choses auraient dû leur mettre la puce à l'oreille, comme par exemple le fait que j'ai soutenu l'idée qu'en même temps  je veux m'engager sur une licence de philo pour la philosophie elle-même, par volonté purement détachée. Et ensuite je leur ai dit que je veux poursuivre mes études en philo parce que je souhaite m'améliorer dans la rhétorique, parce qu'avec ça j'aurais accès à tous les concours. Une pure contradiction. Bien sûr que j'ai vu ce qu'a écrit Anne, et que j'ai pris en compte,  mais j'ai préféré de ne pas m'arrêter à là.

Je suis descolarisé depuis 4ans et je viens d'une série technologique, la seule chance de m'imposer auprès de ceux qui sont plus formés(parce que la formation dans les consciences collectives fait autorité), c'est de me livrer à la rhétorique.

Sagesse, Rhétorique

Livre-toi à la rhétorique tant que tu veux ; mais comparer la rhétorique, art du discours, et la sagesse, comme connaissance du vrai et du bien, fondée sur la raison et l’expérience, me paraît bien étrange. C’est comme comparer une forme géométrique et la gourmandise !

5 (Modifié par Invité 21/02/2018 à 18:21)

Sagesse, Rhétorique

La seule similitude que j'établis entre la sagesse et l'art du discours réside dans l'idée que les deux sont dignes d'être suivis.  La sagesse: savoir faire la distinction entre le bon et le mauvais, et nécessairement le bon se trouve dans ce savoir même.
L'art oratoire: savoir faire valoir ses opinions. Et compte tenu que l'homme est un animal politique, et pour jouïr de sa liberté politique,  il est nécessaire qu'il puisse s'imposer, c'est ça ce qui  rend digne l'art oratoire. Et il est naturellement digne de suivre ce qui est digne. C'est purement moral.

Sagesse, Rhétorique

L’art oratoire peut n’avoir rien de moral.

7 (Modifié par Invité 21/02/2018 à 19:18)

Sagesse, Rhétorique

Oui, tout dépend à quelle fin on s'en sert.

Mais j'ai posé la sagesse et la rhétorique comme archétypes au début.

On peut concilier les deux seulement en les mêlant, en rajoutant ou en enlevant des prédicats classiques. C'est-à-dire en les privant de leur caractère archétypal.
Et c'est pour cette raison que les deux sont nobles lorsqu'on les met ensemble.
La rhétorique archétypale,  sans sagesse, défend n'importe quoi, et par conséquent elle se défend comme être sage, sans l'être réellement