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Relevez l'emploi du pronom "on" dans le texte "L'avare" et du pronom "ils" dans le texte "Le Malade imaginaire"

Bonjour à tous, j'ai besoin de votre aide, en effet j'ai une question concernant ces deux textes de Molière qui me pose un problème.
La question est : "Relevez l'emploi du pronom "on" dans le texte "L'avare" et du pronom "ils" dans le texte "Le Malade Imaginaire".
Etudiez comment ces pronoms entretiennent le quiproquo."

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.


Les deux textes sont :

(Malade Imaginaire)

ARGAN
Je n'ai point encore vu la personne: mais on m'a dit que j'en serais content, et toi aussi.

ANGELIQUE
Assurément, mon père.

ARGAN
Comment! l'as-tu vu?

ANGELIQUE
Puisque votre consentement m'autorise à vous pouvoir ouvrir mon coeur, je ne feindrai point de vous dire que le hasard nous a fait connaître il y a six jours, et que la demande qu'on vous a faite est un effet de l'inclination que, dès cette première vue, nous avons prise l'un pour l'autre.

ARGAN
Ils ne m'ont pas dit cela; mais j'en suis bien aise, et c'est tant mieux que les choses soient de la sorte. Ils disent que c'est un grand jeune garçon bien fait.

ANGELIQUE
Oui, mon père.

ARGAN
De belle taille.

ANGELIQUE
Sans doute.

ARGAN
Agréable de sa personne.

ANGELIQUE
Assurément.

ARGAN
De bonne physionomie.

ANGELIQUE
Très bonne.

ARGAN
Sage et bien né.

ANGELIQUE
Tout à fait.

ARGAN
Fort honnête.

ANGELIQUE
Le plus honnête du monde.

ARGAN
Qui parle bien latin et grec.

ANGELIQUE
C'est ce que je ne sais pas.

ARGAN
Et qui sera reçu médecin dans trois jours.

ANGELIQUE
Lui, mon père?

ARGAN
Oui. Est-ce qu'il ne te l'a pas dit?

ANGELIQUE
Non, vraiment. Qui vous l'a dit, à vous?

ARGAN
Monsieur Purgon.

ANGELIQUE
Est-ce que monsieur Purgon le connaît?

ARGAN
La belle demande! Il faut bien qu'il le connaisse puisque c'est son neveu.

ANGELIQUE
Cléante, neveu de monsieur Purgon?

ARGAN
Quel Cléante? Nous parlons de celui pour qui l'on t'a demandée en mariage.

ANGELIQUE
Eh! oui.

ARGAN
Eh bien, c'est le neveu de monsieur Purgon, qui est le fils de son beau-frère le médecin, monsieur Diafoirus; et ce fils s'appelle Thomas Diafoirus, et non pas Cléante; et nous avons conclu ce mariage-là ce matin, monsieur Purgon, monsieur Fleurant et moi; et demain ce gendre prétendu doit m'être amené par son père. Qu'est-ce? Vous voilà tout ébaubie!

ANGELIQUE
C'est, mon père, que je connais que vous avez parlé d'une personne, et que j'ai entendu une autre.

L'autre texte est "L'Avare":

HARPAGON.- Comment, mon fils, trouvez-vous cette fille ?

CLÉANTE.- Une fort charmante personne.

HARPAGON.- Sa physionomie ?

CLÉANTE.- Toute honnête, et pleine d’esprit.

HARPAGON.- Son air, et sa manière ?

CLÉANTE.- Admirables, sans doute [31] .

HARPAGON.- Ne croyez-vous pas, qu’une fille comme cela, mériterait assez que l’on songeât à elle ?

CLÉANTE.- Oui, mon père.

HARPAGON.- Que ce serait un parti souhaitable ?

CLÉANTE.- Très souhaitable.

HARPAGON.- Qu’elle a toute la mine de faire un bon ménage ?

CLÉANTE.- Sans doute [32] .

HARPAGON.- Et qu’un mari aurait satisfaction avec elle ?

CLÉANTE.- Assurément.

HARPAGON.- Il y a une petite difficulté ; c’est que j’ai peur qu’il n’y ait pas avec elle tout le bien qu’on pourrait prétendre.

CLÉANTE.- Ah ! mon père, le bien n’est pas considérable [33] , lorsqu’il est question d’épouser une honnête personne.

HARPAGON.- Pardonnez-moi, pardonnez-moi. Mais ce qu’il y a à dire, c’est que si l’on n’y trouve pas tout le bien qu’on souhaite, on peut tâcher de regagner cela sur autre chose.

CLÉANTE.- Cela s’entend.

HARPAGON.- Enfin je suis bien aise de vous voir dans mes sentiments : car son maintien honnête, et sa douceur, m’ont gagné l’âme ; et je suis résolu de l’épouser, pourvu que j’y trouve quelque bien.

CLÉANTE.- Euh ?

HARPAGON.- Comment ?

CLÉANTE.- Vous êtes résolu, dites-vous...

HARPAGON.- D’épouser Mariane.

CLÉANTE.- Qui vous ? vous ?

HARPAGON.- Oui, moi, moi ; moi. Que veut dire cela ?

CLÉANTE.- Il m’a pris tout à coup un éblouissement, et je me retire d’ici.

HARPAGON.- Cela ne sera rien. Allez vite boire dans la cuisine un grand verre d’eau claire.

Un énorme merci d'avance pour vos réponses.

Relevez l'emploi du pronom "on" dans le texte "L'avare" et du pronom "ils" dans le texte "Le Malade imaginaire"

Tu dois te renseigner sur la situation dans ces scènes (en en lisant un résumé). Par exemple dans l'avare Harpagon et son fils veulent épouser la même femme, sans le savoir. Quand Harpagon dit qu'elle mériterait "que l'on songeât à elle" Le fils pense que le "on" le désigne alors que le "on" désigne Harpagon. Cléante pense que son père lui propose d'épouser Mariane.
S'il disait "je" ou "tu" il n'y aurait pas d’ambiguïté ni de surprise finale.

3 (Modifié par HugoLeremo 11/02/2018 à 14:46)

Relevez l'emploi du pronom "on" dans le texte "L'avare" et du pronom "ils" dans le texte "Le Malade imaginaire"

D'accord merci beaucoup pour votre réponse