1 (Modifié par nepenthes 13/01/2018 à 21:42)

Rédaction - Une scène lugubre

Bonjour, je suis en seconde et j ai un devoir de. Français et je ne comprend pas comment le faire. Voici l enoncé de ma prof : 

Rediger un développement de 10/15 lignes sur le thème :  une scène lugubre . trouver des arguments que vous justifierez en citant le texte et en le commentant ( utilisez des figures de style, champs lexicaux

Ci joint le texte

Merci pour votre aide car je ne comprends pas Ce qu elle demande

https://image.noelshack.com/minis/2018/02/6/1515876008-balzac.png

2 (Modifié par Jehan 13/01/2018 à 22:01)

Rédaction - Une scène lugubre

Bonsoir.

Le texte, en tout cas, sera plus lisible ainsi.
Il était trouvable dans Wikisource.

À ces mots, Porbus et Poussin, stupéfaits de ce dédain pour de telles œuvres, cherchèrent le portrait annoncé, sans réussir à l’apercevoir.

— Eh ! bien, le voilà ! leur dit le vieillard dont les cheveux étaient en désordre, dont le visage était enflammé par une exaltation surnaturelle, dont les yeux pétillaient, et qui haletait comme un jeune homme ivre d’amour. —— Ah ! ah ! s’écria-t-il, vous ne vous attendiez pas à tant de perfection ! Vous êtes devant une femme et vous cherchez un tableau. Il y a tant de profondeur sur cette toile, l’air y est si vrai, que vous ne pouvez plus le distinguer de l’air qui nous environne. Où est l’art ? perdu, disparu ! Voilà les formes mêmes d’une jeune fille. N’ai-je pas bien saisi la couleur, le vif de la ligne qui paraît terminer le corps ? N’est-ce pas le même phénomène que nous présentent les objets qui sont dans l’atmosphère comme les poissons dans l’eau ? Admirez comme les contours se détachent du fond ! Ne semble-t-il pas que vous puissiez passer la main sur ce dos ? Aussi, pendant sept années, ai-je étudié les effets de l’accouplement du jour et des objets. Et ces cheveux, la lumière ne les inonde-t-elle pas ?… Mais elle a respiré, je crois !… Ce sein, voyez ? Ah ! qui ne voudrait l’adorer à genoux ? Les chairs palpitent. Elle va se lever, attendez.

— Apercevez-vous quelque chose ? demanda Poussin à Porbus.

— Non. Et vous ?

— Rien.

Les deux peintres laissèrent le vieillard à son extase, regardèrent si la lumière, en tombant d’aplomb sur la toile qu’il leur montrait, n’en neutralisait pas tous les effets. Ils examinèrent alors la peinture en se mettant à droite, à gauche, de face, en se baissant et se levant tour à tour.

— Oui, oui, c’est bien une toile, leur disait Frenhofer en se méprenant sur le but de cet examen scrupuleux. Tenez, voilà le châssis, le chevalet, enfin voici mes couleurs, mes pinceaux.

Et il s’empara d’une brosse qu’il leur présenta par un mouvement naïf.

— Le vieux lansquenet se joue de nous, dit Poussin en revenant devant le prétendu tableau. Je ne vois là que des couleurs confusément amassées et contenues par une multitude de lignes bizarres qui forment une muraille de peinture.

— Nous nous trompons, voyez ?… reprit Porbus.

En s’approchant, ils aperçurent dans un coin de la toile le bout d’un pied nu qui sortait de ce chaos de couleurs, de tons, de nuances indécises, espèce de brouillard sans forme ; mais un pied délicieux, un pied vivant ! Ils restèrent pétrifiés d’admiration devant ce fragment échappé à une incroyable, à une lente et progressive destruction. Ce pied apparaissait là comme un torse de quelque Vénus en marbre de Paros qui surgirait parmi les décombres d’une ville incendiée.

— Il y a une femme là-dessous, s’écria Porbus en faisant remarquer à Poussin les couches de couleurs que le vieux peintre avait successivement superposées en croyant perfectionner sa peinture.

Il semble que tu doives montrer , en dix ou quinze lignes, en quoi ce texte est une scène lugubre...

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Rédaction - Une scène lugubre

Il y a sans doute eu des consignes orales.

- Je comprends mal ce que tu demandes.
Dois-tu commenter cette scène lugubre ?  Scène de tristesse mêlée d'effroi.
Dans ce cas, cherche ce qui caractérise le comportement, les réactions du vieux peintre Frenhofer. ( Exaltation inquiétante), les réactions consternées des deux visiteurs, le chaos du tableau que Fr. pense être un chef-d'oeuvre. Les effets de lumières, le désordre dans le champ lexical de la peinture. Les contrastes entre les personnages.

- Ce qui est triste : les sentiments éprouvés des deux visiteurs : Porbus et Poussin
- Ce qui est consternant : l'état du tableau
- Ce qui jette l'effroi, l'exaltation du vieux Frenhofer qui frise la folie.

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Rédaction - Une scène lugubre

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre aide c'est bien cela.