1 (Modifié par Nadour 01/01/2018 à 12:08)

En quoi ces trois extraits de tragédie correspondent-ils à la définition du dilemme ?

Bonjour, c'est la premiére fois je fais un corpus,  je ne sais pas quoi faire :
J'ai fait mon introduction, j'ai présenter rapidement les textes  : auteurs, titres, dates de publication, etc. J'ai fait la présentation des textes qui énonce brièvement les points communs textes.Et maintenant je ne sais plus quoi faire !

LA QUESTION DU CORPUS : En quoi c'est trois extrait de tragédie correspond t'il à la définition du dilemme ?

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Scène 8
ANDROMAQUE, CEPHISE


CEPHISE
Je vous l'avais prédit, qu'en dépit de la Grèce,
De votre sort encor vous seriez la maîtresse.

ANDROMAQUE
Hélas ! De quel effet tes discours sont suivis !
Il ne me restait plus qu'à condamner mon fils.

CEPHISE
Madame, à votre époux c'est être assez fidèle :
Trop de vertu pourrait vous rendre criminelle.
Lui-même il porterait votre âme à la douceur.

ANDROMAQUE
Quoi ! Je lui donnerais Pyrrhus pour successeur ?

CEPHISE
Ainsi le veut son fils, que les Grecs vous ravissent.
Pensez-vous qu'après tout ses mânes en rougissent ?
Qu'il méprisât, Madame, un roi victorieux
Qui vous fait remonter au rang de vos aïeux,
Qui foule aux pieds pour vous vos vainqueurs en colère,
Qui ne se souvient plus qu'Achille était son père,
Qui dément ses exploits et les rends superflus ?

ANDROMAQUE
Dois-je les oublier, s'il ne s'en souvient plus ?
Dois-je oublier Hector privé de funérailles,
Et traîné sans honneur autour de nos murailles ?
Dois-je oublier son père à mes pieds renversé,
Ensanglantant l'autel qu'il tenait embrassé ?
Songe, songe, Céphise, à cette nuit cruelle
Qui fut pour tout un peuple une nuit éternelle.
Figure-toi Pyrrhus, les yeux étincelants,
Entrant à la lueur de nos palais brûlants,
Sur tous mes frères morts se faisant un passage,
Et de sang tout couvert échauffant le carnage.
Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants,
Dans la flamme étouffés, sous le fer expirants.
Peins-toi dans ces horreurs Andromaque éperdue :
Voilà comme Pyrrhus vint s'offrir à ma vue ;
Voilà par quels exploits il sut se couronner ;
Enfin voilà l'époux que tu me veux donner.
Non, je ne serai point complice de ses crimes ;
Qu'il nous prenne, s'il veut, pour dernières victimes.
Tous mes ressentiments lui seraient asservis.

CEPHISE
Hé bien ! Allons donc voir expirer votre fils :
On n'attend plus que vous... Vous frémissez, Madame ?

ANDROMAQUE
Ah ! De quel souvenir viens-tu frapper mon âme !
Quoi ! Céphise, j'irai voir expirer encor
Ce fils, ma seule joie et l'image d'Hector ?
Ce fils, que de sa flamme il me laissa pour gage ?
Hélas ! Je m'en souviens, le jour que son courage
Lui fit chercher Achille, ou plutôt le trépas,
Il demanda son fils et le prit dans ses bras :
«Chère épouse, dit-il en essuyant mes larmes,
J'ignore quel succès le sort garde à mes armes ;
Je te laisse mon fils pour gage de ma foi :
S'il me perd, je prétends qu'il me retrouve en toi.
Si d'un heureux hymen la mémoire t'est chère,
Montre au fils à quel point tu chérissais le père».
Et je puis voir répandre un sang si précieux ?
Et je laisse avec lui périr tous ses aïeux ?
Roi barbare, faut-il que mon crime l'entraîne ?
Si je te hais, est-il coupable de ma haine ?
T'a-t-il de tous les siens reproché le trépas ?
S'est-il plaint à tes yeux des maux qu'il ne sent pas ?
Mais cependant, mon fils, tu meurs si je n'arrête
Le fer que le cruel tient levé sur ta tête.
Je l'en puis détourner, et je t'y vais offrir ?
Non, tu ne mourras point : je ne le puis souffrir.
Allons trouver Pyrrhus. Mais non, chère Céphise,
Va le trouver pour moi.

CEPHISE
          Que faut-il que je dise ?

ANDROMAQUE
Dis-lui que de mon fils l'amour est assez fort...
Crois-tu que dans son coeur il ait juré sa mort ?
L'amour peut-il si loin pousser sa barbarie ?

CEPHISE
Madame, il va bientôt revenir en furie.

ANDROMAQUE
Hé bien ! Va l'assurer...

CEPHISE
          De quoi ? de votre foi ?

ANDROMAQUE
Hélas ! Pour la promettre est-elle encore à moi ?
O cendres d'un époux ! O Troyens ! O mon père !
O mon fils, que tes jours coûtent cher à ta mère !
Allons.

CEPHISE
          Où donc, Madame ? et que résolvez-vous ?

ANDROMAQUE
Allons sur son tombeau consulter mon époux.


Don Rodrigue seul

           

Percé jusques au fond du cœur
D’une atteinte impreveuë aussi bien que mortelle,
Miserable vangeur d’une juste querelle,
Et malheureux objet d’une injuste rigueur :
Je demeure immobile, et mon ame abatuë 295
                Cede au coup qui me tuë.
        Si prés de voir mon feu recompensé
                O Dieu ! l’étrange peine !
        En cet affront mon pere est l’offensé
        Et l’offenseur le pere de Chiméne ! 300

            Que je sens de rudes combats !
Contre mon propre honneur mon amour s’interesse
Il faut vanger un pere, et perdre une Maistresse,
L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras.
Reduit au triste choix, ou de trahir ma flame 305
                Ou de vivre en infame
        Des deux costez mon mal est infiny.
                O Dieu ! l’étrange peine !
        Faut-il laisser un affront impuny ?
        Faut-il punir le pere de Chiméne ? 310

            Pere, Maistresse, honneur, amour,
Noble et dure contrainte, aimable tyrannie
Tous mes plaisirs sont morts, ou ma gloire ternie,
L’un me rend malheureux, l’autre indigne du jour.
Cher et cruel espoir d’une ame genereuse 315
                Mais ensemble amoureuse
        Digne ennemy de mon plus grand bonheur,
                Fer, qui causes ma peine,
        M’es-tu donné pour vanger mon honneur ?
        M’es-tu donné pour perdre ma Chiméne ? 320

            Il vaut mieux courir au trépas.
Je dois à ma Maistresse aussi-bien qu’à mon pere,
J’attire en me vangeant sa haine, et sa colere,
J’attire ses mépris en ne ma vangeant pas.
À mon plus doux espoir l’un me rend infidelle 325
                Et l’autre indigne d’elle
        Mon mal augmente à le vouloir guérir,
                Tout redouble ma peine,
        Allons, mon ame, et puis qu’ il faut mourir,
        Mourons du moins sans offencer Chiméne. 330

            Mourir sans tirer ma raison !
Rechercher un trépas si mortel à ma gloire !
Endurer que l’Espagne impute à ma mémoire
D’avoir mal soûtenu l’honneur de ma maison !
Respecter un amour dont mon ame égarée 335
                Voit la perte asseurée !
        N’écoutons plus ce penser suborneur
                Qui ne sert qu’à ma peine,
        Allons, mon bras, sauvons du moins l’honneur,
        Puisqu’après tout il faut perdre Chiméne. 340

            Ouy, mon esprit s’estoit deçeu,
Je dois tout à mon pere avant qu’à ma Maistresse :
Que je meure au combat, ou meure de tristesse,
Je rendray mon sang pur, comme je l’ay receu.
Je m’accuse déjà de trop de negligence, 345
                Courons à la vangeance
        Et tout honteux d’avoir tant balancé
                Ne soyons plus en peine
        (Puisque aujourd’huy mon pere est l’offensé)
        Si l’offenseur est pere de Chiméne. 350

Fin du premier Acte


Scène 7
Titus, Bérénice, Antiochus

TITUS
Venez, Prince, venez, je vous ai fait chercher.
Soyez ici témoin de toute ma faiblesse ;
Voyez si c'est aimer avec peu de tendresse :
Jugez-nous.

ANTIOCHUS
               Je crois tout : je vous connais tous deux.
Mais connaissez vous-même un prince malheureux.
Vous m'avez honoré, Seigneur, de votre estime ;
Et moi, je puis ici vous le jurer sans crime,
A vos plus chers amis j'ai disputé ce rang :
Je l'ai disputé même aux dépens de mon sang.
Vous m'avez, malgré moi, confié l'un et l'autre,
La reine son amour, et vous, Seigneur, le vôtre.
La reine, qui m'entend, peut me désavouer :
Elle m'a vu toujours ardent à vous louer,
Répondre par mes soins à votre confidence.
Vous croyez m'en devoir quelque reconnaissance ;
Mais le pourriez-vous croire en ce moment fatal,
Qu'un ami si fidèle était votre rival ?

TITUS
Mon rival !

ANTIOCHUS
               Il est temps que je vous éclaircisse.
Oui, Seigneur, j'ai toujours adoré Bérénice
Pour ne la plus aimer j'ai cent fois combattu :
Je n'ai pu l'oublier ; au moins je me suis tu.
De votre changement la flatteuse apparence
M'avait rendu tantôt quelque faible espérance :
Les larmes de la reine ont éteint cet espoir.
Ses yeux, baignés de pleurs, demandaient à vous voir.
Je suis venu, Seigneur, vous appeler moi-même ;
Vous êtes revenu. Vous aimez, on vous aime ;
Vous vous êtes rendu : je n'en ai point douté.
Pour la dernière fois je me suis consulté ;
J'ai fait de mon courage une épreuve dernière ;
Je viens de rappeler ma raison toute entière :
Jamais je ne me suis senti plus amoureux.
Il faut d'autres efforts pour rompre tant de noeuds :
Ce n'est qu'en expirant que je puis les détruire ;
J'y cours. Voilà de quoi j'ai voulu vous instruire.
Oui, Madame, vers vous j'ai rappelé ses pas.
Mes soins ont réussi, je ne m'en repens pas.
Puisse le ciel verser sur toutes vos années
Mille prospérités l'une à l'autre enchaînées !
Ou, s'il vous garde encore un reste de courroux,
Je conjure les dieux d'épuiser tous les coups,
Qui pourraient menacer une si belle vie,
Sur ces jours malheureux que je vous sacrifie.

BERENICE, se levant
Arrêtez, arrêtez. Princes trop généreux,
En quelle extrémité me jetez-vous tous deux !
Soit que je vous regarde, ou que je l'envisage,
Partout du désespoir je rencontre l'image.
Je ne vois que des pleurs, et je n'entends parler
Que de trouble, d'horreurs, de sang prêt à couler.
(à Titus)
Mon coeur vous est connu, Seigneur, et je puis dire
Qu'on ne l'a jamais vu soupirer pour l'empire.
La grandeur des Romains, la pourpre des Césars
N'a point, vous le savez, attiré mes regards.
J'aimais, Seigneur, j'aimais : je voulais être aimée.
Ce jour, je l'avouerai, je me suis alarmée :
J'ai cru que votre amour allait finir son cours.
Je connais mon erreur, et vous m'aimez toujours.
Votre coeur s'est troublé, j'ai vu couler vos larmes.
Bérénice, Seigneur, ne vaut point tant d'alarmes,
Ni que par votre amour l'univers malheureux,
Dans le temps que Titus attire tous ses voeux
Et que de vos vertus il goûte les prémices,
Se voie en un moment enlever ses délices.
Je crois, depuis cinq ans jusqu'à ce dernier jour,
Vous avoir assuré d'un véritable amour.
Ce n'est pas tout : je veux, en ce moment funeste,
Par un dernier effort couronner tout le reste.
Je vivrai, je suivrai vos ordres absolus.
Adieu, Seigneur, régnez : je ne vous verrai plus.
(à Antiochus)
Prince, après cet adieu, vous jugez bien vous-même
Que je ne consens pas de quitter ce que j'aime,

Pour aller loin de Rome écouter d'autres voeux.
Vivez, et faites-vous un effort généreux.
Sur Titus et sur moi réglez votre conduite.
Je l'aime, je le fuis : Titus m'aime, il me quitte.
Portez loin de mes yeux vos soupirs et vos fers.
Adieu : servons tous trois d'exemple à l'univers
De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse
Dont il puisse garder l'histoire douloureuse.
Tout est prêt. On m'attend. Ne suivez point mes pas.
(à Titus)
Pour la dernière fois, adieu, Seigneur.

ANTIOCHUS
               Hélas !

2

En quoi ces trois extraits de tragédie correspondent-ils à la définition du dilemme ?

Bonjour,

Essaye de montrer en quoi il y a dilemme :
- un conflit de valeurs
- qui oppose passion et raison
- qui paralyse un moment le personnage
- qui déchire et fait souffrir
- qui oblige à renoncer à une part de soi
- qui illustre les ressorts tragiques de la terreur et de la pitié
- qui participe fortement à la constitution du nœud.

En quoi ces trois extraits de tragédie correspondent-ils à la définition du dilemme ?

bonjour,Jean-Luc

Je ne sais pas comment procéder au plan          !

4 (Modifié par Jean-Luc 01/01/2018 à 14:16)

En quoi ces trois extraits de tragédie correspondent-ils à la définition du dilemme ?

Essaie de regrouper les idées en thèmes.
Pour te mettre sur la piste, tu peux par exemple réunir les deux dernières.

En quoi ces trois extraits de tragédie correspondent-ils à la définition du dilemme ?

Bonjour, je voudrais un plan de ce style là :
1)
A)
B)
2)
A)
B)
Conclusion

6

En quoi ces trois extraits de tragédie correspondent-ils à la définition du dilemme ?

Je crois qu'il faudrait que tu fasses un petit effort personnel.