Molière, L'Avare, acte I, scène 3

Bonjour tout le monde.
Il y a un question à laquelle je crains de ne pas pouvoir  répondre (même si pour vous la réponse est évidente),et qui est la suivante :
"Sur quel ton La Flèche, valet d'Harpagon, prononce-t-il sa première réplique ?"

Voici le début de la scène :

Harpagon
Hors d’ici tout à l’heure, et qu’on ne réplique pas. Allons, que l’on détale de chez moi, maître juré filou, vrai gibier de potence !

La Flèche à part.
Je n’ai jamais rien vu de si méchant que ce maudit vieillard, et je pense, sauf correction, qu’il a le diable au corps.

Harpagon
Tu murmures entre tes dents ?

La Flèche
Pourquoi me chassez-vous ?

Harpagon
C’est bien à toi, pendard, à me demander des raisons ! Sors vite, que je ne t’assomme.

La Flèche
Qu’est-ce que je vous ai fait ?

Harpagon
Tu m’as fait que je veux que tu sortes.

Et voici mon idée de réponse :
A mon avis la flèche prononce cette réplique sur un ton d'agacement vu que Harpagon n'a à prioris aucune raison de lui demander de partir et encore moins de l'insulter de la sorte

Merci de compléter, améliorer ou corriger ma réponse...

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Molière, L'Avare, acte I, scène 3

Salut , en réponse à ta question j'aurai davantage détailler la réponse :

premièrement il faut que tu expliques ce qu'est un ton en littérature ce qui montreras que tu as bien saisi la question.

Le ton concerne le mode d’expression du narrateur, la façon dont il s’adresse au lecteur virtuel ; même si le narrateur n’existe pas, le ton est supporté par les éléments narratifs : images, discours rapporté...:

Dans la première réplique de La Flèche nous constatons que nous sommes face à un aparté . Le ton est alors détaché ou ton impersonnel est celui où le narrateur est le témoin externe qui raconte les événements aussi objectivement que possible ; parfois quand on a un narrateur personnage le ton impersonnel porte sur les éléments narratifs mais peut être mélangé à du ton personnel qui introduit les réactions du personnage...

C'est pourquoi La Flèche se permet de dire à voix basse ce qu'il pense notamment à l'aide de modalisateur : "je pense" , d'un vocabulaire péjoratif "ce maudit vieilard" et d'une hyperbole : "il a le diable au corps".

N'oublié pas de citer ,  c'est important .

Bonne chance .

Molière, L'Avare, acte I, scène 3

Merci beaucoup pour le conseil ptitemimi 

Molière, L'Avare, acte I, scène 3

ON essaie de comprendre ce que le professeur veut dire....
Dans cette scène, il demande le "niveau de langue (attention époque)...
Merci pour votre aide.
Martine et Bénédicte...

SCÈNE III

HARPAGON, LA FLÈCHE.

HARPAGON. - Hors d'ici tout à l'heure, et qu'on ne réplique pas. Allons, que l'on détale de chez moi, maître juré filou ; vrai gibier de potence.

LA FLÈCHE. - Je n'ai jamais rien vu de si méchant que ce maudit vieillard ; et je pense, sauf correction, qu'il a le diable au corps.

HARPAGON. - Tu murmures entre tes dents.

LA FLÈCHE.-  Pourquoi me chassez-vous?

HARPAGON. - C'est bien à toi, pendard ; à me demander des raisons : sors vite, que je ne t'assomme.

LA FLÈCHE. - Qu'est-ce que je vous ai fait ?

HARPAGON. - Tu m'as fait, que je veux que tu sortes.

LA FLÈCHE. - Mon maître, votre fils, m'a donné ordre de l'attendre.

HARPAGON. - Va-t'en l'attendre dans la rue, et ne sois point dans ma maison planté tout droit comme un piquet, à observer ce qui se passe, et faire ton profit de tout. Je ne veux point avoir sans cesse devant moi un espion de mes affaires ; un traître, dont les yeux maudits assiégent toutes mes actions, dévorent ce que je possède, et furettent de tous côtés pour voir s'il n'y a rien à voler.

LA FLÈCHE. - Comment diantre voulez-vous qu'on fasse pour vous voler ? Êtes-vous un homme volable, quand vous renfermez toutes choses, et faites sentinelle jour et nuit ?

HARPAGON. - Je veux renfermer ce que bon me semble, et faire sentinelle comme il me plaît. Ne voilà pas de mes mouchards, qui prennent garde à ce qu'on fait ? Je tremble qu'il n'ait soupçonné quelque chose de mon argent. Ne serais-tu point homme à aller faire courir le bruit que j'ai chez moi de l'argent caché ?

LA FLÈCHE. - Vous avez de l'argent caché ?

HARPAGON. - Non, coquin, je ne dis pas cela. (À part.) J'enrage. Je demande si malicieusement tu n'irais point faire courir le bruit que j'en ai.

LA FLÈCHE. - Hé que nous importe que vous en ayez, ou que vous n'en ayez pas, si c'est pour nous la même chose ?

HARPAGON. - Tu fais le raisonneur ; je te baillerai de ce raisonnement-ci par les oreilles. (Il lève la main pour lui donner un soufflet.) Sors d'ici encore une fois.

LA FLÈCHE. - Hé bien, je sors.

HARPAGON. - Attends. Ne m'emportes-tu rien ?

LA FLÈCHE. - Que vous emporterais-je ?

HARPAGON. - Viens çà, que je voie. Montre-moi tes mains.

LA FLÈCHE. - Les voilà.

HARPAGON. - Les autres.

LA FLÈCHE. - Les autres ?

HARPAGON. - Oui.

LA FLÈCHE. - Les voilà.

HARPAGON. - N'as-tu rien mis ici dedans ?

LA FLÈCHE. - Voyez vous-même.

HARPAGON. Il tâte le bas de ses chausses.
- Ces grands hauts-de-chausses sont propres à devenir les recéleurs des choses qu'on dérobe ; et je voudrais qu'on en eût fait pendre quelqu'un.

LA FLÈCHE. - Ah ! qu'un homme comme cela, mériterait bien ce qu'il craint ! et que j'aurais de joie à le voler !

HARPAGON. - Euh ?

LA FLÈCHE. - Quoi ?

HARPAGON. - Qu'est-ce que tu parles de voler ?

LA FLÈCHE. - Je dis que vous fouilliez bien partout, pour voir si je vous ai volé.

HARPAGON. - C'est ce que je veux faire.

(Il fouille dans les poches de la Flèche).

LA FLÈCHE. - La peste soit de l'avarice, et des avaricieux.

HARPAGON. - Comment ? que dis-tu ?

LA FLÈCHE. - Ce que je dis ?

HARPAGON. - Oui. Qu'est-ce que tu dis d'avarice, et d'avaricieux ?

LA FLÈCHE. - Je dis que la peste soit de l'avarice, et des avaricieux.

HARPAGON. - De qui veux-tu parler ?

LA FLÈCHE. - Des avaricieux.

HARPAGON. - Et qui sont-ils ces avaricieux ?

LA FLÈCHE. - Des vilains, et des ladres.

HARPAGON. - Mais qui est-ce que tu entends par là ?

LA FLÈCHE. - De quoi vous mettez-vous en peine ?

HARPAGON. - Je me mets en peine de ce qu'il faut ?

LA FLÈCHE. - Est-ce que vous croyez que je veux parler de vous ?

HARPAGON. - Je crois ce que je crois ; mais je veux que tu me dises à qui tu parles quand tu dis cela.

LA FLÈCHE. - Je parle... Je parle à mon bonnet.

HARPAGON. - Et moi, je pourrais bien parler à ta barrette.

LA FLÈCHE. - M'empêcherez-vous de maudire les avaricieux ?

HARPAGON. - Non ; mais je t'empêcherai de jaser, et d'être insolent. Tais-toi.

LA FLÈCHE. - Je ne nomme personne.

HARPAGON. - Je te rosserai, si tu parles.

LA FLÈCHE. - Qui se sent morveux, qu'il se mouche.

HARPAGON. - Te tairas-tu ?

LA FLÈCHE. - Oui, malgré moi.

HARPAGON. - Ha, ha.

LA FLÈCHE, lui montrant une des poches de son justaucorps.
- Tenez, voilà encore une poche. Etes-vous satisfait ?

HARPAGON. - Allons, rends-le-moi sans te fouiller.

LA FLÈCHE. - Quoi ?

HARPAGON. - Ce que tu m'as pris.

LA FLÈCHE. - Je ne vous ai rien pris du tout.

HARPAGON. - Assurément.

LA FLÈCHE. - Assurément.

HARPAGON. - Adieu. Va-t'en à tous les diables.

LA FLÈCHE.- Me voilà fort bien congédié.

HARPAGON. - Je te le mets sur ta conscience au moins. Voilà un pendard de valet qui m'incommode fort ; et je ne me plais point à voir ce chien de boiteux-là.

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Molière, L'Avare, acte I, scène 3

Bonjour

Je pense que quand ton professeur parle de "niveau de langue", il fait allusion au type de langage. Plus précisément : courant, familier, soutenu, spécifique etc. ?

J'espère t'avoir aidé.

Bon travail.

Molière, L'Avare, acte I, scène 3

Merci beaucoup. C'est sympa...
Bénédicte

Molière, L'Avare, acte I, scène 3

Bonjour tout le monde. 

Alors je me présente, je m'appelle Fanny, j'ai 13 ans et je suis nouvelle sur le forum.
Donc j'ai besoin d'un peu d'aide, je suis en classe de 5ème (eh oui, je suis petite ) et ma professeur de français nous a donné un morceau de la pièce de théatre "l'Avare" de Molière, acte 1 scène 3, mais seulement un petit bout, et avec ceci elles nous a aussi donné un questionnaire avec des questions, et elle nous a dit de trouver les réponses sur Internet, ce que j'éssaille de faire à ce moment même.
Et je ne comprend pas grand chose des questions qui nous sont demandés, c'est pourquoi j'aimerais trouver un peu d'aide ici. Donc voici le morceau de texte qui nous a été donné :

(Bas, à part.) Je tremble qu’il n’ait soupçonné quelque chose de mon argent. (Haut.) Ne serais-tu point homme à aller faire courir le bruit que j’ai chez moi de l’argent caché ?
La Flèche :
Vous avez de l’argent caché ?
Harpagon :
Non, coquin, je ne dis pas cela. (Bas.) J’enrage ! (Haut.) Je demande si, malicieusement, tu n’irais point faire courir le bruit que j’en ai.
La Flèche :
Hé ! que nous importe que vous en ayez, ou que vous n’en ayez pas, si c’est pour nous la même chose ?
Harpagon levant la main pour donner un soufflet à la Flèche.
Tu fais le raisonneur ! Je te baillerai de ce raisonnement-ci par les oreilles. Sors d’ici, encore une fois.
La Flèche :
Eh bien, je sors.
Harpagon :
Attends : ne m’emportes-tu rien ?
La Flèche :
Que vous emporterais-je ?
Harpagon :
Tiens, viens çà, que je voie. Montre-moi tes mains.
La Flèche :
Les voilà.
Harpagon :
Les autres.
La Flèche :
Les autres ?
Harpagon :
Oui.
La Flèche :
Les voilà.
Harpagon : (montrant les hauts-de-chausses de la
La Flèche :
Voyez vous-même.
Harpagon: (tâtant le bas des hauts-de-chausses de la Flèche.)
Ces grands hauts-de-chausses sont propres à devenir les recéleurs des choses qu’on dérobe ; et je voudrais qu’on en eût fait pendre quelqu’un.
La Flèche (à part.)
Ah ! qu’un homme comme cela mériterait bien ce qu’il craint ! Et que j’aurais de joie à le voler !


Voilà, donc ensuite les questions il y en a que j'ai réussit à faire seule, mais les autres sont :
"Donne trois raisons qui prouvent que ce texte est un texte de théâtre."
"Pourquoi Harpagon fouille-t-il la Flèche ?"
"La Flèche a-t-il volé quelque chose ?"
"Quel personnage domine ? A quoi le vois-tu ?"
Et la dernière " Quels sont les deux traits de caractère d'Harpagon qui sont mis en évidence dans ce passage ? Relève les deux phrases qui montre chaque trait de caractère."

Voilà, excusez moi si c'est pas la bonne partie du forum ou si mon message n'est pas bien, ou je ne sais quoi d'autre, merci d'avance.

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Molière, L'Avare, acte I, scène 3

Bonsoir Fanny,

1 - cherche les didascalies : nom des personnages, indication de jeu, dialogues uniquement.
2 - il croit que La Flèche a dérobé quelque chose.
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4 - A ton avis, quel est le personnage dominant ? Quel est celui qui donne des ordres ?...
5 - Tu as la crainte, le soupçon, la colère...

Molière, L'Avare, acte I, scène 3

Bonsoir et bienvenue.

"Donne trois raisons qui prouvent que ce texte est un texte de théâtre."

Ce sont des répliques, un dialogue.
Chaque réplique est précédée du nom du personnage.
Il y a des didascalies, c'est-à-dire des indications entre parenthèses sur la façon de parler ou sur les gestes des acteurs.

"Pourquoi Harpagon fouille-t-il la Flèche ?"

Peut-être Harpagon s'imagine-t-il quelque chose ?
Que croit-il, à ton avis ? De quoi a-t-il toujours peur ?

"La Flèche a-t-il volé quelque chose ?"

La Flèche dit : "Ah ! qu’un homme comme cela mériterait bien ce qu’il craint !"  Harpagon craint toujours qu'on le vole. Mais on ne l'a pas volé. Il est si dégréable qu'il mériterait d'être vraiment volé.

" Quels sont les deux traits de caractère d'Harpagon qui sont mis en évidence dans ce passage ? Relève les deux phrases qui montre chaque trait de caractère."

Il ne fait confiance à personne, il est méfiant avec tout le monde. Il est avare et craint de perdre son argent. Pas difficile de trouver des phrases qui le montrent.

Molière, L'Avare, acte I, scène 3

D'accord, je vous remercie de m'avoir aidé.
Bonne soirée.