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Hugo, L’Homme qui rit, I, chapitre 6 : Bataille entre la mort et la nuit

Pour rédiger un commentaire stylistique de cette rencontre d'un enfant avec le fantôme au gibet: d'après vous lesquels seraient les grand axes/les priorités à établir? Ou pourriez-vous tout simplement me donner un lien pourque je puisse m'informer davantage?
Merci d'avance pour votre aide

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Hugo, L’Homme qui rit, I, chapitre 6 : Bataille entre la mort et la nuit

Bonsoir,

Mettre le texte dans sa version électronique nous permettrait de t'aider.

3 (Modifié par Jehan 24/11/2017 à 00:22)

Hugo, L’Homme qui rit, I, chapitre 6 : Bataille entre la mort et la nuit

Pas de version électronique sauf le pdf du livre tout entier, ce serait trop long, voici le texte en question

VI. BATAILLE ENTRE LA MORT ET LA NUIT
L'enfant était devant cette chose, muet, étonné, les yeux fixes.
Pour un homme c'eût été un gibet, pour l'enfant c'était une apparition.
Où l'homme eût vu le cadavre, l'enfant voyait le fantôme.
Et puis il ne comprenait point.
Les attractions d'abîme sont de toute sorte; il y en avait une au haut de cette colline. L'enfant fit un pas, puis deux. Il monta, tout en ayant envie de descendre, et approcha, tout en ayant envie de reculer.
Il vint tout près, hardi et frémissant, faire une reconnaissance du fantôme.
Parvenu sous le gibet, il leva la tête et examina.
Le fantôme était goudronné. Il luisait ça et là. L'enfant distinguait la face. Elle était enduite de bitume, et ce masque qui semblait visqueux et gluant se modelait dans les reflets de la nuit. L'enfant voyait la bouche qui était un trou, le nez qui était un trou, et les yeux qui étaient des trous. Le corps était enveloppé et comme ficelé dans une grosse toile imbibée de naphte. La toile s'était moisie et rompue. Un genou passait travers. Une crevasse laissait voir les côtes. Quelques parties étaient cadavre, d'autres squelette. Le visage était couleur de terre; des limaces, qui avaient erré dessus, y avaient laissé de vagues rubans d'argent. La toile, collée aux os, offrait des reliefs comme une robe de statue. Le crâne, fêlé et fendu, avait l'hiatus d'un fruit pourri. Les dents étaient demeurées humaines, elles avaient conservé le rire. Un reste de cri semblait bruire dans la bouche ouverte. Il y avait quelques poils de barbe sur les joues. La tête, penchée, avait un air d'attention.
On avait fait récemment des réparations. Le visage était goudronné de frais, ainsi que le genou qui sortait de la toile, et les côtes. En bas les pieds passaient.
Juste dessous, dans l'herbe, on voyait deux souliers, devenus informes dans la neige et sous les pluies. Ces souliers étaient tombés de ce mort.
L'enfant, pieds nus, regarda ces souliers.

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Hugo, L’Homme qui rit, I, chapitre 6 : Bataille entre la mort et la nuit

Pour info: il existe plusieurs versions électroniques, qu'on trouve facilement en tapant "L'Homme qui rit, texte".

Hugo, L’Homme qui rit, I, chapitre 6 : Bataille entre la mort et la nuit

Tout le texte est accessible dans Wikisource, par exemple :
https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Homme_qui_rit

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Hugo, L’Homme qui rit, I, chapitre 6 : Bataille entre la mort et la nuit

Sous le regard de l'enfant : le sordide peut-il devenir sublime ? ou comment dire l'horreur ?

7 (Modifié par Gargantua 24/11/2017 à 10:42)

Hugo, L’Homme qui rit, I, chapitre 6 : Bataille entre la mort et la nuit

Merci pour vos réponses.

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Hugo, L’Homme qui rit, I, chapitre 6 : Bataille entre la mort et la nuit

Bonjour,

Un aspect à ne pas négliger comme souvent chez Hugo : les antithèses, la perception contrastée avec notamment la mise en tension entre
- crépuscule et nuit,
- attraction et répulsion,
- et surtout fantastique et hyperréalité jusqu'à frôler l'humour noir.