1 (Modifié par Jehan 29/10/2017 à 15:49)

Victor Hugo, Les Misérables - Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Fantine...

Bonjour, Bonsoir, je suis en première littéraire.

Mon professeur de français nous a demandé de rédiger une synthèse sur un extrait des Misérables de Victor Hugo avec pour consigne "Montrez comment Victor Hugo prend la défense des femmes réduites à la prostitution". J'ai essayé d'analyser le texte, et d'en tirer des informations mais je pense qu'il manque beaucoup de choses, et que tout ce que j'ai n'est pas totalement juste.

Merci de votre aide.

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Fantine ? C’est la société achetant une esclave. À qui ? À la misère. À la faim, au froid, à l’isolement, à l’abandon, au dénûment. Marché douloureux. Une âme pour un morceau de pain. La misère offre, la société accepte.La sainte loi de Jésus-Christ gouverne notre civilisation, mais elle ne la pénètre pas encore. On dit que l’esclavage a disparu de la civilisation européenne. C’est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s’appelle prostitution.
Il pèse sur la femme, c’est-à-dire sur la grâce, sur la faiblesse, sur la beauté, sur la maternité. Ceci n’est pas une des moindres hontes de l’homme.  Au point de ce douloureux drame où nous sommes arrivés, il ne reste plus  rien à Fantine de ce qu’elle a été autrefois. Elle est devenue marbre en devenant boue. Qui la touche a froid. Elle passe, elle vous subit et elle vous ignore ; elle est la figure déshonorée et sévère. La vie et l’ordre social lui ont dit leur dernier mot. Il lui est arrivé tout ce qui lui arrivera. Elle a tout ressenti, tout supporté, tout éprouvé, tout souffert, tout perdu, tout pleuré. Elle est résignée de cette résignation qui ressemble à l’indifférence comme la mort ressemble au sommeil. Elle n’évite plus rien. Elle ne craint plus rien. Tombe surelle toute la nuée et passe sur elle tout l’océan ! que lui importe ! c’est une éponge imbibée.Elle le croit du moins, mais c’est une erreur de s’imaginer qu’on épuise le sort et qu’on touche le fond de quoi que ce soit
Hélas ! qu’est-ce que toutes ces destinées ainsi poussées pêle-mêle ? où vont-elles ? pourquoi sont-elles ainsi ? Celui qui sait cela voit toute l’ombre. Il est seul. Il s’appelle Dieu.



(Analyse l. 1 à 12)

Victor Hugo, qualifie la prostitution d'esclavage l.8 à 10 " On dit que l'esclavage a disparu de la civilisation européenne. C'est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s'appelle prostitution. 
Selon lui c'est la société qui pousse les femmes à se prostituer, puisqu'elle ne fait rien pour les en empêcher  l. 1 à 2 "C'est la société achetant un esclave" l. 5-6 "La misère offre, la société accepte." A cette époque les femmes se sont souvent retrouvé obligé de vendre leur corps afin de se nourrir elles et leurs enfants. Il implique le lecteur en utilisant des questions rhétoriques, il dramatise en utilisant des mots forts, le lexique de l'émotion, la répétition et l'énumération. Il implique également le lecteur en utilisant le pronom "On".  Il n'émet pas seulement une critique de la société mais également celle de l'homme l.12 "Ceci n'est pas une des moindres hontes de l'homme".

(Analyse l.13 à 28)

Il sollicite l'imagination du lecteur l. 14-15 et l.21 22.
Il utilise le registre du pathétique pour faire ressentir au lecteur sans distance la souffrance, la tristesse et la détresse de Fantine et de toutes les autres femmes forcé de se prostituer.
Il utilise également l'énumération l. 15 à 16 l. 17 à 18, la comparaison l.18 à 20  et le lexique de l'émotion afin d'émouvoir le lecteur.

Idée principale du texte

Victor Hugo est contre la prostitution car pour lui c'est une forme d'esclavage des femmes, et cela les détruits intérieurement.

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Victor Hugo, Les Misérables - Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Fantine...

Bonjour,

L'essentiel y est.
Il manque
- condamnation morale de la victime, pharisaïsme,
- dépersonnalisation de la femme,
- dénaturation de la femme
- faute collective de la société
- infidélité grave au christianisme

Quelques fautes :
- femmes forcé
- les détruits

3 (Modifié par Shawol5 06/11/2017 à 21:29)

Victor Hugo, Les Misérables - Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Fantine...

Bonsoir.  J'ai rédigé une synthèse sur un extrait du premier livre des Misérables. J'aimerais savoir si ce que j'ai fais est correct. Et si possible recevoir quelques conseils pour améliorer mon travail. Merci de votre aide.

Voici le texte sur lequel j'ai travaillé.

[même texte]

Et voici mon travail.

C'est le 3 avril 1862, que la première partie de l’œuvre Les Misérables de Victor Hugo parut en France. Nous avons pu étudier un passage de ce premier livre. Victor Hugo était un écrivain, mais également un homme engagé politiquement contre le second empire. Dans cet extrait, il n'hésitera pas à dénoncer la prostitution, qu'il qualifie d'esclavage, à travers le personnage de Fantine qui est une ouvrière au chômage, et une mère. Ce texte, vise également à dénoncer l'hypocrisie de la société dans laquelle vivait Victor Hugo, et dans laquelle nous vivons encore aujourd'hui. Nous allons donc nous demander comment Victor Hugo prend la défense des femmes réduites à la prostitution.


Dans ce texte Victor Hugo dénonce la prostitution en la qualifiant d'esclavage qui ne pèse plus que sur la femme et la détruit intérieurement, comme nous pouvons le lire aux lignes 8 à 10 « On dit que l'esclavage a disparu de la civilisation européenne. C'est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s'appelle prostitution. ». Il ne dénonce pas seulement la prostitution, il remet également en cause la société. Puisque selon lui c'est la société qui pousse les femmes à se prostituer, puisqu'elle ne fait rien pour les en empêcher, il le dit explicitement aux lignes 1 à 2 "C'est la société achetant un esclave" et 5 à 6 "la misère offre, la société accepte." . À cette époque les femmes se sont souvent retrouvé obligées de vendre leur corps afin de se nourrir elles et leurs enfants, ne recevant aucune aide du gouvernement, ou de leur entourage.



La société condamne moralement la victime, qui est dans ce texte Fantine, mais également toutes les femmes puisqu'elle n'est qu'une prostituer parmi tant d'autres. La femme est dénaturée, elle est dépersonnalisée, elle devient avide de sentiments à cause de cet esclavage. Victor Hugo n'hésite pas à impliquer le lecteur dans le texte en utilisant le pronom personnel « On ». Il dramatise en employant le lexique de l'émotion, « douloureux drame », « Marché douloureux ». Il répète à plusieurs reprises le mot esclavager. Afin que le lecteur soit vraiment impliqué dans le texte, il sollicite son imagination « Elle est devenue marbre en devenant boue », « qui la touche a froid », « Tombe sur elle toute la nuée et passe sur elle tout l'océan ! Que lui importe ! C'est une éponge imbibée ! ». Il utilise également la comparaison entre la résignation de Fantine et la mort « Elle est résignée de cette résignation qui ressemble à l'indifférence comme la mort ressemble au sommeil. ».
Il se sert du registre du pathétique pour faire ressentir au lecteur sans distance la souffrance, la tristesse et la détresse de Fantine et de toutes les autres femmes force de se prostituer.
Il use également de plusieurs figures de style tel que la comparaison « Elle est résignée de cette résignation qui ressemble à l’indifférence comme la mort ressemble au sommeil. », l'énumération « A la faim, au froid, à l'isolement, à l'abandon, au dé nûment », « Elle a tout ressenti, tout supporté, tout éprouvé, tout souffert, tout perdu, tout pleuré. », la gradation « Elle passe, elle vous subit et elle vous ignore ; ».



Pour Victor Hugo, ce qui arrive à ces femmes qu'il décrit comme étant « la grâce », « la faiblesse », « la beauté », « la maternité », est une faute collective de la société. Il l'explicite, à travers des questions rhétoriques «qu'est-ce que c'est que cette histoire de Fantine ? C'est la société achetant une esclave. » « À qui ? À la misère. ». Il déclare également que ce qui arrive à Fantine, et à toutes les autres prostituées « n'est pas une des moindres hontes de l'homme ».
Il accuse également la société de commettre le péché du pharisaïsme, ce qui est une infidélité grave au christianisme. Il émet implicitement cette accusation dans la phrase « la sainte loi de Jésus-Christ gouverne notre civilisation, mais elle ne la pénètre pas encore ».


À travers ce texte, nous pouvons nous apercevoir, que malgré le fait que la France était un pays chrétien et très croyant lors du second Empire, beaucoup de choses contradictoires avec la religion chrétienne avaient lieu. Victor Hugo, lui est contre la prostitution car à ses yeux c'est une forme d'esclavage des femmes. Forcer des femmes à se prostituer, les regarder se prostituer, ne pas les aider, tout cela est la même chose, puisque aucune de ses actions ne les aura empêchées de vendre leur corps. Victor Hugo lui refuse de voir les femmes se détruire autant, et être réduite à se prostituer, c'est pour cela qu'il aura créé le personnage de Fantine.