1 (Modifié par Jehan 08/10/2017 à 20:56)

Leconte de Lisle, Les Éléphants

Bonjour tout le monde je poste ce message car j'ai besoin d'aide pour le commentaire que je dois faire sur le poème Les Éléphants de Leconte de Lisle.
Ma problématique est "Question de type Bac (à réaliser à l'écrit) : Comment Leconte de Lisle s'y prend-il, dans ce poème, pour célébrer les éléphants à travers leur migration ?"
Voici le poème:


" Le sable rouge est comme une mer sans limite,
Et qui flambe, muette, affaissée en son lit .
Une ondulation immobile remplit
L'horizon aux vapeurs de cuivre où l'homme habite.

Nulle vie et nul bruit ; Tous les lions repus
Dorment au fond de l'antre éloigné de cent lieues,
Et la girafe boit dans les fontaines bleues,
Là-bas, sous les dattiers des panthères connues .

Pas un oiseau ne passe en fouettant de son aile
L'air épais, où circule un immense soleil .
Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil,
Fait onduler son dos dont l'écaille étincelle .

Tel l'espace enflammé brûle sous les cieux clairs .
Mais, tandis que tout dort aux mornes solitudes,
Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes,
Vont au pays natal à travers les déserts .

D'un point de l'horizon, comme des masses brunes,
Ils viennent, soulevant la poussière, et l'on voit,
Pour ne pas dévier du chemin le plus droit,
Sous leur pied large et sûr crouler au loin les dunes .

Celui qui tient la tête est un vieux chef . Son corps
Est gercé comme un tronc que le temps ronge et mine ;
Sa tête est comme un roc, et l'arc de son échine
Se voûte puissamment à ses moindres efforts,

Sans ralentir jamais et sans hâter sa marche,
Il guide au but certain ses compagnons poudreux ;
Et, creusant par derrière un sillon sablonneux,
Les pèlerins massifs suivent leur patriarche .

L'oreille en éventail, la trompe entre les dents,
Ils cheminent, l'œil clos . Leur ventre bat et fume,
Et leur sueur dans l'air embrasé monte en brume ;
Et bourdonnent autour mille insectes ardents .

Mais qu'importe la soif et la mouche vorace,
Et le soleil cuisant leur dos noir et plissé ?
Ils rêvent en marchant du pays délaissé,
Des forêts de figuiers où s'abrita leur race .

Ils reverront le fleuve échappé des grands monts,
Où nage en mugissant l'hippopotame énorme,
Où blanchis par la lune et projetant leur forme,
Ils descendaient pour boire en écrasant les joncs .

Aussi, pleins de courage et de lenteur, ils passent
Comme une ligne noire, au sable illimité ;
Et le désert reprend son immobilité
Quand les lourds voyageurs à l'horizon s'effacent ."

Actuellement j'ai trouvé deux axes
Comment la description des éléphants les place sur un pied d'estale.(j'hésite avec le terme "pied d'estale" je pense le remplacer par magnifier)
La personnification des protagonistes.

Vous avez une piste pour une troisième partie ou alors un conseil pour améliorer les noms de mes deux parties.
Pour l'instant j'ai fais quelques lignes sur l'auteur pour le présenter et j'ai trouvé ces deux axes j'ai demandé à quelques élèves de mon cours de littérature mais ils n'ont pas trouvé non plus.
Merci de bien vouloir m'aidez et bonne soiréz.

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Leconte de Lisle, Les Éléphants

Bonsoir,

Je crois que le décor initial est important : chaleur, immobilité, soif, absence de repères...
Les éléphants sont les seuls à bouger.

Relève les qualités de ces animaux : force, courage, persévérance, fidélité, discipline...

Tu pourrais terminer par un parallèle avec le peuple hébreu en marche vers sa terre promise.

Je note quand même que les connaissances de Leconte de Lisle sont inexactes :
- les éléphants ne traversent pas le désert, ils vivent dans la savane,
- la girafe vit dans la savane, le boa dans la forêt tropicale.

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Leconte de Lisle, Les Éléphants

Merci beaucoup de ta réponse et de tes conseils je vais tout de suite m'en servir.

Leconte de Lisle, Les Éléphants

Comment la description des éléphants les place sur un pied d'estale.(j'hésite avec le terme "pied d'estale"...)

Tu as raison d'hésiter, il vaudrait mieux écrire piédestal