1 (Modifié par Micha2000 19/09/2017 à 10:37)

Par quels éléments le lecteur se rend-il compte que ces poèmes présentent des rêves ou des rêveries ?

Bonjour, j'eu donc un corpus de texte à faire mais je ne comprend pas très bien le sujet qui est : par quels élèments le lecteur se rend il compte que ces poèmes presentent des rêves ou des rêveries ?.

Le corpus est composé de : "le rêve parisien" de Baudelaire. "Cauchemar" de Paul Verlaine et "En cas d'arrêt même prolongé" de Raymond Queneau.

Pour moi la question c'est de chercher les élèments communs aux rêves dans ces poèmes qu'ils soit positif ou non.

Pour le plan j'aurais fait :

1/ Rêve "paisible".

2/Un rêve étant un cauchemar.

Mais bon la partie 1 sera à mon avis trop courte car seul le poème de Baudelaire parle d'un rêve paisible qui tourne au "cauchemar" quand il se reveil. On pourait donc faire une partie Rêverie à la place puisque à mon avis dans le poème de Baudelaire et celui de Raymond Queneau ils se sont endormis pour quelques minutes.

Merci à vous et bonne journée.

Edit 1 : J'ai changé mon plan :

1/ un rêve ( en génèrale, tout ce qui fait pensez que c'est rêve)

2/ Cauchemar et rêve paisible

a/ Un rêve paisible

b/ Un rêve tourmenté

Mais bon avec ce plan je ne prend pas en compte le moment de la poésie de Baudelaire le moment où il se réveille et se sent mal.

Edit 2 : je rajoute les textes  :

"Rêve parisien" de Baudelaire :

A Constantin Guys

I

De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.

Le sommeil est plein de miracles !
Par un caprice singulier,
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,

Et, peintre fier de mon génie,
Je savourais dans mon tableau
L'enivrante monotonie
Du métal, du marbre et de l'eau.

Babel d'escaliers et d'arcades,
C'était un palais infini,
Plein de bassins et de cascades
Tombant dans l'or mat ou bruni ;

Et des cataractes pesantes,
Comme des rideaux de cristal,
Se suspendaient, éblouissantes,
A des murailles de métal.

Non d'arbres, mais de colonnades
Les étangs dormants s'entouraient,
Où de gigantesques naïades,
Comme des femmes, se miraient.

Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
Entre des quais roses et verts,
Pendant des millions de lieues,
Vers les confins de l'univers ;

C'étaient des pierres inouïes
Et des flots magiques ; c'étaient
D'immenses glaces éblouies
Par tout ce qu'elles reflétaient !

Insouciants et taciturnes,
Des Ganges, dans le firmament,
Versaient le trésor de leurs urnes
Dans des gouffres de diamant.

Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté ;

Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé ;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.

Nul astre d'ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d'un feu personnel !

Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté !
Tout pour l'oeil, rien pour les oreilles !)
Un silence d'éternité.

II

En rouvrant mes yeux pleins de flamme
J'ai vu l'horreur de mon taudis,
Et senti, rentrant dans mon âme,
La pointe des soucis maudits ;

La pendule aux accents funèbres
Sonnait brutalement midi,
Et le ciel versait des ténèbres
Sur le triste monde engourdi.

"Cauchemar" de Paul Verlaine :


J'ai vu passer dans mon rêve
-Tel l'ouragan sur la grève,-
D'une main tenant un glaive
Et de l'autre un sablier,
          Ce cavalier

Des ballades d'Allemagne
Qu'à travers ville et campagne,
Et du fleuve à la montagne,
Et des forêts au vallon,
          Un étalon

Rouge-flamme et noir d'ébène,
Sans bride, ni mors, ni rêne,
Ni hop! ni cravache, entraîne
Parmi des râlements sourds
          Toujours! Toujours!

Un grand feutre à longue plume
Ombrait son oeil qui s'allume
Et s'éteint. Tel, dans la brume,
Eclate et meurt l'éclair bleu
          D'une arme à feu.

Comme l'aile d'une orfraie
Qu'un subit orage effraie,
Par l'air que la neige raie,
Son manteau se soulevant
          Claquait au vent,

Et montrait d'un air de gloire
Un torse d'ombre et d'ivoire,
Tandis que dans la nuit noire
Luisaient en des cris stridents
          Trente-deux dents.


"En cas d'arrêt même prolongé" de Raymond Queneau :

Le métro tombe en panne
les lumières s’éteignent
silence
personne ne bronche
pas un bateau qui bouge
En cas d’arrêt même prolongé
pas un pêcheur dans l’eau
pas un falot
un plaisantin fait hou hou
et voilà que des catacombes et des égouts
s’amène tout un peuple de fantômes
qui chantent la Carmagnole
sur un air de Guillaume de Machaut
et le Dies irae5
avec accompagnement de chalumeaux
les dents longues et le nez creux
ils descendent des affiches
sur lesquelles ils se cachent
ils vont de large en long
arpentant les wagons
obscurs
en faisant des courants d’air
froid
quelqu’un éternue
en même temps la lumière est revenue
personne ne bronche
pas même les images sur les murs
le métro repart
Raymond Queneau, « En cas d’arrêt
même prolongé », Courir les rues, 1967.

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Par quels éléments le lecteur se rend-il compte que ces poèmes présentent des rêves ou des rêveries ?

Avant d'organiser, peut-être conviendrait-il de lister, dans chaque poème ce qui répond à la question posée. Dans ce vrac rassemblant le champ lexical du sommeil, du rêve ou cauchemar, le lexique de l'imprécision, l'intrusion de l'insolite, du désordre, de l'irrationnel, des paysages improbables, des personnages fantastiques ou de contes, le son et lumière, le brusque retour à la réalité .../...

Après, tu pourras organiser les dominantes.

3 (Modifié par Jehan 19/09/2017 à 16:40)

Par quels éléments le lecteur se rend-il compte que ces poèmes présentent des rêves ou des rêveries ?

Ah, merci, je fais un tableau par poème avec tout ce qui se rapporte aux rêves.

Je fais cela et je reviens avec un nouveau plan.

Mais au bac le prof nous dit 1 h max pour le corpus.  Du coup si je fais un tableau, je vais perdre beaucoup de temps, non ?

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Par quels éléments le lecteur se rend-il compte que ces poèmes présentent des rêves ou des rêveries ?

Affaire de méthode. La mienne me fait gagner du temps et évite les oublis importants.

5 (Modifié par Micha2000 19/09/2017 à 21:10)

Par quels éléments le lecteur se rend-il compte que ces poèmes présentent des rêves ou des rêveries ?

Voilà ce que j'ai fait c'est pas génial ^^, là je vais réfléchir au plan.

Je mets un lien vers l'hébergeur de la photo de mon tableau car la photo sur le site est illisible : https://www.noelshack.com/2017-38-2-150 … -forum.jpg

Je peux faire un schéma de plan comme cela ? :
1/ Ce qui les rapproche
2/ Ce qui les différencie


Voilà les similitudes que j'ai trouvées  entre tout ces textes :

Similitudes :
-lumière,
-rêve et cauchemar,
-créatures bizarres,
-évènements bizarres,
-le dérangement,



Après avoir regardé le tout, pour le plan j'obtiens ceci :

I/ Rêves (ou "Le Sommeil") :

-a)créatures inexistantes
-b)événements anormaux

II/Cauchemar :

-a)Le dérangement (le cauchemar pour Baudelaire serai la réalité)
-b)La lumière

Mais bon je reviens au plan du départ. Je tourne en rond ? Et puis je devrai mettre dans chaque partie ce qui différencie les textes, donc cela va être un peu brouillon ? Après je pense devoir modifié le plan puisque je ne parle pas du "bon" rêve de Baudelaire. Donc je proposerai  ceci  pour la partie II :

II/Cauchemar et rêve paisible :

-a)Le dérangement (le cauchemar pour Baudelaire serai la réalité)
-b)La lumière
-c)Lieu paradisiaque (pour le rêve paisible de Baudelaire)