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Dans quelle mesure la mise en scène renforce-t-elle l'émotion du texte théâtral ?

Bonjour, je me suis entraînée à faire un plan de dissertation et j'aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez histoire d'être sûre que je ne suis pas trop à côté de la plaque ^^! J'ai fait comme si c'était le bac donc j'ai fait le plan et  l'intro en à peu près 20 minutes donc les exemples ne sont pas forcément très poussés.

Problématique : dans quelle mesure la mise en scène renforce l'émotion du texte théâtral?

I - La représentation pour corriger les vices et les mauvaises moeurs

Je pense que je peux rapidement introduire sur le siècle classique.

1) Le Bourgeois gentihomme de Molière : (je n'ai pas eu le temps d'écrire les explications au brouillon, mis à part quelques mots-clés donc je les résume rapidement ici) multiplication des types de comique. Il est préférable de voir les mimiques, les gestes des personnages, d'entendre leurs jeux de mots pour rire et rentrer plus encore dans la pièce. On a d'ailleurs la devise de Molière qui est "castigat ridendo mores".

2) Phèdre de Racine : fonction de catharsis établie par Aristote. Le spectateur voit le drame se dérouler sous ses yeux. La mise en scène, en donnant de la matière suscite l'effroi et la pitié.

II - L'organisation de la scène et les effets pour créer un véritable spectacle vivant

1) Yasmina Reza, Le Dieu du carnage : nombreuses didascalies internes, le lecteur se trouve comme au coeur du salon des personnages. C'est presque comme si il était un invité silencieux. On pourrait peut être évoquer rapidement le mimésis?

2) Le roi se meurt d'Eugène Ionesco et une adaptation de Candide que j'ai vu (même si Candide n'est pas de base un texte théâtral) : les didascalies finales durant la scène de dénouement du Roi se meurt, et les nombreux effets techniques comme la projection d'animation au mur dans Candide. Accentue l'effet dramatique, le spectateur oublie qu'il se trouve dans un théâtre.

III - Les limites de la mise en scène

Intro avec une citation de Gilles Aillaud : "il est de pièces qu'il vaut mieux lire que représenter".

1) La Controverse de Valladolid de Jean-Claude Carrière et Antigone de Jean Anouilh : toutes les deux porteuses de sens, il faut bien souvent les lire et relire pour saisir le message transmis dans sa globalité, en particulier dans la seconde.

2) En attendant Godot de Samuel Becket : c'est la déconstruction du langage, il est difficile de saisir les émotions de personnages, par ailleurs on ne vise pas forcément à susciter l'émotion.

Voilà, merci beaucoup!

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Dans quelle mesure la mise en scène renforce-t-elle l'émotion du texte théâtral ?

La mise en scène, c'est aussi la distribution, les costumes, les lumières, les bruitages, le décor.
C'est la parole incarnée, c'est un moment unique partagé entre la scène et la salle, entre les comédiens et le public.

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Dans quelle mesure la mise en scène renforce-t-elle l'émotion du texte théâtral ?

Oui merci, je pensais justement aux lumières et aussi aux costumes pour Le Roi se meurt!

J'ai oublié de dire que pour les limites j'avais aussi mis comme argument Bérénice de racine, qui est très statique.