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Vous êtes journaliste et vous rédigez le commentaire d’une mise en scène

Bonjour au forum !
Je fais aujourd'hui encore appel à vous car une interrogation subsiste après le passage d'un bac blanc.
En effet, nous avons visionné  quelques extraits de pièces de théâtre et nous devions ensuite traiter l'un des deux sujets :
" Vous ferez le commentaire de la mise en scène de l'un des extraits "ou
" Vous êtes un journaliste et rédigez un commentaire de la mise en scène d'une des mises en scènes visionnées. Votre article fera 60 lignes au minimum"
J'ai choisi le premier sujet mais m'exerce actuellement au second.
Ainsi je me demandais si mon analyse dans le sujet 2 devait être aussi poussée que dans le premier sujet car on m'a expliqué que le correcteur regarderai plus mon style et mon respect des consignes et moins mon analyse que dans le sujet 1.
D'ailleurs qu'est-ce qui ferai que le sujet 2 soit réussi ( à quoi seriez vous attentif à la lecture de ma copie  ? ) ?
Je vous remercie d'avance de m'éclairer sur ces points !

2 (Modifié par floreale 18/04/2017 à 16:50)

Vous êtes journaliste et vous rédigez le commentaire d’une mise en scène

Pour le second sujet, le sujet d'invention devra être un article de journal, une critique (au sens large) d'un journaliste.
Des titres. Des caractéristiques sur le parti pris contemporain, le jeu des acteurs, les innovations, l'accueil des spectateurs,  voire les réserves.
Exemple :

Macha Makeïeff téléporte “Les Femmes savantes” à l’ère pop des sixties

Cachez ce sot que je ne saurais ouïr… Tel est le pitch de la comédie de Molière, “Trissotin ou Les Femmes savantes”, dans la pétillante mise en scène de Macha Makeïeff.
Un pur régal qui se savoure d’un bout à l’autre de la pièce où se joue tambour battant l’antique bras de fer entre nature et culture, la guerre des sexes et la lutte acharnée des femmes pour échapper à leur relégation domestique en revendiquant leur émancipation intellectuelle.
Dans cette famille bourgeoise, après avoir concédé à son statut d’épouse la mise au monde de ses deux filles, c’est la femme qui porte la culotte et réduit au silence son mari. Férue de science et du beau langage, Philaminte (géniale et délectable Marie-Armelle Deguy) n’en est pas moins sous la coupe de Trissotin, piètre poète et faux savant qui lorgne sur la fortune qu’un mariage avec sa fille, Henriette, pourrait lui assurer.
Le cœur vainqueur
Pourquoi Henriette plutôt que l’aînée, Armande ? Parce que la première préfère les joies terrestres aux extases spirituelles et philosophiques que la seconde brandit à son corps défendant… Mais Henriette aime Clitandre et veut l’épouser, n’en déplaise à sa sœur, sa mère, sa tante et au reste du monde.
Tout est en place pour dégoupiller la grenade qui fera voler en éclats la sottise que cache la pédanterie, l’opportunisme qui se pare de grandeur et la faiblesse qui s’arme de courage, le grand vainqueur de cette bataille rangée entre le corps et l’esprit restant toujours le cœur, arbitre implacable des élans sincères et des vices cachés.
De Molière à Mai 68
Au plaisir de la langue de Molière se mêle la lecture qu’en donne Macha Makeïeff qui téléporte la pièce dans les années 60. Mobilier et vêtements aux couleurs acidulées, tourne-disques et alambics, tout nous replonge dans l’âge d’or de la révolution sexuelle où l’émancipation jetait son dévolu et redouble celle, savante et intellectuelle, pointée par Molière, pour mettre à pied d’égalité le moteur qui la sous-tend et les pièges qui la freinent.
Trait d’union entre le siècle de Molière et celui de Mai 68, la musique – pop ou baroque – adoucit les tensions de cette famille explosive en glissant dans la distribution deux chanteurs sous les traits de Clitandre (Ivan Ludlow), sapé et coiffé façon Ringo Starr, et de Bélise, la tante érotomane, jouée par l’irrésistible Thomas Morris. Sans oublier Trissotin (Geoffroy Rondeau), un remake impayable de Conchita Wurst qui vient à point nommé distiller la notion de genre et de transgenre pour pimenter un peu plus cette quête d’identité à quoi se résume la comédie humaine qu’épingle si bien Molière qu’elle n’a pas pris une ride…

Article paru dans les Inrocks (16/12/2015)http://www.lesinrocks.com/2015/12/16/sc … -11793812/

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Vous êtes journaliste et vous rédigez le commentaire d’une mise en scène

Merci beaucoup !
Si je comprends bien, c'est donc une synthèse du commentaire qui devra donc revêtir l'aspect d'un article de journal ?

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Vous êtes journaliste et vous rédigez le commentaire d’une mise en scène

La consigne présuppose que le candidat connaisse les caractéristiques de l'article de presse. Le journaliste s'adresse à des lecteurs qui seront peut-être spectateurs.

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Vous êtes journaliste et vous rédigez le commentaire d’une mise en scène

D'accord Merci beaucoup !