1 (Modifié par Emauxetcamées 17/04/2017 à 18:23)

Rouaud, Le Monde à peu près - Les copies défilaient...

J'ai le commentaire du texte en lien à faire. :

http://image.noelshack.com/fichiers/2017/16/1492450031-rouaud.jpg

J'ai trouvé tout un tas de choses à dire sur ce texte ou le narrateur fait le récit d'un souvenir d'écolier d'autant plus humiliant qu'il se situe dans un contexte particulier (le décès récent et soudain du père) mais je n'arrive pas à ramasser l'ensemble dans une problématique.

L''auteur dramatise la situation en utilisant tout un tas de figures ou procédés d'exagération mais il introduit en même temps une certaine distance vis à vis de la situation ou pointe l'humour (l'accumulation d'exagération finit par faire sourire, commentaires personnels ou marque de modalisation : comme s'il n'avait rien de mieux à faire, sur l'air de )

Je trouve que les registre sont variés : dramatique, pathétique, voir tragique mais aussi humoristique. Le narrateur ou l'auteur en fait des tonnes avec l'utilisation massive d'hyperboles, de périphrases, et la dernière phrase qui n'en finit pas.
il y a un flou entretenu avec l'utilisation  du vous au deuxième paragraphe qui peut servir à interpeller le lecteur (et à susciter sa compassion)  mais aussi à rapporter au discours indirect les propos du professeur ou au narrateur de prendre de la distance par rapport à l'évènement.

Du coup, je suis un peu perdu sur l'effet recherché par l'auteur.

Le corpus comportait des textes relatant des souvenirs d'écolier (jour d'examen de Céline ou Colette, et un texte de Jules Vallès).

la question de corpus que j'ai déjà rendue était la suivante : comment l'écriture des textes du Corpus produit elle simultanément la dramatisation et la dédramatisation de l'épreuve vécue par les personnages.
J''aimerais éviter le plan du style 1) dramatisation d'un souvenir humiliant 2) dédramatisation

Si vous aviez des conseils ou des remarques sur l'effet que ce texte produit sur vous çà pourrait m'aider. Merci par avance

Rouaud, Le Monde à peu près - Les copies défilaient...

La distanciation, l'adresse au lecteur, tout le style rendent le récit encore plus poignant je trouve;

3 (Modifié par floreale 17/04/2017 à 19:00)

Rouaud, Le Monde à peu près - Les copies défilaient...

Récit d'un souvenir douloureux : isolé ou partagé ?
I. Un cadre : la classe, le rituel du rendu des copies
Un decrescendo inquiétant

II. Les acteurs : le narrateur et le bourreau qui n'est pas nommé (Celui qui se tenait au centre de la classe/il)
La focalisation interne, les interrogations, le lexique . Solitude, abandon, point de mire.

III. Le lecteur impliqué par le vous ambigu
Identification avec l'enfant humilié, indignation et compassion. Répulsion devant de telles pratiques.