1 (Modifié par Jehan 02/04/2017 à 18:56)

Comment la figure du héros épique est-elle représentée dans les extraits du corpus ?

Bonjour tout le monde
J'ai un corpus à faire, il est composé des textes Cahier d'un retour au pays natal de Aimé Césaire (Ce qui est à moi aussi:une petite cellule dans le jura […] La splendeur de ce sang n'éclatera-t-elle point?), L'expiation de Victor Hugo et Strophes pour ce souvenir de Louis Aragon. La question est Comment la figure du héros épique est-elle représentée dans les extraits du corpus?

J'ai trouvé mon plan : I) Le combat des Héros et II)Les influence extérieur.
J'ai aussi quelque procédé mais la question que je me pose c'est qu'elle est le lien de la neige/hiver avec le combat/la guerre, il y a une omniprésence de la neige du froid mais je ne comprends pas le lien. Pouvez vous m'expliquer?

L'expiation, V.HUGO:

Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés,
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre :
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sous le ciel noir.
La solitude vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul.
Et chacun se sentant mourir, on était seul.

Strophes pour se souvenir, L.ARAGON:

Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Cahier d'un retour au pays natal, A.CESAIRE:

Ce qui est à moi aussi : une petite cellule dans le Jura, une petite cellule, la neige la double de barreaux blancs la neige est un geôlier blanc qui monte la garde devant une prison
   Ce qui est à moi
   c’est un homme seul emprisonné de blanc
   c’est un homme seul qui défie les cris blancs de la mort blanche
   (TOUSSAINT, TOUSSAINT LOUVERTURE)
   c’est un homme seul qui fascine l’épervier blanc de la mort blanche
   c’est un homme seul dans la mer inféconde de sable blanc
   c’est un moricaud vieux dressé contre les eaux du ciel
   La mort décrit un cercle brillant au-dessus de cet homme
   la mort étoile doucement au-dessus de sa tête
   la mort souffle, folle, dans la cannaie mûre de ses bras
   la mort galope dans la prison comme un cheval blanc
   la mort luit dans l’ombre comme des yeux de chat
   la mort hoquette comme l’eau sous les cayes
   la mort est un oiseau blessé
   la mort décroît
   la mort vacille
   la mort est un patyura ombrageux
   la mort expire dans une blanche mare de silence.

   Gonflements de nuit aux quatre coins de ce petit matin
   soubresauts de mort figée
   destin tenace
   cris debout de terre muette
   la splendeur de ce sang n’éclatera-t-elle point ?

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Comment la figure du héros épique est-elle représentée dans les extraits du corpus ?

Bonjour,

Plus que la neige et le froid, le point commun est plutôt la blancheur, celle du linceul.
De toute façon la neige, le froid et la blancheur évoquent l'hiver et la mort.

Le héros est grand face à la mort atroce.

Attention, le "comment" demande aussi une analyse des figures de style, celles qui renvoient aux registres pathétique, épique et tragique.

Comment la figure du héros épique est-elle représentée dans les extraits du corpus ?

Merci pour votre réponse. Pourquoi l'hiver à un lien avec la mort?

Comment la figure du héros épique est-elle représentée dans les extraits du corpus ?

On peut mourir de froid, et la neige est comme un linceul.
Et l'hiver, la nature est en sommeil... Elle semble morte.

Comment la figure du héros épique est-elle représentée dans les extraits du corpus ?

Merci beaucoup.