Les expansions du nom

Bonjour,

Je souhaiterais obtenir de l'aide pour l'analyse grammaticale d'une phrase qui me pose problème. Je m'interroge sur la nature d'une proposition dans le cadre de l'étude des expansions du nom. La phrase en question est la suivante: " Enfin était arrivée la nuit fatidique, où l'aide et le réconfort promis par la vieille Lise lui seraient donnés, et Véronique, depuis longtemps faite à l'idée de cette randonnée nocturne, se sentait tout à fait d'aplomb. Le Vase d'or,Ernest Theodor Amadeus Hoffman

Je me demande si le découpage suivant est correct: fatidique, expansion du GN la nuit,  épithète lié
                                                                                où l'aide et le réconfort promis par la vieille Lise lui seraient donnés, expansion du GN la nuit, proposition subordonnée relative introduite par où? ou alors complément circonstanciel de temps?
                                                                                nocturne, expansion du GN cette randonnée, épithète lié.

Nous pourrions ainsi réduire la phrase à : Enfin était arrivée la nuit, et Véronique, depuis longtemps faite à l'idée de cette randonnée, se sentait tout à fait d'aplomb.

Merci d'avance à ceux qui me liront et qui pourront me répondre.

mia

Les expansions du nom

Bonjour.

On écrit épithète liée, le nom "épithète" étant féminin.

où l'aide et le réconfort promis par la vieille Lise lui seraient donnés est bien une expansion du GN la nuit.  Je n'aurais pas mis de virgule avant le "où". Cette proposition relative me paraît en effet plus déterminative (permettant de préciser de quelle nuit il s'agit) qu'explicative.

L'adjectif vieille, épithète liée, est une expansion du nom Lise

depuis longtemps faite à l'idée de cette randonnée nocturne est aussi une expansion du nom, épithète détachée du nom Véronique.

Les expansions du nom

Bonjour Jehan,

Merci du retour et surtout pour les corrections et  les précisions apportées. Au risque de te faire hérisser les cheveux je ne suis pas sûre d'avoir bien compris pourquoi, depuis longtemps faite à l'idée de cette randonnée nocturne, est une épithète détachée du nom Véronique. Je pense que ma difficulté vient du fait que j'associe épithète liée et détachée uniquement à un mot adjoint au nom , autrement dit un adjectif.
Mes nouvelles interrogations sont donc: 1) comment à l'avenir ne pas confondre systématiquement avec des compléments circonstanciels, dans le cas précisément de cette proposition? 2) Est-ce qu'il y a d'autres parties du discours qui peuvent être épithète détachée ? Si la réponse est non, quelle est la nature de cette proposition?

Bien à toi,

mia7

4 (Modifié par Jehan 01/02/2017 à 19:51)

Les expansions du nom

et Véronique, depuis longtemps faite à l'idée de cette randonnée nocturne, se sentait tout à fait d'aplomb.

Un participe passé peut également être épithète d'un nom, épithète liée  ou détachée de ce nom.
Le mot-noyau de cette longue épithète détachée est le participe faite (au sens d' "habituée"; et ce participe a lui-même un complément de temps  (depuis longtemps) et un COI (à l'idée de cette randonnée nocturne). 
Cette épithète détachée n'est pas une proposition : elle ne comporte pas de sujet différent de celui de la principale, elle est juste une épithète de ce sujet (Véronique).

Une épithète détachée (que ce soit un adjectif, un participe ou une proposition relative) apporte  souvent une nuance  circonstancielle, sans pour autant être un complément circonstanciel.
Les enfants, fatigués, s'endormirent aussitôt.
Le participe passé fatigués, épithète détachée du nom "enfants" comporte ici, par exemple, une nuance de cause...
Ils s'endormirent parce qu'ils étaient fatigués.

5 (Modifié par Jehan 01/02/2017 à 22:44)

Les expansions du nom

Une épithète détachée (que ce soit un adjectif, un participe ou une proposition relative) apporte  souvent une nuance  circonstancielle, sans pour autant être un complément circonstanciel.

D'accord. J'ignorais qu'on pouvait utiliser le terme épithète détachée pour une proposition subordonnée  relative ou un participe passé. Je pensais uniquement à l'apposition pour la proposition subordonnée relative et le participe passé utilisé comme adjectif et je réservais l'appellation épithète strictement pour l'adjectif. C'est plus clair maintenant.

Bonne soirée!

mia7

Les expansions du nom

Certains parlent effectivement parfois d'adjectif apposé,  de participe en apposition, de relative en apposition au lieu d'employer épithète détachée. C'est une appellation moins rigoureuse grammaticalement parlant, mais cela désigne la même chose.