Si Dieu n'existait pas, tout serait-il permis ?

Bonjour à tous,
Pour répondre au sujet présent dans le texte, mes deux premières parties sont tout d'abord de traiter du règne du mal en cas d'absence d'une morale transcendante qui dépasse l'Homme (comme Dieu, les lois..) et ensuite la possibilité de trouver en l'Homme une morale éthique en parlant de l'épicurisme ou de la recherche de la vertu.
Mais je bloque sur ma troisième partie.. Auriez vous des idées?
(et si vous vous posez la question, oui je bloque en fait sur tout le sujet qui m'effraie tant par sa complexité et son ouverture.. je n'arrive pas à canaliser ma réflexion et je sens bien que mes deux premières parties sont baclées.. alors toute remarque ou indice ou axe de réflexion est bonne à prendre et je vous en remercie)
Merci d'avance

2 (Modifié par Delia 10/01/2017 à 15:44)

Si Dieu n'existait pas, tout serait-il permis ?

Paul, 1 Corinthiens 6

12Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit.

L'homme est libre et tout lui est permis, y compris l'envoi d'hommes sur la lune et la construction de chambres à gaz.  A lui de voir ce qui est utile et ce qui est nuisible. à la lueur de sa raison et de sa conscience.

D'ailleurs, est-ce qu'une chose est mauvaise parce que Dieu la défend ou bien est-ce que Dieu c'est  parce qu'elle est mauvaise que Dieu la défend  ? Vous liez d'emblée la notion d'impératif moral à la notion de transcendance alors que tout le sujet est de déterminer si ce lien existe.

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Si Dieu n'existait pas, tout serait-il permis ?

Un prof qui pose cette question est soit stupide soit vicieux soit les deux car avant de poser la question, il établit comme une vérité une proposition (ici : Dieu existe). Or les gens ne sont pas d'accord à ce sujet. À moins qu'au contraire il soit malin et cherche à repérer les gens qui voient son piège.

Tu pourrais ajouter cette question dans ton devoir :
Si Dieu existait, tout serait-il permis ?

Si Dieu n'existait pas, tout serait-il permis ?

En fait, il s'agit d'une citation.
Peut-être alors doit-on commenter la citation.
Cf. Jean- Paul Sartre et l'existentialisme.

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Si Dieu n'existait pas, tout serait-il permis ?

Bonsoir,

Il s'agit d'une affirmation posée par Ivan un des Frères Karamazov de Dostoievski.
Bien entendu la première piste est morale.
Dieu est-il le fondement de la morale ? Les religions le considèrent comme tel. Pensons au décalogue chez les juifs... Ces lois naturelles ont d'abord un rôle de pacification sociale évident. Leur transgression perturbe gravement la société : inceste, filiation, propriété...
Mais il faut aller plus loin. Si l'homme ne se reconnaît pas comme recevant son être d'un autre, c'est toute la création qui chancelle. S'il est le fruit du hasard, s'il ne doit rendre de compte qu'à lui-même, toutes les folies deviennent possibles.
Enfin le judaïsme et le christianisme affirment que l'homme est créé à l'image de Dieu, ce qui signifie que l'homme peut retrouver en lui des traces ou des marques du divin : par exemple son intelligence peut découvrir une autre intelligence à l'oeuvre dans la création, ce qui permet entre autres la constitution des sciences ; son sens du beau le pousse à la recherche de la Beauté... Cette programmation en quelque sorte ne le détermine pas mais le prédispose...

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Si Dieu n'existait pas, tout serait-il permis ?

Oui, Les Frères Karamazov. Merci Jean-Luc. 

Cela dit, j'aurais tendance à porter le même jugement à l'emporte-pièce qu'Hippocampe, car le sujet est à la fois profond et sensible. 

Si Dieu n'existait pas, tout serait-il permis ?

Je me permets de me citer :

Vous liez d'emblée la notion d'impératif moral à la notion de transcendance alors que tout le sujet est de déterminer si ce lien existe.