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Le prédicat

Les spécialistes  du site pourraient-ils donner un avis éclairé et concis sans que cela tourne à la foire d'empoigne grammaticale ? 

http://www.leparisien.fr/societe/gramma … 536055.php

Le prédicat

Un avis éclairé et concis sur quoi ? Sur le prédicat ou sur le fait d'apprendre ce mot aux élèves de CM1 ?
Je vais déjà te donner le mien.
Le prédicat est un terme bien connu de moi. Quand l'ai-je appris ? J'ai oublié. Quand l'ai-je utilisé pour la dernière fois ? J'ai oublié aussi. Quand cela m'a-t-il été utile ? Jamais.
Les appellations grammaticales ont souvent varié.
Cela ne me paraît pas fondamental. Ce qui me paraît plus important, c'est d'apprendre aux enfants à lire et à écrire correctement. Des mots, des phrases.

3 (Modifié par Spalding 07/01/2017 à 11:05)

Le prédicat

Le sujet est ce dont on parle, le prédicat ce qu'on dit du sujet. Ces deux notions sont complémentaires. Toute phrase comprend un sujet et un prédicat au moins, parfois implicites.

Dans mon travail sur le participe passé ("www" ci-contre), je parle du sujet et du prédicat aux pages 6-7 et 10-11.

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Le prédicat

Je demandais un avis quant au contenu de cette réforme dont il est question dans l'article et surtout sur ses implications dans l'apprentissage.

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Le prédicat

N'ayant pas enseigné, cette question pédagogique me dépasse.

6 (Modifié par Jehan 07/01/2017 à 14:51)

Le prédicat

Thème et prédicat, cette terminologie est entrée dans l'usage dès les années 70 et figure dans la Terminologie officielle  obligatoire aux concours sortie en 1995.
C'est une étiquette.  Cela valse, les étiquettes !    Qui pleure encore sur l'exaction ? C'était pourtant un bien beau terme, bien commode, bien plus maniable que ordre et défense mais il a disparu des traités de grammaire au cours du XIX e siècle.

De l'article du Parisien qui mélange un peu torchons et serviettes retenons que ce n'est évidemment pas la grammaire qui a changé, mais  la méthode pour la faire comprendre. Je note également ceci :

Au Conseil supérieur des programmes (CSP), à l'origine de ces changements qu'on n'appelle pas réforme, on revendique une vision utilitaire de la grammaire, qui n'est plus considérée comme un art en soi. « On apprend ce qui va servir, plutôt que de commencer par les exceptions », fait valoir Sylvie Plane, professeur en sciences du langage et vice-présidente du CSP. Ces mêmes exceptions ne sont expliquées qu'au fur et à mesure que les enfants les rencontrent au fil de leurs lectures... Et s'ils ne lisent jamais une histoire mettant en scène un chacal, ne sauront-ils jamais qu'on ne dit pas des chacaux ? « Eh bien oui, ils ne sauront pas. Il y a plein de choses qu'on ne sait pas », assume Sylvie Plane. De même, les verbes ne sont plus appris systématiquement à toutes les personnes et tous les temps, « mais d'abord dans leurs formes les plus fréquentes », même si, à la fin de la 3 e, les élèves sont supposés les avoir tous abordés.

Cela me frappe, car c'est exactement la méthode  que j'appliquais en latin, dès les années 90.

Nihil noui sub sole...

7 (Modifié par Spalding 07/01/2017 à 14:45)

Le prédicat

Thème et prédicat, cette terminologie est entrée dans l'usage dès les années 70 et figure dans la terminologie officielle obligatoire aux concours de sortie en 1995.

On distingue le sujet et le thème d'un côté, le prédicat et le rhème de l'autre. J'en resterai là, car ce n'est pas vraiment le sujet.

8 (Modifié par Delia 07/01/2017 à 13:29)

Le prédicat

Implications dans l'apprentissage ?

Je suis au regret de devoir signaler que l'on n'enseigne pas la grammaire d'une langue vernaculaire à ses locuteurs natifs : on ne la leur enseigne pas car ils la possèdent déjà ! Ils la possèdent puisqu'ils s'expriment. Ce que l'on enseigne, c'est une terminologie éminemment variable : je rappelais exaction, qui m'a frappée tant le mot a par la suite mal tourné, il y avait aussi les verbes neutres du début du XXe siècle que nous appelons aujourd'hui verbes intransitifs. Ces changements perturbent les habitués mais ne troublent pas les débutants.

La question n'est donc pas de savoir si on dira choucroute plutôt que caviar mais de savoir pourquoi on enseigne caviar ou choucroute.
J'ai exercé vingt six ans en collège, j'ai vu défiler des manuels et des réformes, j'ai surtout réfléchi à la didactique du français dans le cadre d'ateliers pédagogiques. Nous en sommes venus très vite à la conclusion qu'il ne faut rien enseigner mais faire observer  les énoncés spontanés et théoriser ensuite ces observations. Ce faisant on affermit la maitrise de la langue chez ses pratiquants.

Prédicat, pourquoi pas prédicat ? L'important, c'est que les élèves comprennent comment ça marche, si j'ose dire, et peu importe le nom que ça porte :


Qu’y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s’appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu’il possède…

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Le prédicat

Mon souci : comment les élèves vont-ils s'y retrouver le jour de l'épreuve de français au brevet des collèges ?

Le prédicat

Les épreuves du Brevet des collèges ne sont pas gravées dans le marbre ! Elles seront adaptées et si elles ne le sont pas, les correcteurs feront ce qu'ils font toujours, ils ne tiendront pas compte des instructions...