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jacquesvaissier a écrit :

Oui, mais cela dépend peut-être aussi de ce qu'on lit. Il n'y a pas grand chose de commun entre un "conte" de Voltaire (pour citer un auteur que je n'aime pas) et une ode de Claudel...

La charge de travail peut varier, j'en conviens (encore que Voltaire est beaucoup plus subtil et polysémique qu'on voudrait nous faire croire...) Ultimement, c'est la richesse, ou la pauvreté du texte qui conditionnent la lecture. Cela dit, lire est une chose beaucoup plus complexe, variable et stimulante que ces grands principes de lecture énoncés un peu bêtement, mais j'aime bien tout entreprendre avec des principes, quitte à ne plus les suivre éventuellement.

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Ultimement.
En tout cas, on ne saurait t'accuser de ne pas utiliser un vocabulaire rare et choisi.

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Et on vous reprochera d'être aussi obtuse que ceux à qui vous le reprochez.

24 (Modifié par Laoshi 04/02/2018 à 12:26)

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T'ai-je insultée pour que tu le fasses ? Ai-je prononcé quelque part le mot obtuse à ton sujet ?
Vérifie sur le dictionnaire le sens du mot obtus, et tu verras qu'il est insultant, et surtout pour moi, que tu ne connais pas.
Je te prierais donc de le retirer.
Sinon, je te répondrai de la même façon.

25 (Modifié par Jehan 04/02/2018 à 14:05)

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J'ai pris quelques libertés, oui, mais j'ai lu quelque part que mes remarques étaient sans fondement, à l'emporte-pièce, seulement pour me faire valoir ? Il y a équivalence, je trouve.

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Non. Il n’y a pas équivalence.
Je t’incite à expliciter tes propos, tes aphorismes comme tu dis.
Et quand je mets une émoticone souriante à la fin de mon commentaire sur « ultimement », ce n’est pas malveillant.

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Aïe ! j'aimerais qu'on en revienne au sujet !!!!

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Oui. C’était quoi, déjà le sujet ?
La lecture active ?
Existe-t-il une lecture inactive ?
On lit, on est passionné, ou non.
Si l’on s'ennuie, on ferme le livre, sauf si pour une raison ou une autre on est obligé de le lire.
On peut aussi se forcer un peu si l’on a été persuadé par autrui que l’ouvrage dont il est question est intéressant. Cela pousse à se remettre en question.

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Pour l'une des premières fois de ma vie, je me suis parfaitement retrouvé dans une demi-mesure ! Quel bonheur, ô divine extase où les cavales entraînent mon âme ... pardon, je m'égare.
Ma première lecture est enfantine - une découverte d'un nouveau monde ! Bon, pas si nouveau si je connais déjà un peu l'auteur mais bref, accordons la nouveauté au texte non-lu. Je ne pourrais imaginer une prise de note assidue à cette lecture !
Certes, j'accorde l'étude d'un vers s'il est indispensable à ma mémoire (et que cette vieille mégère, pas si vieille, peut se le permettre), gribouiller ce vers ou une petite phrase dans un cahier, si je suis fainéant, aussi. Mais pitié ! en première lecture, laissez mes yeux lire et mon esprit rêver ! tourner les pages est un bien assez lourd travail pour mes mains, qu'il faille que j'écrive ce que l'autre a écrit ? Pitié, non !
Plus sérieusement, je trouve la première lecture la plus importante. Elle peut définir une passion (obsession ?) pour un auteur ou pour un livre, poème, vers, (mot?), révéler un pan de l'esprit et de l'âme du lecteur qui se cherche (j'aimerais ne jamais me trouver). Elle doit donc être des plus attentives possibles et le moins de fois interrompue par une activité intellectuelle (autre que la lecture même) qui pourra se montrer nécessaire par la suite. Je comprends tout à fait le besoin de pénétrer d'une manière quasi ésotérique une oeuvre ; mais la prise de note n'en est pas nécessaire pour la première lecture. Lorsqu'on pose le livre, on peut penser, méditer, répéter le livre. Combien de fois ne répète-je pas un vers ? une poésie ? une phrase ? Et en me le répétant, je le médite bien mieux qu'en l'analysant une bonne fois pour toute sur le moment même. Car le problème viens aussi de là ; à chaud, dans la fièvre de la découverte, comment imaginer une seconde que l'esprit puisse analyser convenablement et assez complètement/parfaitement une oeuvre ? Le mien ne peut pas, en tout cas. Pour comprendre une chose profondément, il me faut plusieurs essais (piètre élève).
Ensuite viens la deuxième, troisième, quatrième, cinquième, etc. lecture (car on ne lit pas qu'une fois les Fleurs du mal ou l'Enfer ou les Contemplations) et l'une de ces fois, si on s'y sent, on peut prendre des notes. Encore faut-il savoir quelles notes ?
Car il me semble nécessaire d'imaginer un projet de lecture car sinon les notes sont fades et inutiles ... on ne prend pas les même notes en attaquant Homère qu'en attaquant Cervantès ... si ?
Les notes, à mon avis, sont nécessaires et servent donc à la spécialisation. J'ai bien compris de quoi ça parle, je peux résumer la chose mais hey ! y a cet aspect (peut être "ces aspects") qui m'intéresse ! je vais l’analyser.
Et là débute l'introspection.

PS : Si la littérature est large, les manières de lire le sont encore plus ! La mienne est peut-être la pire et celle de Victor Hugo pourrait ne pas être la meilleure.