Choix des langues dans les études de traduction

Bonjour,
je vais passer mon BAC à la fin de l'année et les inscription pour les écoles supérieurs ou autres sont en janvier.
Je m’intéresse au métier de traductrice mais je ne suis pas bonne du tout en anglais.
Ma question est la suivante: Suis-je obligée de prendre anglais en deuxième ou troisième langue ou puis-je par exemple prendre espagnol et japonais ? ( Sachant que je parle français, qui est ma langue maternelle. )
Merci d'avances pour votre aide et vos renseignements.

2 (Modifié par fidji45 19/11/2016 à 18:03)

Choix des langues dans les études de traduction

Bonjour,

Si tu veux faire uniquement de la traduction , passer d'une langue à l'autre à l'écrit, et que tu veux donc devenir traductrice, il faut savoir comment tu envisages cette profession:
Soit tu te spécialises et tes traductions relèvent du domaine littéraire (et même technique)et tu envisages de faire cette profession plutôt chez toi ; C'est un travail qui est exigeant ,qui demande une discipline personnelle et qui est très solitaire; tu dois trouver des traductions adaptées à ta langue maternelle (dite d'arrivée) et partir tes langues (dites de départ) 
Ta langue maternelle est dite la langue A , et tes traductions se font à partir d'une langue B ou de deux langues B et C. On attend de toutes façons une excellente maîtrise de A  et très(très) bonne de B / C.

Soit tu travailles au sein d'une entreprise et tu peux être amenée à traduire ET à faire de l'interprétariat (téléphone, organisations d'évènements) C'est plus vivant ,tu es au contact de tes collègues. Tu auras sans doute alors déjà noté que l'anglais est une des langues qui s'imposent avec une autre langue C ;soit une langue européenne comme l'allemand qui a été délaissé ou l'italien . Mais d'autres langues sont également demandées comme l'espagnol ou l'arabe littéraire ...

Il est très rare de trouver des traducteurs qui font l'impasse sur l'anglais .Si tu veux faire une école publique comme L'ESIT ou privée ,comme L'ISIT ,il te faudra aussi avoir vécu à l'étranger et avoir une très bonne culture générale.

L'anglais est considérée comme la langue "véhiculaire" que tout le monde sait plus ou moins bien parler. Toi ,tu en fais ton métier : si tu choisis l'entreprise tu devras être celle qui maîtrise vraiment bien cette langue.

Ne te décourage pas : va voir les parcours et spécialisations proposés dans ces écoles et ce que l'on attend de toi . Il me semble que les langues rares sont plus recherchées qu'avant, comme par exemple, le japonais.

Si l'entreprise travaille avec l'Europe ,tu resteras dans des langues "classiques" : anglais ,allemand, espagnol, italien.
Si l'entreprise travaille à l'international: anglais et des langues plus rares;
Il faut savoir aussi que l'espagnol est une langue qui a pris beaucoup d'ampleur ces dernières années;

J'ai passé les concours de traduction et d'interprétariat à L'ESIT il y a quelque temps déjà: on pouvait s'y présenter en "bilingue parfait" mais uniquement avec la combinaison :français-anglais en interprétariat . Cela exige un niveau quasi identique dans les deux langues et donc d'avoir eu la chance d'acquérir ces deux langues de travail très jeune: On travaille alors aussi bien de la langue A vers B que B vers A.

Si tu n'es pas sûre d'avoir le niveau (élevé) attendu ,pars à l'étranger une ou plusieurs années car la langue se nourrit de références culturelles , constamment renouvelées .Il est donc essentiel de saisir les plus fines nuances et "équivalences"

Tu peux ,je le pense , prendre pour langues l'espagnol et le japonais mais alors pour de la traduction pure (si tu désires un métier avec des contacts , il me semble très hasardeux de ne pas maîtriser l'anglais )Attention aussi à la qualité de ton français : si tu veux être parmi les meilleurs ,point de fautes d'orthographe!
C'est un métier où il faut être très curieux et exigeant.

3 (Modifié par Invité 19/11/2016 à 20:05)

Choix des langues dans les études de traduction

Liv29,

Je connais le milieu de la traduction d'assez loin, car j'en ai surtout entendu parler par d'anciens collègues enseignants qui se sont reconvertis dans la traduction.

D'après ce que j'ai entendu, il semble que la traduction littéraire soit rarement la principale source de revenu. Beaucoup espèrent traduire de la littérature, mais beaucoup de traducteurs vivent grâce à des traductions beaucoup plus prosaïques : notices variées, textes juridiques ou administratifs, courriers d'entreprise... Deuxièmement, j'ai souvent entendu que la qualité du français était très importante dans le métier.

Avez-vous essayé de contacter un traducteur ou un interprète pour lui demander conseil ? Je suis sûr que vous pourriez trouver les coordonnées d'un traducteur ou d'un interprète sur internet. Ensuite, vous pourriez lui envoyer un courriel pour lui poser quelques questions. Je serai étonné qu'il n'y en ait pas un qui accepte de répondre à quelques questions gentiment posées par une lycéenne qui cherche sa voie.

Je vous souhaite plein de réussites pour cette année.
FC.