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Comment les auteurs font-ils réfléchir les lecteurs sur l'origine du mal ?

Bonjour je n'arrive pas à résoudre mon corpus, j'ai des idées elle ne sont pas claires je n'arrives pas à les mettre sur le papier... Voici les trois texte et la problématique : Comment à travers ces textes les auteurs font-ils réfléchir sur les lecteurs sur l'origine du mal ?
Texte 1

Jason me répudie ! Et qui l’aurait pu croire ?
S'il a manqué d'amour, manque-t-il de mémoire ?
Me peut-il bien quitter après tant de bienfaits ?
M'ose-t-il bien quitter après tant de forfaits (9) ?
Sachant ce que je puis, ayant vu ce que j'ose,
Croit-il que m'offenser ce soit si peu de chose ?
Quoi ! Mon père trahi, les éléments forcés,
D'un frère dans la mer les membres dispersés,
Lui font-ils présumer mon audace épuisée ?
Lui font-ils présumer qu'à mon tour méprisée,
Ma rage contre lui n'ait par où s'assouvir
Et que tout mon pouvoir se borne à le servir ?
Tu t'abuses, Jason, je suis encor moi-même.
Tout ce qu'en ta faveur fit mon amour extrême,
Je le ferai par haine et je veux pour le moins
Qu'un forfait nous sépare, ainsi qu'il nous a joints,
Que mon sanglant divorce, en meurtres, en carnage,
S'égale aux premiers jours de notre mariage
Et que notre union, que rompt ton changement,
Trouve une fin pareille à son commencement.
Déchirer par morceaux l'enfant aux yeux du père
N'est que le moindre effet qui suivra ma colère ;
Des crimes si légers furent mes coups d'essai :
Il faut bien autrement montrer ce que je sai (10),
Il faut faire un chef-d'œuvre, et qu'un dernier ouvrage
Surpasse de bien loin ce faible apprentissage.


Texte 2

Donc, voici l’hiver de notre déplaisir
changé en glorieux été par ce soleil d’York ;
voici tous les nuages qui pesaient sur notre maison
ensevelis dans le sein profond de l’Océan !
Donc, voici nos tempes ceintes de victorieuses guirlandes,
os armes ébréchées pendues en trophée,
nos alarmes sinistres changées en gaies réunions,
nos marches terribles en délicieuses mesures !
La guerre au hideux visage a déridé son front,
et désormais, au lieu de monter des coursiers caparaçonnés
pour effrayer les âmes des ennemis tremblants,
elle gambade allègrement dans la chambre d’une femme
sous le charme lascif du luth.
Mais moi qui ne suis pas formé pour ces jeux folâtres,
ni pour faire les yeux doux à un miroir amoureux,
moi qui suis rudement taillé et qui n’ai pas la majesté de l’amour
pour me pavaner devant une nymphe aux coquettes allures,
moi en qui est tronquée toute noble proportion,
moi que la nature décevante a frustré de ses attraits,
moi qu’elle a envoyé avant le temps
dans le monde des vivants, difforme, inachevé,
tout au plus à moitié fini,
tellement estropié et contrefait
que les chiens aboient quand je m’arrête près d’eux !
eh bien, moi, dans cette molle et languissante époque de paix,
je n’ai d’autre plaisir pour passer les heures
que d’épier mon ombre au soleil
et de décrire ma propre difformité.
Aussi, puisque je ne puis être l’amant
qui charmera ces temps beaux par leurs,
je suis déterminé à être un scélérat
et à être le trouble-fête de ces jours frivoles.
J’ai, par des inductions dangereuses,
par des prophéties, par des calomnies, par des rêves d’homme ivre,
fait le complot de créer entre mon frère Clarence et le roi — une haine mortelle.
Et, pour peu que le roi Édouard soit aussi honnête et aussi loyal
que je suis subtil, fourbe et traître,
Clarence sera enfermé étroitement aujourd’hui même,
en raison d’une prédiction qui dit que G
sera le meurtrier des héritiers d’Édouard.
Replongez-vous, pensées, au fond de mon âme !

Texte 3 :

Mon Dieu ! il était donc revenu, ce mal abominable dont il se croyait guéri ? Voilà qu'il avait voulu la tuer, cette fille ! Tuer une femme, tuer une femme ! cela sonnait à ses oreilles, du fond de sa jeunesse, avec la fièvre grandissante, affolante du désir. Comme les autres, sous l'éveil de la puberté, rêvent d'en posséder une, lui s'était enragé à l'idée d'en tuer une. Car il ne pouvait se mentir, il avait bien pris les ciseaux pour les lui planter dans la chair, dès qu'il l'avait vue, cette chair, cette gorge, chaude et blanche. Et ce n'était point parce qu'elle résistait, non ! c'était pour le plaisir, parce qu'il en avait envie, une envie telle, que, s'il ne s'était pas cramponné aux herbes, il serait retourné là-bas, en galopant, pour l'égorger. Elle, mon Dieu ! cette Flore qu'il avait vue grandir, cette enfant sauvage dont il venait de se sentir aimé si profondément ! Ses doigts tordus entrèrent dans la terre, ses sanglots lui déchirèrent la gorge, dans un râle d'effroyable désespoir.
Pourtant,il s'efforçait de se calmer, il aurait voulu comprendre. Qu'avait-il donc de différent lorsqu'il se comparait aux autres ? Là-bas, à Plassans, dans sa jeunesse, souvent déjà il s'était questionné. Sa mère Gervaise, il est vrai, l'avait eu très jeune, à quinze ans et demi ; mais il n'arrivait que le second, elle entrait à peine dans sa quatorzième année, lorsqu'elle était accouchée du premier, Claude ; et aucun de ses deux frères, ni Claude, ni Étienne, né plus tard, ne semblait souffrir d'une mère si enfant et d'un père gamin comme elle, ce beau Lantier, dont le mauvais coeur devait coûter à Gervaise tant de larmes. Peut-être aussi ses frères avaient-ils chacun son mal qu'ils n'avouaient pas, l'aîné surtout qui se dévorait à vouloir être peintre, si rageusement qu'on le disait à moitié fou de son génie. La famille n'était guère d'aplomb, beaucoup avaient une fêlure héréditaire ; non pas qu'il fût d'une santé mauvaise, car l'appréhension et la honte de ses crises l'avaient seules maigri autrefois ; mais c'étaient, dans son être, de subites pertes d'équilibre, comme des cassures, des trous par lesquels son moi lui échappait, au milieu d'une sorte de grande fumée qui déformait tout. Il ne s'appartenait plus, il obéissait à ses muscles, à la bête enragée. Pourtant, il ne buvait pas, il se refusait même un petit verre d'eau-de-vie, ayant remarqué que la moindre goutte d'alcool le rendait fou. Et il en venait à penser qu'il payait pour les autres, les pères, les grands-pères, qui avaient bu, les générations d'ivrognes dont il était le sang gâté, un lent empoisonnement, une sauvagerie qui le ramenait avec les loups mangeurs de femmes, au fond des bois.



J'ai fait mes axes :

I-Une expérimentation vers la bienveillance

A-Une remise en question
B-Des êtres rejetés

II-Une pulsion meurtrières involontaire

A-Personnes tourmentés
B- je ne sais pas quoi mettre


Je bloque ! Je ne sais même pas quoi dire.. J'ai vu qu'ils étaient tous rejetés ,ils se posent des questions.., aussi il i ya une détermination à tuer.

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Comment les auteurs font-ils réfléchir les lecteurs sur l'origine du mal ?

Corneille : Médée

Shakespeare : Richard III

Zola : la Bête humaine

La vengeance ? La difformité ? L'hérédité ?

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Comment les auteurs font-ils réfléchir les lecteurs sur l'origine du mal ?

Tu veux dire que je dois faire trois axes ? En tout cas, je n'ai rien comprit à la première partie du texte de Shakespeare... Après, j'ai les idées mais je ne sais pas les exprimer sur le papier...

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Comment les auteurs font-ils réfléchir les lecteurs sur l'origine du mal ?

j'ai essayé de te montrer ce qui était mis en scène et qui pouvait être à l'origine du mal mais tu ne peux faire un axe par texte.