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Demande de correction d'un texte

Un élève d'école secondaire m'a demandé de corriger son texte. Je ne sais si j'ai trouvé toutes les fautes.  Pourriez-vous vérifier s'il en reste encore? Merci!

Mon regard croisa celui d'un homme, dont le visage me faisait remémorer mon humble passé.

Il y a un an environ, à l'approche de Noël, vers 17 heures, le soleil blanchâtre disparaissait déjà du ciel assombri de nuages gris. Dans les vitrines s'allumaient des ampoules bleues, jaunes et violettes. Quelques flocons de neige voltigeaient, selon le courant du vent, parmi les heureux passants pressés. Je rabattais mon capuchon sur ma tête en hâtant mes pas, et puis tournais à droite sur la rue Saint-Catherine.

Je m'acheminais en direction de la Maison Wolfe, un centre d'hébergement pour les sans-abri, qui m'avait logé après que les jeux addictifs m'avaient ruiné. À mi-chemin, juste après le Musée d'art contemporain, je m'arrêtais devant un large perron, l'entrée de l'esplanade de la Place des arts.  Ce grand terrain plat, plus long que large, allait jusqu'au péristyle de la salle Wilfrid-Pelletier.

Après avoir monté les marches, je me trouvais enchanté devant le marché de Noël. Des boules lumineuses, des sapinettes givrées, des traîneaux tirés par des rennes dorés, des lutins circulant parmi la foule émerveillée et les magnifiques chants des chorales, tout me charmait dans cette ambiance féerique. La combinaison merveilleuse des activités et du magasinage produisait des effets formidables sur les visiteurs. Pendant que les grands s'enthousiasmaient à la dégustation d'un plat exquis, les enfants ensorcelés tournaient autour de la montagne de jouets géants ou jouaient à cache-cache dans de jolies maisonettes.

Avant de reprendre mon chemin, j'aperçus qu'en face de cette allégresse publique, quêtait un mendiant d'une main tremblante, et de l'autre il caressait, son seul trésor, un chien couché sur une couverture sale, partagée avec son maître assis. À part un manteau épais couvrant ses jambes, un chapeau posé devant lui, l'itinérant ne possédait plus rien, si ce n'était un carton ayant l'inscription '' Donnez-moi de la monnaie, merci!'' En l'approchant, je voyais quelques huards et billets épars dans le fond de son chapeau. Les gens passaient vite en le contournant avec dédain. Lui, il fixait le sol avec un regard vide. Sous toutes ces apparences, je sentis son cœur aspirer à une issue. Face aux grandes difficultés financières et sociales, il avait perdu tout espoir, comme moi il y avait un mois. Je décidai de lui parler pour l'aider à s'en sortir. C'était difficile de démarrer le dialogue, mais avec les mêmes expériences, nos deux cœurs se rapprochaient vite. Il partit avec moi pour la Maison Wolfe, aujourd'hui réduite en décombres.

2 (Modifié par fidji45 10/11/2016 à 07:46)

Demande de correction d'un texte

Bonjour

"me "remémorer mon "humble "passé: après avoir lu le texte ,je ne suis pas sûre du "humble" : difficile

"les flocons de neige voltigeaient au gré du vent "sonne mieux ,mais ce n'est qu'une suggestion!!

Après que les jeux addictifs m'ont ruiné (après que n'est jamais suivi d'un subjonctif : cf la chanson de Trénet : longtemps , longtemps , longtemps après que les poètes ont disparus...."


à l'entrée de l'esplanade....

je me retrouvais enchanté,

toute cette ambiance féerique me charmait (est une tournure plus légère)

je ne comprends pas le terme "magasinage": shopping au Québec?   

j'aperçus un mendiant qui se détachait de cette allégresse générale : il quêtait

l'itinérant ne se dit pas beaucoup: cet homme sans toit

"huards"?:quelques pièces de monnaie?

Je sentis que son cœur aspirait à une fin (?)

Il fut difficile d'entamer un dialogue

Mais comme nous avions tous deux connu les mêmes expériences, nos cœurs se rapprochèrent rapidement

réduite en poussière

Bravo à cet élève! 

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Demande de correction d'un texte

Merci!

magasinage--(shopping au Québec)
Huard-dollar canadien

Demande de correction d'un texte

Merci!

Incroyable ,je ne connaissais pas les huards!


Bonne journée!

Demande de correction d'un texte

Je m'acheminais en direction de la Maison Wolfe, un centre d'hébergement pour les sans-abri, qui m'avait logé après que les jeux addictifs m'avaient ruiné.


Pas un subjonctif, mais un plus-que-parfait. Ne pas le changer.

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Demande de correction d'un texte

''l'entrée de l'esplanade'' sans ''à'' est-il une apposition introduite par la virgule?

7 (Modifié par fidji45 10/11/2016 à 20:49)

Demande de correction d'un texte

Rebonjour!

Ah oui je suis désolée ,je me suis précipitée sur ce pauvre "après que"!

En fait, le choix du mot perron qui est ici décrit comme ouvrant sur une esplanade , me laisse dubitative.

Je vous livre la définition du Larousse "perron" : escalier extérieur à marches peu nombreuses se terminant par une plateforme sur laquelle donne une porte d'entrée.
Dans le texte , il est utilisé comme ouvrant sur une grande esplanade d'un endroit que je ne connais pas et que je ne peux pas m'imaginer.
Le narrateur décrit ce perron comme ouvrant sur" l'esplanade  de la Place des Arts, ce grand terrain plat, plus long que large"....qui mène à la salle Wifrid Pelletier. Après avoir monté les marches....
Un perron est ce qui mène à une porte d'entrée . Est-il correct de l'employer alors qu'une large esplanade le sépare de la salle Wilfrid Pelletier?

Voilà , pour moi ce n'est pas clair mais encore une fois, cela fait peut-être sens quand on connaît l'endroit!

8 (Modifié par gerardmontreal 10/11/2016 à 21:20)

Demande de correction d'un texte

Merci beaucoup!

Alors, est-ce mieux avec '' ... devant un large escalier donnant accès à l'esplanade de la Place des arts.'' ?

9 (Modifié par fidji45 11/11/2016 à 00:58)

Demande de correction d'un texte

Rebonsoir!

Oui cela me paraît mieux . L'escalier indique néanmoins un nombre certain de de "marches". Une hauteur à parcourir...
Encore une fois si l'endroit qui est indiqué s'y prête , on parlera plus facilement de "marches"

Une autre idée me vient : l'ensemble du texte est au passé : en majorité à l'imparfait et au passé simple;

La règle pour trancher entre ces deux temps (qui peut se faire à l'oreille , en remplaçant la première personne du singulier par la troisième personne du singulier par exemple):
L'imparfait est utilisé pour décrire le cadre du récit et les actions qui ne le font pas avancer.
Le passé simple est utilisé pour raconter l'histoire ,les actions qui font progresser le récit:c'est une explication qui peut se retenir facilement .

Cela ne m'a pas "sauté" au visage en première lecture pour cette fameuse phrase (les marches) car je cherchais des fautes d'orthographe et je me suis moins intéressée aux temps (sauf quand j'ai bondi sur le pauvre "après que" !!) et à la toute fin du récit.

Je propose donc de changer dans le texte:

Je m'arrêtai devant de larges marches qui menaient (...) Je les gravis et je me retrouvai enchanté (...)

En l'approchant je vis (pas voyais)quelques huards

Bonne soirée!

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Demande de correction d'un texte

Alors,

Mon regard croisa celui d'un homme, dont le visage me  remémorait mon passé difficile.
Il y a un an environ, à l'approche de Noël, vers 17 heures, le soleil blanchâtre disparaissait déjà du ciel assombri de nuages gris. Dans les vitrines s'allumaient des ampoules bleues, jaunes et violettes. Quelques flocons de neige voltigeaient au gré du vent, parmi les heureux passants pressés. Je rabattais mon capuchon sur ma tête en hâtant mes pas, et puis tournais à droite sur la rue Saint-Catherine.
Je m'acheminais en direction de la Maison Wolfe, un centre d'hébergement pour les sans-abri, qui m'avait logé après que les jeux addictifs m'avaient ruiné. À mi-chemin, juste après le Musée d'art contemporain, je m'arrêtai devant de larges marches qui menaient à l'esplanade de la Place de Arts.  Ce grand terrain plat, plus long que large, allait jusqu'au péristyle de la salle Wilfrid-Pelletier.
Je les gravis et  je me retrouvais enchanté devant le marché de Noël. Des boules lumineuses, des sapinettes givrées, des traîneaux tirés par des rennes dorés, des lutins circulant parmi la foule émerveillée et les magnifiques chants des chorales, toute cette ambiance féerique me charmait. La combinaison merveilleuse des activités et du magasinage produisait des effets formidables sur les visiteurs. Pendant que les grands s'enthousiasmaient à la dégustation d'un plat exquis, les enfants ensorcelés tournaient autour de la montagne de jouets géants ou jouaient à cache-cache dans de jolies maisonettes.
Avant de reprendre mon chemin, j'aperçus un mendiant qui se détachait de cette allégresse générale. Il quêtait d'une main tremblante, et de l'autre il caressait, son seul trésor, un chien couché sur une couverture sale, partagée avec son maître assis. À part un manteau épais couvrant ses jambes, un chapeau posé devant lui, cet homme ne possédait plus rien, si ce n'était un carton ayant l'inscription '' Donnez-moi de la monnaie, merci!'' En l'approchant, je voyais quelques huards et billets épars dans le fond de son chapeau. Les gens passaient vite en le contournant avec dédain. Lui, il fixait le sol avec un regard vide. Sous toutes ces apparences, je sentis que son cœur aspirait à une fin. Face aux grandes difficultés financières et sociales, il avait perdu tout espoir, comme moi il y avait un mois. Je décidai de lui parler pour l'aider à s'en sortir. Il fut difficile d'entamer le dialogue, mais comme nous avions tous deux connu les mêmes expériences, nos cœurs se rapprochèrent rapidement. Il partit avec moi pour la Maison Wolfe, aujourd'hui réduite en poussière.

(Il me semble que le scripteur peut mettre à l'imparfait certaines actions de courte durée quand il veut les mettre en arrière-plan.)