41 (Modifié par gerardmontreal 13/11/2016 à 21:23)

Demande de correction d'un texte

Merci!

Si on garde tous les verbes à l'imparfait (sécant), est-ce que cela a du sens? Est-ce que le texte paraît monotone comme ça? Je ne suis pas francophone d'origine (dans ma langue maternelle, il n'existe pas la conjugaison des verbes), je ne peux pas toujours en sentir la nuance.

Par exemple, pour les deux premiers verbes se lever et s'habiller, si le scripteur adopte un point de vue ''sécant'' en les mettant à l'imparfait pour que l'on envisage les actions saisies à un moment précis de leur déroulement. Mais le correcteur pourrait adopter la façon globale pour voir ces actions et pense qu'il faut employer le passé simple.   Alors quel temps convient le mieux dans ce cas?

42

Demande de correction d'un texte

bonsoir

De quel texte parlez-vous, sil vous plaît?

43

Demande de correction d'un texte

Au passé simple

C’était le jeudi. Elle se leva, et elle s’habilla silencieusement pour ne point éveiller Charles qui lui aurait fait des observations sur ce qu’elle s’apprêtait de trop bonne heure. Ensuite elle marcha de long en large ; elle se mit devant les fenêtres, elle regarda la Place. Le petit jour circulait entre les piliers des halles, et la maison du pharmacien, dont les volets étaient fermés, laissait apercevoir dans la couleur pâle de l’aurore les majuscules de son enseigne.
Quand la pendule marqua sept heures et un quart, elle s’en alla au lion d’or, dont Artémise, en bâillant, vint lui ouvrir la porte. Celle-ci déterra pour Madame les charbons enfouis sous les cendres. Emma resta seule dans la cuisine. De temps à autre, elle sortait / Elle sortit plusieurs fois (de temps à autre + passé simple = ça ne fonctionne pas). Hivert attela sans se dépêcher, et en écoutant d’ailleurs la mère Lefrançois, qui, passant par un guichet sa tête en bonnet de coton, le chargea de commissions et lui donna des explications à troubler un tout autre homme. Emma battit à plusieurs reprise / battit (si on n’ajoute pas de précisions = une seule fois) / battait (plusieurs fois) la semelle de ses bottines contre les pavés de la cour.


A l’imparfait autant que possible

C’était le jeudi. Elle se levait, et elle s’habillait silencieusement pour ne point éveiller Charles qui lui aurait fait des observations sur ce qu’elle s’apprêtait de trop bonne heure. Ensuite elle marcha de long en large ; elle se mit devant les fenêtres, elle regardait la Place. Le petit jour circulait entre les piliers des halles, et la maison du pharmacien, dont les volets étaient fermés, laissait apercevoir dans la couleur pâle de l’aurore les majuscules de son enseigne.
Quand la pendule marqua sept heures et un quart, elle s’en alla au lion d’or, dont Artémise, en bâillant, vint lui ouvrir la porte. Celle-ci déterra pour Madame les charbons enfouis sous les cendres. Emma resta / restait seule dans la cuisine. De temps à autre, elle sortait. Hivert attelait sans se dépêcher, et en écoutant d’ailleurs la mère Lefrançois, qui, passant par un guichet sa tête en bonnet de coton, le chargeait de commissions et lui donnait des explications à troubler un tout autre homme. Emma battait la semelle de ses bottines contre les pavés de la cour.

Je trouve qu'avec le passé simple le texte est plus détaché / plus sec / plus rapport de police ; avec l'imparfait, je sens davantage de lenteur, les actions se déployer. Finalement, ça revient à ce que je disais précédemment = vue de l'extérieur vs vue de l'intérieur.

44

Demande de correction d'un texte

Merci!

C'est ce genre de comparaison que je cherche. Je vais lire attentivement pour le comprendre.

Merci beaucoup!

45

Demande de correction d'un texte

De rien !

Ce serait évidemment plus simple et efficace si nous en discutions en direct, ça permettrait notamment de mieux expliciter les nuances.
J’espère que ça vous aidera un peu tout de même.
Bon courage !

46 (Modifié par gerardmontreal 19/11/2016 à 05:26)

Demande de correction d'un texte

Un autre petit texte à corriger. J'espère qu'il y a moins de fautes cette fois-ci.  Merci!

  Un vendredi après-midi vers la fin d'automne, la clientèle n'arrivait pas, et dans le ronronnement des compresseurs de réfrigérateur, M. Feng Li était penché sur son livre , appuyé des deux mains un peu écartées sur le bord du comptoir. Au bruit de la porte entra une personne qui saluait d'une voix retentissante,
  -Mon petit Chinois, comment ça va?
Feng savait que c'était M. Tremblay, client qui habitait juste dans la rue d'à côté. Il leva ses yeux vers l'entrée de la boutique et répondit,
  -Ca va très bien, merci! Et toi?
M. Tremblay descendit les quelques marches et tourna à droite, où se tenait dans un coin, contre la balustrade de l'escalier, une petite table avec les fiches de sélection de Loto Québec, il haussa la voix,
  -Tabarnak, ça va mal! Hier, j'ai perdu 800 piastres au casino!
Un rayon de soleil oblique entrait par la porte vitrée et allongeait sur le congélateur à crème glacée l'ombre d'un érable, dépourvu de feuilles, de l'autre côté de la rue, près du tronc duquel un commis de chez le fleuriste déposait de longs cartons bruns, destinés à la collecte des matières recyclables prévue pour le lendemain.
  M. Tremblay était un entrepreneur autonome en construction, qui travaillait, du début d'avril jusqu'à la fin d'octobre, dans la réparation des murs en briques. Parfois il prolongeait sa période de travail vers la fin de novembre en fonction du nombre des contrats reçus, et si le temps froid tardait à s'installer dans la métropole de la Belle Province. Comme il disait souvent, il faisait de l'argent ''à flots''.  Il jouait beaucoup aux paris sportifs dès que la saison du football américain et du hockey commerçait.
  Il vint vers le comptoir avec plusieurs fiches de sélection remplies, mais avant de les y poser, il dit,
  -Ça sent le riz ici!
  -Tu aimes le riz? demanda le propriétaire avec un peu de surprise.
  -Estie! Je hais l'odeur du riz, je la sens toujours chez ma petite Chinoise.
  Il s'interrompit, puis il reprit,
  -Mais maintenant, la Chinoise, c'est terminé!
  Il vivait dans un cottage de deux étages avec sa conjointe et son jeune fils. En même temps il entretenait une relation avec une femme cantonaise. Une fois même, après une dispute assez violente chez lui, il était allé se loger dans l'appartement  en quartier chinois qu'il avait loué pour elle et y était resté pendant presque un an.
  Il continua,
  -Le mois dernier, elle est retournée en Chine pour une courte visite. Je lui avais acheté les billets d'avion, ça coûtait cher, les billets d'avion! Quand elle est revenue, elle m'a dit que c'est terminé entre nous. Tabarnak!  Je pense qu'elle a trouvé un autre homme.
  -C'est bien dommage! dit Feng, en se disant que c'était bien mieux comme ça.
  Il n'aimait pas que M. Tremblay parlât à haute voix, parfois devant d'autres clients, de cette femme, qui lui semblait vivre aux crochets de cet homme-là, et il détestait encore plus qu'à cause d'elle, il perdît une partie considérable de sa vente de loterie.
  -Ciboire de ton cul, c'est bien dommage, s'écria le maçon en lui donnant une fiche, passe-la quatre fois, s'il te plaît, mais laisse-moi vérifier le billet avant de la repasser.
  Au lieu de miser gros sur un seul billet, il cochait toujours un montant plus petit sur une fiche et demandait de la passer plusieurs fois pour que la gain escompté de chaque billet ne dépassât pas 600 dollars, le montant seuil en deçà duquel une boutique n'était plus autorisée à payer pour un billet gagnant. Il se sentait très mal à l'aise d'aller au siège social de Loto Québec, où il serait obligé de souffrir la procédure de vérification à la con.
  Feng lui remis les quatre billets, et il lui fila une autre fiche, quand deux jeunes noirs ouvraient la porte.

Une autre partie à corriger. Merci! J'espère que cela ne contrevient pas aux règlements de ce forum.

Un vendredi après-midi vers la fin d'automne, la clientèle n'arrivait pas, et dans le ronronnement des compresseurs de réfrigérateur, M. Feng Li demeurait penché sur son livre , appuyé des deux mains un peu écartées sur le bord du comptoir. Au bruit de la porte entra un homme qui saluait d'une voix retentissante,
  -Mon bon Chinois, comment ça va?
Feng savait que c'était M. Tremblay, client qui résidait avenue Bellechasse, à cinquante pas du magasin. Il leva ses yeux brouillés vers l'entrée de la boutique et répondit,
  -Ca va très bien, merci! Et toi?
M. Tremblay descendit les quelques marches de fer et tourna à droite, où se tenait dans un coin, contre la balustrade de l'escalier, une petite table avec les fiches de sélection de Loto Québec, il haussa la voix,
  -Tabarnak, ça va mal! Hier, j'ai perdu 800 piastres au casino!
  Un rayon de soleil oblique entrait par la porte vitrée et allongeait sur le congélateur à crème glacée l'ombre d'un érable, dépourvu de feuilles, de l'autre côté de la rue, près du tronc duquel un commis de chez le fleuriste déposait nonchalamment de longs cartons bruns, destinés à la collecte des matières recyclables prévue pour le lendemain.
  M. Tremblay était un entrepreneur autonome en construction, qui travaillait, du début d'avril jusqu'à la fin d'octobre, dans la réparation des murs en briques. Parfois il prolongeait sa période de travail vers la fin de novembre en fonction du nombre des contrats reçus, et si le temps froid tardait à s'installer dans la métropole de la Belle Province. Comme il disait souvent, il faisait ''de l'argent à flots''.  Pour combler le temps libre, il jouait beaucoup aux paris sportifs dès que la saison du football américain et du hockey commerçait.
  Il vint vers le comptoir avec plusieurs fiches de sélection remplies, mais avant de les y poser, il s'exclama,
  -Ça sent le riz ici!
  -Tu aimes le riz? demanda le propriétaire avec un brin de surprise.
  -Estie! Je hais l'odeur du riz, je la sens toujours chez ma petite Chinoise.
  Il s'interrompit pendant quelques instants, puis il reprit,
  -Mais maintenant, la Chinoise, c'est terminé!
  Il vivait dans un cottage de deux étages avec sa conjointe et son jeune fils. En même temps il entretenait une relation avec une femme cantonaise. Une fois même, après une dispute virulente chez lui, il était allé se loger dans l'appartement  en quartier chinois qu'il avait loué pour elle et y avait séjourné pendant presque un an. 
  Il continua,
  -Le mois dernier, elle est retournée en Chine pour une courte visite. Je lui avais acheté les billets d'avion, ça coûtait cher, les billets d'avion! Quand elle est revenue, elle m'a dit que c'est terminé entre nous. Tabarnak!  j'imagine qu'elle a trouvé un autre homme.
  -C'est bien dommage! dit Feng, en se disant que c'était bien mieux ainsi.
  Il n'aimait point que M. Tremblay parlât à haute voix, parfois devant d'autres clients, de cette femme, qui lui semblait vivre aux crochets de cet homme-là, et il détestait encore plus qu'à cause d'elle, il perdît une partie considérable de sa vente de loterie.
  -Ciboire de mon cul! c'est bien dommage, s'écria le maçon en lui donnant une fiche, passe-la quatre fois, s'il te plaît, mais laisse-moi vérifier le billet avant de la repasser.
  Au lieu de miser gros sur un seul billet, il cochait toujours un montant plus petit sur une fiche et demandait de la passer plusieurs fois pour que la gain escompté de chaque billet ne dépassât pas 600 dollars, le montant seuil en deçà duquel une boutique n'était plus autorisée à payer pour un billet gagnant. Il se sentait très mal à l'aise d'aller au siège social de Loto Québec, où il serait obligé de souffrir la procédure de vérification à la con.
  Feng lui remit les quatre billets, et il lui fila une autre fiche, quand deux jeunes à la peau foncée ouvraient la porte.
  Le plus grand d'entre eux avança d'un pas, se pencha légèrement en avant et demanda,
  -Est-ce que t'as des Backwoods?
  -Non, j'en ai pas, Monsieur.
  Le grand murmura quelques mots au petit, qui, tirant d'une main la poignée vers l'arrière, appuyé de l'autre sur le chambranle d'aluminium, tendait le cou vers l'intérieur du magasin par la porte entrouverte  afin de mieux entendre son copain. Ensuite, tous les deux descendirent les marches l'un après l'autre. Tandis que le premier s'amena à la caisse, le second tournait à droite vers la rangée de réfrigérateurs, remplis de jus et de boissons énergisantes. Feng pencha un peu la tête sur le côté, car son attention s'attirait sur l'accoutrement du petit, qui venait de lui tourner le dos. Il portait, en tête sur les cheveux noirs bouclés, un gros écouteur rose, et, sur son corps, un blouson style perfecto, mais un peu trop ample que ce dernier se balançait autour de lui. Il gardait sa ceinture lâche sur sa hanche, laissant tomber le pantalon au-dessous de ses fesses et voir la couleur écarlate de son caleçon.
  -Ça va bien, Monsieur?, entama la conversation le grand , à côté de M. Tremblay, qui s'adressa ensuite à Feng :''Passe d'abord au monsieur.'' en se retirant vers l'autre côté.
  -Oui.. très bien.. Merci.. et vous? balbutia Feng, tenant encore à l’œil le petit, qui faisait glisser la portière d'un réfrigérateur.
  -Les Chinois travaillent tout le temps, hein? continua le grand, comme ils ne prennent jamais de vacances.
  -Quoi? bredouilla Feng en réorientant son regard sur sa figure, qu'est-ce que je peux faire pour vous, Monsieur?
  -C'est quoi, ça? montrait le jeune du doigt une à une les marchandises étalées sur les deux côtés du comptoir et demandait leur prix.
  M. Li s'impatientait de plus en plus, quand soudain, il aperçut le petit rouvrir déjà la porte et commercer à partir.
  -Il est ton ami, celui-là? demanda-t-il en indiquant le petit d'un signe de tête.
  -Non, je le connais pas, répond le grand, au revoir, Monsieur.
  Il quitta à son tour le commerce en laissant le marchand tout pantois derrière sa caisse enregistreuse. Quant à M. Tremblay, en regardant d'un œil dédaigneux la silhouette du jeune en dehors de la porte, il lança,
  -Mangeux de marde, je déteste ces gens-là. L'autre a sûrement pris quelque chose, tu peux checker ta vidéo de surveillance après. Où est ma fiche donc?
  Feng la retrouva sur le clavier de l'ordinateur, et il pensait encore à ces deux jeunes.
  -Ho, ho, t'en es où là? continua le maçon, passe-la dix fois, s'il-te-plaît.
  Feng introduisit la fiche dans le terminal de loterie, puis il lui étendit le billet pour qu'il le vérifie. Pendant qu'il examinait son billet, il arriva plusieurs clients, qui se mirent en ligne derrière lui. Il tourna la tête, puis s'écarta de la file en disant :'' Passe à la madame d'abord.''
  C'était une femme voilée. Elle demanda à acheter un paquet de cigarettes Québec Souverain.

47

Demande de correction d'un texte

Bonsoir,

je crois que cela rentre dans le cadre du forum dans la mesure où c'est un texte qui est demandé et donc produit par votre enfant. Quel âge a-t-il?
Il serait peut-être bien qu'il prenne alors les commandes de la demande car ,je vous donne mon sentiment personnel, il me semble que ce forum peut ,en effet parfois poser des questions d'ordre général (et cela a été le cas pour le premier texte et toutes les explications annexes (44 interventions en tout) .
Le texte que vous proposez est très long ...peut-être trop? Il serait bien de préciser donc la finalité du texte...

48

Demande de correction d'un texte


Il a 17 ans. Il commence à travailler à temps partiel dans les commerces de détail.
Il aime beaucoup lire, et s'amuse à écrire. Mais il compte aller étudier la médecine.
Merci pour tout!

49

Demande de correction d'un texte

bonsoir

Si votre "enfant" a 17 ans , il est considéré comme un étudiant , un jeune homme.
Mais il sera toujours à 60 ans ....votre enfant!

Je vous ai répondu par rapport à la majorité des demandes faites et des réponses apportées ... mais j'ai également pu lire des débats d'idées entre adultes (souvent assez "enlevés")!

50 (Modifié par gerardmontreal 23/12/2016 à 05:16)

Demande de correction d'un texte

Les enfants d'origine asiatique restent souvent dans la maison de leurs parents jusqu'à ce qu'ils commencent à travailler à temps plein ou à ce qu'ils aillent étudier dans une autre ville. Ils sont considérés toujours comme enfants à la maison.
C'est différent.
Les parents n'hésitent pas non plus à délier leur bourse pour envoyer les enfants dans les meilleures écoles.

J'ai posté la suite du texte sur un site Internet chinois à Montréal. J'affiche le lien en bas pour ceux qui s'intéressent à lire un récit écrit par un immigrant chinois. Le modérateur peut l'effacer si cela contrevient à certains règlements de ce forum.
http://depqc.com/thread-47061-1-1.html