11 (Modifié par fidji45 11/11/2016 à 01:42)

Demande de correction d'un texte

Hummm...

Est-ce que le fait de se retrouver enchanté devant un spectacle (qui entraîne une série de descriptions ) est une action de deuxième plan?
Je les gravis et me retrouvai (deux verbes proches) me semble plus correct . Il y a là des actions qui se succèdent (d'où le  passé simple.)

En m'approchant je voyais( à la place de je vis) n'est pas non plus une tournure qui me semble appropriée car le fait de" voir" dans ce contexte signifie qu'il a vu de façon assez brusque ,soudaine et donc le passé simple est bien adapté .L'imparfait est avant tout le temps de l'action qui se déroule et est inachevée (im-parfait)au passé au moment où l'on parle

Tandis qu'il prenait son bain, il entendit un coup de feu  . Là oui, l'action de deuxième plan est de "prendre son bain;

De même j'aurais mis: je rabattis mon capuchon et tournai ;





Je vous ai donné mon opinion.
Vous avez toute latitude pour conserver ou non certaines remarques, bien entendu.

Bonsoir

12 (Modifié par gerardmontreal 11/11/2016 à 02:14)

Demande de correction d'un texte

Merci!  Bonsoir!

En fait, c'est mon enfant qui a écrit ce texte pour son école. Puisque nous deux ne sommes pas francophones d'origine, on ne peut pas comprendre certaines nuances de la langue.

Mon regard croisa celui d'un homme, dont le visage me remémorait mon passé difficile.
Il y a un an environ, à l'approche de Noël, vers 17 heures, le soleil blanchâtre disparaissait déjà du ciel assombri de nuages gris. Dans les vitrines s'allumaient des ampoules bleues, jaunes et violettes. Quelques flocons de neige voltigeaient au gré du vent parmi les heureux passants pressés. Je rabattis mon capuchon sur ma tête en hâtant mes pas, et puis tournai à droite sur la rue Sainte-Catherine.
Je m'acheminai en direction de la Maison Wolfe, un centre d'hébergement pour les sans-abri, qui m'avait logé après que les jeux addictifs m'avaient ruiné. À mi-chemin, juste après le Musée d'art contemporain, je m'arrêtai devant de larges marches qui menaient à l'esplanade de la Place de Arts.  Ce grand terrain plat, plus long que large, allait jusqu'au péristyle de la salle Wilfrid-Pelletier.
Je gravis ces marches et  je me retrouvai enchanté devant le marché de Noël. Des boules lumineuses, des sapinettes givrées, des traîneaux tirés par des rennes dorés, des lutins circulant parmi la foule émerveillée et les magnifiques chants des chorales, toute cette ambiance féerique me charmait. La combinaison merveilleuse des activités et du magasinage produisait des effets formidables sur les visiteurs. Pendant que les grands s'enthousiasmaient à la dégustation d'un plat exquis, les enfants ensorcelés tournaient autour de la montagne de jouets géants ou jouaient à cache-cache dans de jolies maisonettes.
Avant de reprendre mon chemin, j'aperçus un mendiant qui se détachait de cette allégresse générale. Il quêtait d'une main tremblante, et de l'autre il caressait, son seul trésor, un chien couché sur une couverture sale, partagée avec son maître assis. À part un manteau épais couvrant ses jambes, un chapeau posé devant lui, cet homme ne possédait plus rien, si ce n'était un carton ayant l'inscription '' Donnez-moi de la monnaie, merci!'' En l'approchant, je vis quelques huards et billets épars dans le fond de son chapeau. Les gens passaient vite en le contournant avec dédain. Lui, il fixait le sol avec un regard vide. Sous toutes ces apparences, je sentis que son cœur aspirait à une fin. Face aux grandes difficultés financières et sociales, il avait perdu tout espoir, comme moi il y avait un mois. Je décidai de lui parler pour l'aider à s'en sortir. Il fut difficile d'entamer le dialogue, mais comme nous avions tous deux connu les mêmes expériences, nos cœurs se rapprochèrent rapidement. Il partit avec moi pour la Maison Wolfe, aujourd'hui réduite en poussière.

13

Demande de correction d'un texte

Vraiment ?

Alors si vous n'êtes pas francophones d'origine ,je vous félicite pour votre excellent français et j'applaudis bien fort car votre enfant a produit un travail remarquable.

Je sais que la langue française est ardue mais pour une francophone de souche (et américaine d'adoption , mais ce n'est pas le sujet) je pense que vous pouvez me faire confiance 

Je connais cette règle de "plan secondaire" mais elle vaut surtout quand on veut démarquer une action d'une autre .

Elle attendait son mari ; la porte de l'entrée claquait sans cesse (on est en plein drame !)
Elle attendait son mari ,la porte de l'entrée claqua (tiens , c'est le mari qui rentre?)

Bonne soirée et encore bravo à votre enfant!

14 (Modifié par gerardmontreal 11/11/2016 à 05:10)

Demande de correction d'un texte

Merci beaucoup!

L'emploi de l'imparfait ou du passé simple pose toujours beaucoup de problèmes aux apprenants de FLE. Par exemple, dans le passage suivant, pourquoi les verbes soulignés sont mis à l'imparfait, quoique les actions soient ponctuelles, achevées, et qu'il n'y ait pas de syntagmes adverbiaux ou prépositionnels pour exprimer la répétition?

Vers quatre heures du matin, Charles, bien enveloppé dans son manteau, se mit en route pour les Bertaux. Encore endormi par la chaleur du sommeil, il se laissait bercer au trot pacifique de sa bête. Quand elle s'arrêtait d'elle-même devant ces trous entourés d'épines que l'on creuse au bord des sillons, Charles se réveillant en sursaut, se rappelait vite la jambe cassée, et il tâchait de se remettre en mémoire toutes les fractures qu'il savait.

  (Madame Bovary)

Demande de correction d'un texte

Alors si vous n'êtes pas francophones d'origine ,je vous félicite pour votre excellent français et j'applaudis bien fort car votre enfant a produit un travail remarquable.

Je ne peux que renchérir. Si tous nos francophones de naissance écrivaient ainsi...

Par exemple, dans le passage suivant, pourquoi les verbes soulignés sont mis à l'imparfait, quoique les actions soient ponctuelles, achevées, et qu'il n'y ait pas de syntagmes adverbiaux ou prépositionnels pour exprimer la répétition?

Vers quatre heures du matin, Charles, bien enveloppé dans son manteau, se mit (passé simple, action ponctuelle, élément essentiel du récit, qui fait avancer l'histoire) en route pour les Bertaux. Encore endormi par la chaleur du sommeil, il se laissait  bercer au trot pacifique de sa bête. Quand elle s'arrêtait d'elle-même devant ces trous entourés d'épines que l'on creuse au bord des sillons, Charles se réveillant en sursaut, se rappelait vite la jambe cassée, et il tâchait de se remettre en mémoire toutes les fractures qu'il savait.

Tous ces imparfaits sont employés pour évoquer l’arrière-plan d’un récit, pour décrire des actions secondaires qui ne font pas avancer l'histoire ; le décor, l'atmosphère, les sentiments du personnages. Ce sont plutôt des imparfaits descriptifs.

16

Demande de correction d'un texte

Merci pour votre réponse!

Le passage suivant illustre parfaitement l'emploi de l'imparfait pour décrire le décor, l'atmosphère, etc.

La pluie ne tombait plus : le jour commençait à venir,
et, sur les branches des pommiers sans feuilles, des
oiseaux se tenaient immobiles, hérissant leurs petites
plumes au vent froid du matin. La plate campagne
s'étalait à perte de vue, et les bouquets d'arbres autour
des fermes faisaient, à intervalles éloignés, des taches
d'un violet noir sur cette , grande, surface grise qui se
perdait à l'horizon dans le ton morne du ciel.

Mais pourquoi les verbes ''s'arrêter, se rappeler, tâcher'' ne font -ils pas avancer l'histoire, tandis qu'il faut mette au passé simple ''s'arrêter, tourner, rabattre (son capuchon), se rapprocher (vite)'' dans le texte de mon enfant pour faire progresser son histoire?  Peut-être qu'il pensait que ses trois premiers paragraphes servaient de préparation, de décor au dernier, où il présente la partie la plus importante de son récit?

17

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La bonne orthographe est "la rue Sainte-Catherine" (avec un "e") et "maisonnettes" (avec deux "n")

Demande de correction d'un texte

Sainte-Catherine avait déjà été corrigé.
Merci pour maisonnette, il avait échappé aux corrections.

19

Demande de correction d'un texte

gerardmontreal a écrit :

pourquoi les verbes soulignés sont mis à l'imparfait

Voici mon avis sur la question.

1- Le premier imparfait (se laissait) pourrait être remplacé par un passé simple (se laissa) sans que le sens ne change fondamentalement. C’est juste le point de vue adopté et l’impression qui en découle qui sont différents : le choix de l’imparfait permet de donner plus de vivacité au récit. Le lecteur plutôt que de regarder la scène passée de l’extérieur (aspect global) est invité à la vivre de l’intérieur et comme en train de se dérouler (aspect sécant) :

> il était en train de se laisser bercer au trot…

2- Les suivants sont à mon avis des imparfaits de répétition = Chaque fois qu’elle s’arrêtait d’elle-même, etc.

Quand peut en effet signifier la répétition.

II. − Adv. rel. temp. [En fonction de rel. dans des tournures d'indétermination, notamment avec des verbes impers., et signifiant « au moment où », « chaque fois que », « à n'importe quel moment où » (fait isolé ou répété)
http://www.cnrtl.fr/definition/quand

Ici, on pourrait également remplacer les imparfaits par des passés simples, mais le sens changerait radicalement : une seule action vs une répétition d’action.
Le passé simple sans être complètement impossible me parait très très peu probable.

3- Quant au dernier (il savait), c’est un imparfait de description ou de constat (description / constat d’une caractéristique du personnage = l’état de son savoir).

20 (Modifié par gerardmontreal 11/11/2016 à 22:15)

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Merci à fidji45, à Maxxim30-12, et à tous les autres intervenants  pour les corrections!

À Katioucha, merci pour vos explications!

Est-ce que l'on peut expliquer de la même façon l'emploi de l'imparfait pour les verbes soulignés dans le passage cité en bas? et Pourquoi les verbes en gras sont-ils mis au passé simple? S'agit-il ici aussi d'une seule action vs une répétition d’action?

Jusqu'au soir, on mangea. Quand on était trop fatigué d'être assis, on allait se promener dans les cours ou jouer une partie de bouchon dans la grange ; puis on revenait à table. Quelques-uns, vers la fin, s'y endormirent et ronflèrent. Mais, au café, tout se ranima ; alors on entama des chansons, on fit des tours de force, on portait des poids, on passait sous son pouce, on essayait à soulever les charrettes sur ses épaules, on disait des gaudrioles, on embrassait les dames.