Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Bonjour à tous, j'ai à rédiger ma première question sur le corpus pour le retour des vacances et j'ai quelques difficultés. J'ai fais un premier paragraphe avec les points communs. La question sur le corpus est thématique, ainsi j'ai mis comme premier élément le type de registre, et cela me fait un bon paragraphe d'une vingtaine de lignes. J'ai aussi remarqué qu'un champ lexical est en commun dans chaque extrait. Je me demande donc si je dois detailler juste le type de registre avec des citations et leurs explications, ou bien si je dois en plus détailler de la même façon le champ lexical commun dans le même paragraphe. Cela me ferrait un paragraphe assez long, et beaucoup plus long que le paragraphe sur les différences de ces extraits.
Si vous avez besoins d'autres renseignements relatifs au sujet pour répondre à ma demande, je peux vous les transmettre assez rapidement.
Merci d'avance,
Raphael

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Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Nous n'avons ni la question ni les textes. Comment t'aider ?

3 (Modifié par Ashoya 27/10/2016 à 20:03)

Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Oui, pardon, c'était ce que j'avais oublié.
La question: Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus?

Les extraits sont sur un fichier pdf hébergé au lien suivant: https://drive.google.com/open?id=0B-Tf4 … ZHTFczc3BV

Voici le début de ma réponse: Introduction, premier paragraphe avec les exemples de tout les extraits sauf le dernier, celui de "Les servantes" de Banville (je n'ai pas eu le temps de le finir). Ce premier paragraphe parle des similitudes quant au statut inférieur de la femme dans la société. Le fichier: https://drive.google.com/open?id=0B-Tf4 … RsQVJldm9J
Si vous avez des problèmes à la lecture, indiquez le moi et je vous fournirai les images une par une.

Merci d'avance,
Raphaël

4 (Modifié par Jehan 27/10/2016 à 20:15)

Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Voici les textes.

Extrait de Zola, Le Chômage.

La femme de l’ouvrier est descendue sur le seuil de la porte, laissant en haut la petite endormie. La femme est toute maigre, avec une robe d’indienne. Elle grelotte dans les souffles glacés de la rue.
Elle n’a plus rien au logis ; elle a tout porté au Mont-de-Piété. Huit jours sans travail suffisent pour vider la maison. La veille, elle a vendu chez un fripier la dernière poignée de laine de son matelas ; le matelas s’en est allé ainsi ; maintenant, il ne reste que la toile. Elle l’a accrochée devant la fenêtre pour empêcher l’air d’entrer, car la petite tousse beaucoup.
Sans le dire à son mari, elle a cherché de son côté. Mais le chômage a frappé plus rudement les femmes que les hommes. Sur son palier, il y a des malheureuses qu’elle entend sangloter pendant la nuit. Elle en a rencontré une tout debout au coin d’un trottoir ; une autre est morte; une autre a disparu.
Elle, heureusement, a un bon homme, un mari qui ne boit pas. Ils seraient à l’aise, si des mortes saisons ne les avaient dépouillés de tout. Elle a épuisé les crédits : elle doit au boulanger, à l’épicier, à la fruitière, et elle n’ose plus même passer devant les boutiques. L’après-midi, elle est allée chez sa sœur pour emprunter vingt sous ; mais elle a trouvé, là aussi, une telle misère qu’elle s’est mise à pleurer, sans rien dire, et que toutes deux, sa sœur et elle, ont pleuré longtemps ensemble. Puis, en s’en allant, elle a promis d’apporter un morceau de pain, si son mari rentrait avec quelque chose.
Le mari ne rentre pas. La pluie tombe, se réfugie sous la porte; de grosses gouttes clapotent à ses pieds, une poussière d’eau pénètre sa mince robe.

Extrait de Maupassant, Miss Harriet.

Sapeur saisit les chevilles, et on la tira de là, la pauvre et chaste fille, dans la posture la plus immodeste. La tête était affreuse, noire et déchirée ; et ses longs cheveux gris, tout à fait dénoués, déroulés pour toujours, pendaient, ruisselants et fangeux. Sapeur prononça d’un ton de mépris :

« Nom d’un nom, qu’all’est maigre ! »

Nous la portâmes dans sa chambre, et comme les deux femmes ne reparaissaient point, je fis sa toilette mortuaire avec le valet d’écurie.

Je lavai sa triste face décomposée. Sous mon doigt un œil s’ouvrit un peu, qui me regarda de ce regard pâle, de ce regard froid, de ce regard terrible des cadavres, qui semble venir de derrière la vie. Je soignai comme je le pus ses cheveux répandus, et, de mes mains inhabiles, j’ajustai sur son front une coiffure nouvelle et singulière. Puis j’enlevai ses vêtements trempés d’eau, découvrant un peu, avec honte, comme si j’eusse commis une profanation, ses épaules et sa poitrine, et ses longs bras aussi minces que des branches.

Puis, j’allai chercher des fleurs, des coquelicots, des bluets, des marguerites et de l’herbe fraîche et parfumée, dont je couvris sa couche funèbre.

Puis il me fallut remplir les formalités d’usage, étant seul auprès d’elle. Une lettre trouvée dans sa poche, écrite au dernier moment, demandait qu’on l’enterrât dans ce village où s’étaient passés ses derniers jours. Une pensée affreuse me serra le cœur. N’était-ce point à cause de moi qu’elle voulait rester en ce lieu ?

Vers le soir, les commères du voisinage s’en vinrent pour contempler la défunte ; mais j’empêchai qu’on entrât ; je voulais rester seul près d’elle ; et je veillai toute la nuit. Je la regardais à la lueur des chandelles, la misérable femme inconnue à tous, morte si loin, si lamentablement. Laissait-elle quelque part des amis, des parents ? Qu’avaient été son enfance, sa vie ? D’où venait-elle ainsi, toute seule, errante, perdue comme un chien chassé de sa maison ? Quel secret de souffrance et de désespoir était enfermé dans ce corps disgracieux, dans ce corps porté, ainsi qu’une tare honteuse, durant toute son existence, enveloppe ridicule qui avait chassé loin d’elle toute affection et tout amour ?

Extrait de Maupassant, Rosalie Prudent.

— V’là la chose. C’est arrivé plus tôt que je n’aurais cru. Ça m’a pris dans ma cuisine, comme j’ finissais ma vaisselle.
M. et Mme Varambot dormaient déjà ; donc je monte, pas sans peine, en me tirant à la rampe ; et je m’ couche par terre, sur le carreau, pour n’ point gâter mon lit. Ça a duré p’t-être une heure, p’t-être deux, p’t-être trois ; je ne sais point, tant ça me faisait mal ; et puis, je l’ poussais d’ toute ma force, j’ai senti qu’il sortait, et je l’ai ramassé.
Oh ! oui, j’étais contente, pour sûr ! J’ai fait tout ce que m’avait dit Mme Boudin, tout ! Et puis je l’ai mis sur mon lit, lui ! Et puis v’là qu’il me r’vient une douleur, mais une douleur à mourir. Si vous connaissiez ça, vous autres, vous n’en feriez pas tant, allez ! J’en ai tombé sur les genoux, puis sur le dos, par terre ; et v’là que ça me reprend, p’t-être une heure encore, p’t-être deux, là toute seule… et puis qu’il en sort un autre… un autre p’tit… deux… oui… deux… comme ça ! je l’ai pris comme le premier, et puis je l’ai mis sur le lit, côte à côte — deux. — Est-ce possible, dites ? Deux enfants ! Moi qui gagne vingt francs par mois ! Dites… est-ce possible ! Un, oui, ça s’ peut, en se privant… mais pas deux ! Ça m’a tourné la tête. Est-ce que je sais, moi ? — J’pouvais-t-il choisir, dites ?
Est-ce que je sais ! Je me suis vue à la fin de mes jours ! J’ai mis l’oreiller d’sus, sans savoir… Je n’ pouvais pas en garder deux… et je m’ suis couchée d’sus encore. Et puis, j’ suis restée à m’ rouler et à pleurer jusqu’au jour que j’ai vu venir par la fenêtre ; ils étaient morts sous l’oreiller, pour sûr. Alors je les ai pris sous mon bras, j’ai descendu l’escalier, j’ai sorti dans l’ potager, j’ai pris la bêche au jardinier, et je les ai enfouis sous terre, l’ plus profond que j’ai pu, un ici, puis l’autre là, pas ensemble, pour qu’ils n’ parlent pas de leur mère, si ça parle, les p’tits morts. Je sais-t-il, moi ?
Et puis, dans mon lit, v’là que j’ai été si mal que j’ai pas pu me lever. On a fait venir le médecin qu’a tout compris. C’est la vérité, m’sieu le juge. Faites ce qu’il vous plaira, j’ suis prête.
La moitié des jurés se mouchaient coup sur coup pour ne point pleurer. Des femmes sanglotaient dans l’assistance. Le président interrogea.
— À quel endroit avez-vous enterré l’autre ?
Elle demanda :
— Lequel que vous avez ?
— Mais… celui… celui qui était dans les artichauts.
— Ah bien ! L’autre est dans les fraisiers, au bord du puits.
Et elle se mit à sangloter si fort qu’elle gémissait à fendre les cœurs.
La fille Rosalie Prudent fut acquittée.

Extrait de Banville, Les Servantes.

— Ah ! dit Rosalie, grinçant des dents, tu es aussi la maîtresse de Pierre Mabru !

— Après vous, mademoiselle, dit humblement Suzanne. Je vois bien que vous me souhaitez loin d’ici, et que vous allez m’offrir quelques billets de mille francs. Mais au contraire, mon idée est de rester. Je pense que M. Simonat a assez de méchanceté et de bêtise et d’argent pour nous deux, et que Pierre Mabru a aussi assez de jeunesse et d’amour pour nous deux ; vivons dans une bonne intelligence, et rentrons nos griffes. Si vous voulez bien me supporter, mademoiselle, vous me trouverez prête à vous obéir et à vous servir en toute occasion, à cacher vos fautes, si vous en faites, et à suivre de mon mieux vos commandements. Mais je ne veux pas m’en aller d’ici, et je suis trop attachée à la maison.

— C’est bon, dit Rosalie Hulin, je tâcherai d’arranger cela et j’y réfléchirai. En attendant, va garder tes vaches. »

Arranger ça ! et comment ? La servante se brisait la tête à y réfléchir, mais la vie sait tout dénouer avec ses combinaisons mystérieuses. Aux suivantes vacances de Pâques, pendant les quelques jours que la petite Julie Simonat était venue passer chez son père, avec son frère François, elle fut attaquée de la petite vérole. La dévouée Rosalie s’installa à son chevet, la soigna comme une mère, ne la quitta ni jour ni nuit, et, la guérit enfin ; mais elle-même gagna la maladie de l’enfant, et mourut au milieu de longues et cruelles souffrances. M. Simonat qui, en sa qualité de tyran, a le goût invétéré du mariage, a épousé un an après sa voisine, la riche Mme Dufourcq, dont il convoitait les vastes propriétés, et naturellement, c’est Suzanne qui est devenue la belle femme de chambre. Très entendue et très fine, elle a su, en suivant les traditions de sa devancière, se dévouer parfaitement à sa maîtresse, et lui éviter de nombreux ennuis. Comme Rosalie aussi, elle protège et défend de son mieux les enfants Simonat ; elle maintient le bon ordre et la propreté dans la maison, et tout doucement, sans faire semblant de rien, elle est devenue riche. Cette spirituelle personne, qui se propose d’aller plus tard à Paris, a très bien su garder son argent, et n’a pas commis la faute d’épouser Pierre Mabru. Elle se sait très étrangement jolie et très désirable ; mais elle n’ignore pas du tout qu’une belle femme vaut une autre belle femme, et elle surveille attentivement ses vachères.

5 (Modifié par Ashoya 27/10/2016 à 20:20)

Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Merci Jehan.
Voilà vous avez tout les éléments pour m'aider.
Merci d'avance à tous,
Raphaël

Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Demande-toi quelles images de la femme donne chaque texte. Ensuite tu confrontes et tu essaies d'organiser une réponse commune

7 (Modifié par 28/10/2016 à 14:00)

Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Oui, c'est ce que j'ai fais. J'ai trouvé que la femme est considérée comme inférieur  dans la société, mais il y a aussi l'image d'une femme persévérante et qui a de la volonté pour atteindre ses objectifs. Tu en penses quoi?
Pour le statut inférieur de la femme, je parle du registre pathetique commun aux textes, est-ce suffisant?
Pour l'image persévérante et qui a de la volonté, je sais pas vraiment quoi mettre, les différences de thèmes entre les extraits.  La femme n'a pas la meme volonté dans le texte "Miss Harriet" que dans celui de "Les servantes" par exemple.

Bonjour, quelqu'un aurait regardé mon cas?

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Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Bonjour,

Ces textes ont en commun de montrer que la femme est exploitée.
Cependant il convient de remarquer que ces extraits
- concernent tous le XIXe siècle exclusivement,
- situent les personnages dans les classes laborieuses (sauf Miss Harriett),
- considèrent la femme selon son pouvoir de séduction,
- montrent sa dépendance économique (3),
- sa relation à la maternité, sa faculté d'empathie (3),
- son lien avec la mort pour elle qui est destinée à donner la vie...

Au titre des différences :
- le pouvoir plus ou moins grand de l'intelligence (lucidité ?) sur l'affectivité.

S'agit-il d'un regard masculin ?

Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Je précise que Rosalie Prudent a été séduite par le neveu de ses patrons, un fils de famille qui ne s'est plus soucié d'elle.

Quelles images de la femme ressortent des textes du corpus ?

Merci beaucoup pour vos réponses, j'ai trouvé vos éléments de réponses très complémentaires, maintenant pour expliquer cela avec le style, je parle de registre commun, est-ce suffisant ou bien je dois aussi parler d'un champ lexical commun? Celui du malheur par exemple, mais il est déjà en relation avec le registre pathétique dont j'aborde déjà le sujet donc je suis un peu perdu.