Hugo, Le Cimetière d’Eylau

"formulation d'une vrai problématique" c'est à dire que ma problématique est fausse??

Ce que vous baptisez problématique est une simple question : une problématique met en évidence un problème, une contradiction.

Petit truc : une phrase commençant par comment, dans quelle mesure ou pourquoi n'est pas une problématique.

22 (Modifié par jadebouha 22/10/2016 à 19:52)

Hugo, Le Cimetière d’Eylau

bonsoir, merci de votre réponse.
Ah bon, merci alors ! il me semble que mon prof ne nous on a jamais parler, il nous dit de formuler une problématique sous forme interrogative.
Mais si la problématique ne commence par tout les termes que vous avez citez, par quoi commence t'elle ?
À par la formulation de ma problématique pensez vous que l'idée est bonne ?

Hugo, Le Cimetière d’Eylau

Mais si la problématique ne commence par tout les termes que vous avez citez, par quoi commence t'elle ?

Il n'y a pas de recette type, mis on reconnait une bonne problématique en ce qu'elle oppose deux notions. Comme ces titres célèbres : Servitude et grandeur militaires, Splendeur et misère des courtisanes... La  problématique se reconnait au ou ou au et.

À par la formulation de ma problématique pensez vous que l'idée est bonne ?

Quelle idée ?

24 (Modifié par jadebouha 22/10/2016 à 21:21)

Hugo, Le Cimetière d’Eylau

Je vois, mais c'est assez bizarre que mes professeurs de Francais ne nous on jamais expliquer de la sorte.
mon prof pense q'une « problématique » sert à exprimer l'intérêt d'un texte littéraire. Elle s'exprime sous la forme d'une question commençant par « Comment... », « En quoi... » ou « Dans quelle mesure... ». Elle met ainsi en évidence le talent de l'auteur et l'originalité de l'extrait.
l'idée est de faire ressortir l'horreur de la guerre.

Hugo, Le Cimetière d’Eylau

mon prof pense q'une « problématique » sert à exprimer l'intérêt d'un texte littéraire. Elle s'exprime sous la forme d'une question commençant par « Comment... », « En quoi... » ou « Dans quelle mesure... ».

C'est ce que disent certains manuels, en effet. On exprime encore mieux l'intérêt d'un texte littéraire en dégageant ce qu'il a de paradoxal, ce que ne permet pas le comment/pourquoi.
Argument d'autorité contre argument d'autorité : cette conception de la problématique je ne la sors pas de mon chapeau, je l'ai acquise dans des groupes de travail et elle a la bénédiction de mon Inspecteur Pédagogique.

l'idée est de faire ressortir l'horreur de la guerre.

Cela, c'est la conclusion, ce n'est pas le paradoxe.
Vous travaillez sur un extrait peu significatif. Il manque le début :

— Une bataille, bah ! savez-vous ce que c'est ?
De la fumée. À l'aube on se lève, à la brune
On se couche ; et je vais vous en raconter une.
Cette bataille-là se nomme Eylau ; je crois
Que j'étais capitaine et que j'avais la croix ;
Oui, j'étais capitaine. Après tout, à la guerre,
Un homme, c'est de l'ombre, et ça ne compte guère,
Et ce n'est pas de moi qu'il s'agit.

Ce début donne le ton : modestie et naïveté du narrateur; Nous ne sommes pas loin du célèbre morceau de la bataille de Waterloo vécue par Fabrice del Dongo.

Il vous manque aussi la chute, préparée par tout  ce qui précède :

Je vis mon colonel venir, l'épée en main.
— Par qui donc la bataille a-t-elle été gagnée ?
— Par vous, dit-il. — La neige était de sang baignée.
Il reprit : — C'est bien vous, Hugo ? c'est votre voix ?
— Oui. — Combien de vivants êtes-vous ici ? — Trois.

Votre passage est surtout épique. Comme vous le disait déjà Jean-Luc :

Ton commentaire doit faire ressortir le grossissement épique et le mélange inextricable entre la dure réalité et l'invasion infernale.

Le paradoxe, c'est que l'on se demande si Hugo dénonce les horreurs de la guerre ou s'il les exalte. Du fond de sa tranchée  Guillaume Apollinaire s'est écrié : « Ah Dieu ! que la guerre est jolie. »

26 (Modifié par jadebouha 25/10/2016 à 18:32)

Hugo, Le Cimetière d’Eylau

Merci beaucoup votre aide est précieuse, c'est compris pour la problématique.
Mais mon plan reste encore confus.
Mes parties ne vont vraiment pas ensemble, je ne sais pas dans quel ordre les mettre sachant que je ne peut pas mettre deux petites parties dans un grandes partie ensemble sachant qu'ils n'ont rien de communs ;
# aspect fantastique irruption d'événements étranges qui engendrent la peur, voire la terreur.
# presence de la nature
# musicalité
# registre épique intervention de forces qui dépassent l'homme.
Je pensais a mettre aspect fantastique avec musicalité et registre épique avec présence de la nature... 

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Hugo, Le Cimetière d’Eylau

bonjour est ce que vous arriver a trouver des allitérations, des assonances, des répétitions, des effets d'écho, des coupes dans ce texte ?

Brusquement la bataille éclata. Six cents voix
Énormes, se jetant la flamme à pleines bouches,
S'insultèrent du haut des collines farouches,
Toute la plaine fut un abîme fumant,
Et mon tambour battait la charge éperdûment.
Aux canons se mêlait une fanfare altière,
Et les bombes pleuvaient sur notre cimetière,
Comme si l'on cherchait à tuer les tombeaux ;
On voyait du clocher s'envoler les corbeaux ;
Je me souviens qu'un coup d'obus troua la terre,
Et le mort apparut stupéfait dans sa bière,
Comme si le tapage humain le réveillait.
Puis un brouillard cacha le soleil. Le boulet
Et la bombe faisaient un bruit épouvantable.
Berthier, prince d'empire et vice-connétable,
Chargea sur notre droite un corps hanovrien
Avec trente escadrons, et l'on ne vit plus rien
Qu'une brume sans fond, de bombes étoilée ;
Tant toute la bataille et toute la mêlée
Avaient dans le brouillard tragique disparu.
Un nuage tombé par terre, horrible, accru
Par des vomissements immenses de fumées,
Enfants, c'est là-dessous qu'étaient les deux armées ;
La neige en cette nuit flottait comme un duvet,
Et l'on s'exterminait, ma foi, comme on pouvait.
On faisait de son mieux. Pensif, dans les décombres,
Je voyais mes soldats rôder comme des ombres ;
Spectres le long du mur rangés en espalier ;
Et ce champ me faisait un effet singulier,
Des cadavres dessous et dessus des fantômes.

Hugo, Le Cimetière d’Eylau

Oui, j'y arrive. Et après ?