1 (Modifié par yayane45 12/10/2016 à 17:15)

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Bonjour, je suis actuellement en première S et j'ai un DM à faire sous forme de type bac. Le problème est que je ne comprends pas du tout les trois textes qui composent le corpus. Il s'agit de poésie scientifique, et je ne vois pas les figures de style ni même le sujet, mis à part que je sais que ça parle de physique. Quelqu'un pourrait m'aider à les décortiquer, pour rèpondre à la question qui est " Comment les auteurs articulent ils savoir scientifique et création poétique ? "
Merci d'avance
Les poèmes sont L'Harmonie Céleste de Pierre de Ronsard, La Sepmaine de Guillaume de Saluste du Bartas et Des espaces en pelotes de Jacques Réda. Je n'arrive pas à mettre les photos des textes.

2

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Il faudrait voir les textes ...

3

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Oui justement je n'arrive pas à mettre les photos des textes

4

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Si tu donnais les références ?

5 (Modifié par floreale 12/10/2016 à 18:32)

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

On ne les trouve pas sur internet mais j'ai mis les titres et les auteurs dans mon sujet

6

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Des idées ici ...
http://blogs.futura-sciences.com/lumine … ie-siecle/

7 (Modifié par Jehan 12/10/2016 à 17:47)

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Merci j'avais été voir déjà, j'ai fouillé un peu partout sur les sites mais ma prof de français donne toujours des textes qui ne sont pas analysé du tout sur internet ! 

Du coup je vais recopier les textes puisque je ne peux pas les mettre autrement...

Le premier du corpus :

Pierre de Ronsard, "L’Harmonie Céleste", (extrait), Les Hymnes, 1555

           O Ciel net, pur, et beau, haute maison de Dieu,
Qui prêtes en ton sein à toutes choses lieu,
Et qui roules si tôt ta grand'Boule ébranlée
Sur deux essieux fichés, que la vitesse ailée
Des Aigles, ni des vents par l'air, ne sauraient pas
En volant, égaler le moindre de tes pas.
Seulement le penser de l'humaine sagesse
Comme venant de toi, égale ta vitesse.
O Ciel vite et dispos, qui parfais ton grand Tour
D'un pied jamais recru, en l'espace d'un jour !
Ainçois d'un pied de fer, qui sans cesse retourne
Au lieu duquel il part, et jamais ne séjourne,
Trainant tout avec soi, pour ne souffrir mourir
L'Univers en paresse à faute de courir.
              L'Esprit de l’Éternel qui avance ta course,
Épandu dedans toi, comme une grande source
De tous côtés t'anime, et donne mouvement,
Te faisant tournoyer en Sphère rondement
Pour être plus parfait : car en la forme ronde
Git la perfection qui toute en soi abonde.
De ton branle premier, des autres tout divers,
Tu tires au rebours les corps de l'Univers,
Bien qu'ils résistent fort à ta grand'violence
Seuls à part démenant une seconde danse,
L'un deçà, l'autre là, comme ils sont agités
Des discordants accords de leurs diversités,
Ainsi guidant premier si grande compagnie
Tu fais une si douce et plaisante harmonie,
Que nos luths ne sont rien au prix des moindres sons
Qui résonnent là-haut de diverses façons.

8

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Ronsard donne à voir la "mécanique" du monde telle qu'il la conçoit au XVI° siècle  Il utilise un lexique qu'il n'est pas d'usage d'utiliser en poésie.

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Merci j'avais été voir déjà, j'ai fouillé un peu partout sur les sites mais ma prof de français donne toujours des textes qui ne sont pas analysé du tout sur internet.

Excellent moyen de vous faire réfléchir.

10 (Modifié par Jehan 12/10/2016 à 18:06)

Comment les auteurs articulent-ils savoir scientifique et création poétique ?

Oui enfin au bout de deux semaines de réflexion je n'ai pas grand chose qui est sorti de mon cerveau. Ma mère qui a fait un bac L n'a pas compris du tout les textes...

Merci beaucoup pour le premier texte

le deuxième est :


Guillaume de Saluste du Bartas, La Sepmaine ou Création du monde (extrait), 1578

Ces flambeaux, dont notre oeil admire la vitesse,
Ne sont rien que du Ciel la part la plus épaisse.
          Quand je remarque en eux et le lustre et le chaud,
Accidents naturels de l'Element plus haut,
Je dis qu'ils sont de feu, non de ce feu qui dure
Seulement tant qu'il prend grossière nourriture :
Car je ne pense point que tous les Elements
Pussent pour un seul jour les fournir d'aliments.
          C'est pourquoi je me ris de ces forgeurs de fables
Qui féconds en discours plus beaux que profitables,
Tiennent que ces Brandons sont de vrais animaux,
Qui pour vivres quêter n'épargnent nuls travaux :
Suçant par le retour d'un éternel voyage
En viande la terre, et la mer en  breuvage.
De vrai, je ne vois point les yeux du firmament
Qu'un naturel, certain et réglé mouvement :
Bien qu'en tout animal je remarque au contraire
Un mouvement confus, divers et volontaire.
Je ne vois point comment tant de courriers dorés
Puissent postillonner par les Cieux azurés,
Que le Ciel par moments ne s’entrouvre et resserre
Sujet aux passions qui altèrent la terre,
Qui travaillent les eaux, et par leurs mouvements
Causent dans l'air flottant cent et cent changements.
Je ne vois point comment en tant de corps sphériques,
On puisse imaginer des membres organiques.
Je ne vois point comment et la terre et les eaux
Puissent alimenter tant et tant de Flambeaux,
Qui passent en grandeur les plaines poissonneuses,
Et le tour inégal des terres moissonneuses :
Vu que nos animaux dévorent en un mois
Des mets plus grands qu'eux-mêmes et trois et quatre fois
Doncques tant de brandons n'errent à toute bride,
Par la claire épaisseur d'un plancher non solide,
Tout ainsi que ça bas d'un branlement divers
Les oiseaux peinturés nagent entre deux airs:
Ains plutôt attachés à des rouantes voutes
Suivent et nuit et jour, bon gré, mal gré, leurs routes
Tels que les clous d'un char, qui n'ont point mouvement,
Que comme étant roulés d'un autre roulement.