1 (Modifié par floreale 01/10/2016 à 18:02)

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

Bonsoir ,
J'ai un dm en francais pour lundi mais je n'ai pas compris , si vous pouviez m'aider en commencant ou en m'expliquant.
Le sujet : En s'opposant a la conception de Dom Juan, dans une tirade , défendez les avantages de la fidélité.
Merci d'avance

2

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

Quoi ? tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! 

Non, non : la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous.

Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d'une conquête à faire.

Enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs : je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses."

Molière, Dom Juan, acte I, scène 2.

Tu peux donc reprendre la matrice du texte ...

Quoi ? Tu veux qu'on renonce à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce à l'objet aimé et élu, et qu'on ait encore des regards  pour d'autres prétendants ? La belle chose de vouloir de butiner partout,  de chercher mieux ailleurs ...

3 (Modifié par Laoshi 01/10/2016 à 18:06)

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

DON JUAN. - Quoi ? tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve, et je cède facilement à cette douce violence dont elle nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire injustice aux autres ; je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon cœur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le cœur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à dire ni rien à souhaiter ; tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs : je me sens un cœur à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.

Tu peux essayer de reprendre la tirade de don juan, en écrivant à peu près le contraire.
Exemple de début :

Quoi ? Tu veux qu'après avoir trouvé la perle rare, celle à laquelle je n'aurais jamais cru pouvoir prétendre, je la délaisse en jetant  mon dévolu sur n'importe quelle autre belle qui vaut cent fois moins qu'elle. Je lui ai juré ma foi, et je lui serai fidèle jusqu'à  ce que la mort nous sépare. Je suis un homme d'honneur. L'inconstance n'est bonne que pour les dévoyés...
désolée, floreale, je n'avais pas vu ton message; Tu peux supprimer le mien si tu veux...

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

Merci beaucoup mais je n'ai pas d'iddées pour la suite si vous pouviez m'aider
Merci

5

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

Tu as deux démarrages proposés, à toi de te lancer ...

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

Une tirade est une suite continue donc il ne faut pas reprendre le texte de don juan si ?

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

Si, mais en inversant évidemment les arguments, puisque tu dois faire, toi, l'éloge de la fidélité.

8 (Modifié par NivaTTo 02/10/2016 à 11:00)

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

m

Dans une tirade, défendez les avantages de la fidélité

Bonsoir,
Déjà, dès la première phrase, tu changes de pronom, si bien qu'on ne sait à qui tu parles.
Également quelques fautes.