Musset, On ne badine pas avec l’amour, acte II scène 2

Bonjour à tous,
J'ai le commentaire de Musset à faire.
Pouvez-vous m'aider SVP je n'y arrive pas. Je dois le rendre rapidement.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.


Voici le texte :

Perdican et Camille sont destinés à se marier mais Camille, élevée et endoctrinée par les sœurs d’un couvent,
craint de souffrir d’amour et ne fait plus confiance aux hommes. Elle envisage donc de retourner au couvent,
même si elle aime Perdican à qui elle cache ses véritables sentiments, par orgueil. Elle envoie une lettre à
Louise, une religieuse du couvent, où elle déclare avoir tout fait pour se faire détester de Perdican. Mais
Perdican intercepte la lettre alors que Dame Pluche, la gouvernante de Camille, la porte en ville.

MAÎTRE BLAZIUS
Pluche, donnez-moi cette lettre ?
DAME PLUCHE
Que signifie cela ? C’est une lettre de ma maîtresse que je vais mettre à la poste au village.
MAÎTRE BLAZIUS
Donnez-la-moi, ou vous êtes morte.
DAME PLUCHE
Moi, morte ! morte !
MAÎTRE BLAZIUS
Oui, morte, Pluche ; donnez-moi ce papier.
(Ils se battent. – Entre Perdican.)
PERDICAN
Qu’y a-t-il ? Que faites-vous, Blazius ? Pourquoi violenter cette femme ?
DAME PLUCHE
Rendez-moi la lettre. Il me l’a prise, seigneur ; Justice !
MAÎTRE BLAZIUS
C’est une entremetteuse, seigneur. Cette lettre est un billet doux.
DAME PLUCHE
C’est une lettre de Camille, seigneur, de votre fiancée.
MAÎTRE BLAZIUS
C’est un billet doux à un gardeur de dindons.
DAME PLUCHE
Tu en as menti, abbé. Apprends cela de moi.
PERDICAN
Donnez-moi cette lettre ; je ne comprends rien à votre dispute ; mais, en qualité de fiancé de
Camille, je m’arroge le droit de la lire. (Il lit.) « A la sœur Louise, au couvent de*** . »
(A part.) Quelle maudite curiosité me saisit malgré moi ! Mon cœur bat avec force, et je ne
sais ce que j’éprouve.
- Retirez-vous, dame Pluche ; vous êtes une digne femme et maître Blazius est un sot. Allez
dîner ; je me charge de mettre cette lettre à la poste.

(Sortent maître Blazius et dame Pluche.)
PERDICAN, seul.
Ce que soit un crime d’ouvrir une lettre, je le sais trop bien pour le faire. Que peut dire
Camille à cette sœur ? Suis-je donc amoureux ? Quel empire a donc pris sur moi cette
singulière fille, pour que les trois mots écrits sur cette adresse me fassent trembler la main ?
Cela est singulier ; Blazius, en se débattant avec Dame Pluche, a fait sauter le cachet. Est-ce un
crime de rompre le pli ? Bon, je n’y changerai rien. (Il ouvre la lettre et lit.) « Je pars
aujourd’hui, ma chère, et tout est arrivé comme je l’avais prévu. C’est une terrible chose ;
mais ce pauvre jeune homme a le poignard dans le cœur ; il ne se consolera pas de m’avoir
perdue. Cependant j’ai fait tout au monde pour le dégoûter de moi. Dieu me pardonnera de
l’avoir réduit au désespoir par mon refus. Hélas ! ma chère, que pouvais-je y faire ? Priez
pour moi ; nous nous reverrons demain et pour toujours. Tout à vous du meilleur de mon
âme. – Camille. » Est-il possible ? Camille écrit cela ? C’est de moi qu’elle parle ainsi ! Moi au
désespoir de son refus ! Eh ! bon Dieu ! si cela était vrai, on le verrait bien ; quelle honte peutil
y avoir à aimer ? Elle a fait tout au monde pour me dégoûter, dit-elle, et j’ai le poignard dans
le cœur ? Quel intérêt peut-elle avoir à inventer un roman pareil ? Cette pensée que j’avais
cette nuit est-elle donc vraie ? Ô femmes ! Cette pauvre Camille a peut-être une grande piété !
c’est de bon cœur qu’elle se donne à Dieu, mais elle a résolu et décrété qu’elle me laisserait
au désespoir. Cela était convenu entre les bonnes amies avant de partir au couvent. On a
décidé que Camille allait revoir son cousin, qu’on le lui voudrait faire épouser, qu’elle
refuserait, et que le cousin serait désolé. Cela est si intéressant, une jeune fille qui fait à Dieu
le sacrifice du bonheur du cousin ! Non, non, Camille, je ne t’aime pas, je ne suis pas au
désespoir, je n’ai pas le poignard dans le cœur, et je te le prouverai. Oui, tu sauras que j’en
aime une autre avant de partir d’ici. Holà ! brave homme. (Entre un paysan.) Allez au
château ; dites à la cuisine qu’on envoie un valet porter à Melle Camille le billet que voici. (Il
écrit.)

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Musset, On ne badine pas avec l’amour, acte II scène 2

Il s'agit d'un extrait de la scène 2 de l' acte III.

La lettre entre jeu et jeu dangereux ...

I.La lettre dans les mains des fantoches

II. La lettre dans les mains de Perdican