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Mon personnage, ma deuxième peau ?

Bonjour,

voilà quelques années que j'écris et j'éprouve de grandes difficultés à relire mes textes, comme une impression de violer l'intimité de mes propres personnages, impression omniprésente lors de l'écriture aussi!!
J'aimerai savoir si c'est courant comme sensation ou alors, comment y remédier...

Merci

Mon personnage, ma deuxième peau ?

Je ne sais pas si c'est courant, mais c'est interessant, et même plus, ce ressenti...

Mon personnage, ma deuxième peau ?

Euhh je ne sais pas quel genre de roman tu écris mais je ne pense pas que ce sentiment soit courant.
Mais
-Si tu es immergée totalement dans ton livre et que tu as une grande imagination (tu y penses tout le temps ect)
-Si tu t'es inspirée de personnages réel que tu connais
Cela serais alors possible...
Mais c'est vrai que ce sentiment est très interessant

Mon personnage, ma deuxième peau ?

Bonjour,

Oui je le connais ce sentiment, très désagréable!!C'est pour ça que je n'écris pas vraiment, je ne vois pas trop comment on peut se débarasser de ça...
Ceci étant dis si vous trouvez un reméde miracle faites m'en part!!Ca peut toujours servir!

Mon personnage, ma deuxième peau ?

Pour ma part j'écris beaucoup, tous les jours et étant sur un jeu de rôle forum où l'on joue un ou deux personnages je joue et j'écris le même personnage depuis 2 ans et demi et je n'ai jamais ressenti cela.

Tu crées ce que tu écris si bien sûr tu ne t'inspires de personne, il ne faut pas penser que tu violes l'intimité de ton personnage mais que tu le crées sous toutes les coutures.

La plupart du temps, quand j'écris, je suis ce personnage, rien d'autre ne compte, je m'immerge dans les mots. Quand je finis un texte, je suis moi et rien d'autre que moi. D'aucun appelle ça schizophrénie, j'appelle ça immersion instantanée dans un monde étranger.

Je ne sais pas, essaie de te mettre dans cette état d'esprit là, tu n'es plus le créateur du personnage mais le personnage lui-même.

Mon personnage, ma deuxième peau ?

Plume blanche et melody pourriez vous develloper un peu ce sentiment car nous disposons là de bien peu d'informations..

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Mon personnage, ma deuxième peau ?

Les romans qui j'écris n'ont rien d'autobiographique et ne sont en relation avec aucunes personnes que je connaisse.
Il m'est aussi impossible, pour répondre à Paine, d'être le personnage lui-même, mes écrits étant à la troisième personne du singulier, je garde une certaine distance par rapport à l'action qui se déroule tout en sachant tout sur mes personnages. Je ne crée pas ce que j'écris mais ce que je pense, comme un dédoublement de personnalité sans la folie qu'on lui attribue!!   Je vis totalement mes personnages, parfois des années avant de les mettre sur papiers, peut être que tout cela ne traduis qu'une simple peur de la bassesse de mon inconscient...
La question reste posée....

Mon personnage, ma deuxième peau ?

Alors sache que moi aussi j'écris à la troisième personne pour éviter la schizophrénie pure... un moyen assez sûre...

j'ai bien compris que ton ressenti n'avait rien avoir avec la folie médicale. C'est bien un dédoublement de personnalité dans ton cas comme de le mien (et tout ceux qui écrivent comme moi) et il y a parfois certains débordements mais j'avoue que je n'ai jamais entendu parler de ressenti comme le tien.

Le plus gros problème que l'on rencontre d'habitude est la différence entre réalité et fiction ce qui ne semble pas être ton problème sauf si j'ai mal analysé.

Du reste je pense qu'il est difficile d'écrire sans vivre intérieurement ce que l'on écrit, j'arrive pas tellement à concevoir l'écriture autrement (tout comme la lecture).

Mais tu ressens quoi exactement? Pourrais-tu nous faire une description précise? Parce que tu as le sentiment de violer l'intimité de tes personnages mais à vrai dire ça reste flou et je ne vois pas comment régler ce problème mis à part par le fait de se persuader soi même du contraire...

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Mon personnage, ma deuxième peau ?

Je suis quelque peu soulagée par ta réponse...
Effectivement, je sais pertinemment où se situe ma réalité et où commence l'irréel ce qui rend cette sensation complétement contradictoire.
Je me sens mal à l'aise lorsque je fais part de l'intimité amoureuse de mes personnages, comme si je n'avais aucuns droits d'y faire allusion, où lorsque je décris trop en profondeur les méandres de leurs âmes, les tortures de leurs esprits. Mes romans sont tous axés sur ces thèmes d'où ma gêne! (Je ne sais pas si je suis assez précise, j'ai du mal à faire mieux!! )
Je suis de nature plutôt fermée, il m'a fallut environ 1 mois pour m'inscrire sur ce site et envoyer ce message alors décrire mes sensations relèvent de l'exploit ou, du traitement adéquat!! (Finalement tout cela est peut être médical!!)
Oui, il faut peut être juste que je me persuade qu'il n'y a aucune violation et te savoir dans le même état d'esprit va, espérons, m'y aider!

Mon personnage, ma deuxième peau ?

A vrai dire à ta description je peux te dire que je ressentais ça les premiers mois pendant lesquels j'ai commencé à écrire (il y a deux ans et demi environ).

Au fil du temps, je me suis débloquée et j'ai écris sur pas mal de plan pour mon perso et plus ça vient plus il devient profond et plus difficile à écrire.

Après oui je ne vois que l'auto persuasion pour toi. Mais sois rassurée si tu fais la différence entre réel et fiction parce que c'est pas toujours le cas (souvent des ados perdus, me fait rire de dire ça du haut de mes 18 ans  )