31 (Modifié par 17/09/2016 à 20:19)

Espace poétique

En fait, ce n'était pas un vrai poème, mais une réponse en "vers", c'était médiocre.

Laoshi a écrit :

Tu as dû en commettre de bien pires.    

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ! Méchante !

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Espace poétique

ô poésie,
.../...

Et si demeure
Autre chose qu'un vent, un récif, une mer,
Je sais que tu seras, même de nuit,
L'ancre jetée, les pas titubants sur le sable,
Et le bois qu'on rassemble, et l'étincelle
Sous les branches mouillées, et, dans l'inquiète
Attente de la flamme qui hésite,
La première parole après le long silence,
Le premier feu à prendre au bas du monde mort.

Yves Bonnefoy
Même au-delà du temps le jour se lève

33 (Modifié par Yvain 29/10/2016 à 08:15)

Espace poétique

Les poètes ne disent jamais je t’aime
ils restent dans le froid silence de l’ombre
au-dessus de leurs têtes naissent des étoiles filantes
pauvres étoiles sans joie
ils regardent leur triangle fuir dans les coins de la pièce
et puis c’est tout
je renie le printemps la saison où
les champs de blé se couvrent de milliers d’ailes d'oiseaux sans corps
non ça c’est encore trop réel il nous faut autre chose
d’autres peuvent bien s'abreuver d’une rosée amère
il nous faut vivre nous qui avons un corps
il faut imaginer de grands navires qui raclent l’écume
des animaux marins avec des dents comme des fourches
des nues blêmes qui couvrent de sanglants sacrifices
les poètes ne vivent pas ainsi ils n’inventent rien ils chantent à tue-tête
poètes chantez l’ivresse le silence et l'oubli
la pluie du soir qui monte éclabousse les parvis
chantons demain l'aube sera belle.

Argument rédigé après l'écriture de ce poème :

Solitude du poète, que les thèmes traditionnels ne concernent plus. Le moi quant à lui décide de bannir les images les plus folles, encore trop réalistes à son goût. Rêves de voyages lointains, de découvertes extraordinaires. Vanité du moi : le poète ne saurait proposer un monde nouveau, il ne fait qu'en chanter la quête. Jubilation finale.

J'ai changé "rouges sacrifices" en "sanglants sacrifices" parce que je crois bien que c'est un emprunt à Rimbaud !

Espace poétique

la pierre du sacrifice
rouge du sang des succubes
il y a de cela longtemps

non tout cela est faux

l’ivraie
et les jacinthes fleurissent ensemble
elles viennent garnir ta couche
tous les mythes de l’amour sont enclos dans
ce sang qui bleuit
entre les fissures de la pierre
j’ai vu se glisser les ors de ta face
silhouette révélée et trahie
ciels et mers toujours finis
au-delà de la pierre
il y a la pierre
et le grain de la pierre
et toi
toi ta chair de fine fleur
l’accord fatal de tes lèvres
l’arc de tes sourcils dans le rire du sable
quand la vague vient de l’étreindre
l’amour les temps se meurent
plus grand que toi
il y a le désir de toi

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Espace poétique

bonjour , j'ai voulu demander votre avis à propos d'une "tentative poétique " ,même si je sais bien que c'est juste une sorte de rature écrite , car à vrai dire je ne maîtrise pas le français au point  d’écrire des textes raffinement sensés, voire des poèmes , mais j'ecris souvent des bouts de texte en arabe, ma langue maternelle ..
Requiem Nocturne
Un requiem règne sur ma langue pendant ton absence
Ton silence gronde, effaçant l’écho de ta présence
Essoufflé, je suis au chevet de l’espérance
Je demande la grâce et la clémence   
A celui qui a toute quintessence

Espace poétique

Ce n'est pas mal, mais la monorime me gêne un peu, et je n'aime pas trop le dernier vers (je ne parle que de la forme, bien sûr).

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Espace poétique

merci bien pour tes remarques très pertinentes :)bien évidemment c'est la première fois que j’écris " en vers " en français , l'aspect monorime pourrait être du à l'influence arabe .. je t'en remercie encore une fois

Espace poétique

Oui, mais tu sais, il faut prendre d'autres avis, je ne détiens pas la vérité !! 

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Espace poétique

biensur j'attends d'autres remarques avec plaisir

Espace poétique

Waouh ! Quel affriolement du poète, après le style quelque peu gothique que je vous connaissais déjà (un côté vieilles pierres/sang/verset).

Il y a de l'exaltation, de celle des plus sensuelles et séductrices !


jacquesvaissier a écrit :

toi ta chair de fine fleur
l’accord fatal de tes lèvres
l’arc de tes sourcils dans le rire du sable
quand la vague vient de l’étreindre
l’amour les temps se meurent
plus grand que toi
il y a le désir de toi

Finalement, vous êtes un poète cyclique (notion rééditée, voire héréditaire): en octobre, vous abhorriez le printemps et, maintenant qu'il approche, vous préparez habilement la saison des amours.

jacquesvaissier a écrit :

Les poètes ne disent jamais je t’aime
ils restent dans le froid silence de l’ombre
au-dessus de leurs têtes naissent des étoiles filantes
pauvres étoiles sans joie
ils regardent leur triangle fuir dans les coins de la pièce
et puis c’est tout
je renie le printemps la saison où
les champs de blé se couvrent de milliers d’ailes d'oiseaux sans corps

Après un tel revirement, au plus fort de l'été, vous verrai-je vous jeter dans le stupre ?