L’influence des peintres cubistes dans Alcools d'Apollinaire

Bonjour,
Je passe mon oral francais jeudi, et dans mon descriptif, il y'a des activités complémentaires et personnelles.
Il s'agit dans un premier temps de faire une lecture cursive du poeme liminaire "zone" et "vendémiaire " d'apollinaire.  J'ai lu ces 2 poèmes mais je ne comprend toujours pas leurs sens et leurs rôles dans le recueil "alcool"
Ensuite, les questions suivantes sont posées :
1)relèver dans "Zone" une réalité évoquée stimultanement par plusieurs images emmêlées. Pourquoi cette surperpositon d'images placées au seuil du recueil, nous fait elle entrer dans un univers cubiste ?
J'ai pensé à parler de l'éclatement au niveau des villes (Paris,Rome...) qu'on retrouve dans zone et qui est caractéristique au cubisme, mais Ca pas l'air logique du tout. Cette question me donne envie de vomir,désolé pour la vulgarité ...
2)pourquoi le tableau de Delaunay,Champ de Mars. La tour Rouge(1911) illustre -t il "zone"?
J'ai pensé à parler de la Tour Eiffel qu'on retrouve dans le tableau et dans "zone"et des immeubles, qui sont tout les 2 déformés ce qu'on retrouve dans "zone" , mais bon...
3)chercher 3 ou 4 autres tableaux cubistes pour illustrer "zone" et "vendémiaire ".
Je ne sais pas du tout quel tableaux je pourrais trouver ... Et si je les trouve, est ce que je dois les imprimer et les apporter avec moi ou juste connaître le nom du tableau ?
4)étudier le titre du recueil et les éléments du tableau de Picasso, Bouteille de Pernod et verre(1912) :quel lien peut on établir avec l'œuvre d'apolinaire?
J'ai compris cette Question: le titre et le tableau on un point commun avec Alcool: c'est l'ivresse.
Je suis vraiment perdu et désespéré et j'espère que vous pourrai m'aider .
Merci d'avance

2 (Modifié par floreale 26/06/2016 à 08:13)

L’influence des peintres cubistes dans Alcools d'Apollinaire

Pas forcément ce que tu recherches mais une ouverture quand même ...

http://www.musee-orangerie.fr/fr/evenem … d-du-poete
Des avis qui se discutent ...

Les rapports de la poésie apollinarienne et de la peinture cubiste

L'expression "poésie cubiste" a toujours été refusée par Apollinaire mais Jeanine Moulin montre une parenté : son originalité authentique est d'avoir adapté les règles de la peinture cubiste, la libération de la logique quotidienne, des encadrements verbaux, de la tyrannie des formes, de l'objet et, par contrecoup, l'exaltation du rôle créateur tout-puissant dévolu à l'artiste, maître désormais absolu de son univers, de ses moyens d'expression, de ses fins et de son art.
Tout en affirmant que dans sa meilleure poésie Apollinaire partageait avec Picasso et les meilleurs cubistes l'esprit héroïque et l'inquiétude terrible dans cette peinture est imprégnée, L. C. Breunig maintient que le style cubiste, en dépit de toute la bonne volonté d'Apollinaire, lui resta toujours étranger (...), car il était bien plus un poète de la volupté, des sensations, que de l'intellect. Comment aurait-il pu, lui dionysiaque, lui qui nous demande d'écouter ses chants d'universelle ivrognerie, comment aurait-il pu rester fidèle à un style qui est, de loin, le plus apollonien de notre époque ?

Cité dans Jugements sur Apollinaire et sur Alcools
Nouveaux classiques Larousse 1965

http://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/CAMPA/51021

3 (Modifié par Yvain 29/06/2016 à 13:01)

L’influence des peintres cubistes dans Alcools d'Apollinaire

Apollinaire ne voulait pas que l'on parlât de cubisme pour qualifier sa poésie, mais il est bien évident que celle-ci y fait penser par certains de ses aspects ; d'autre part, Apollinaire admirait les peintres cubistes, dont Picasso, et il leur a consacré de nombreux articles.
En deux mots, et pour se limiter à Zone, voici quels peuvent être les points de rencontre :
- La modernité la plus prosaïque prise comme comme sujet ; les sténodactylographes, les autobus, la Tour Eiffel (cette dernière n'ayant pas encore acquis un statut mythique à cette époque)...
- La juxtaposition des scènes, comme si des lignes de fracture s'établissaient entre elles : juxtaposition des scènes vues dans Paris (tout le début, effet de coq-à-l'âne), mais aussi juxtaposition de lieux (les villes ; "te voici à Rome...") et d'époques, mais sans chronologie, dans le même plan en quelque sorte. On parle quelquefois à ce propos de "simultanisme", comme dans les tableaux cubistes où deux expressions successives du même visage sont représentées conjointement.
- Parallèlement, des ruptures syntaxiques et énonciative (alternance entre le je et le tu pour se désigner).

Mais le cubisme n'est pas une esthétique délibérément choisie par Apollinaire ; il ne l'illustre pas dans sa poésie, celle-ci est plutôt liée à une vision fragmentée du monde et à ses incontournables instabilités et déchirures sentimentales. Il rencontre le cubisme plus qu'il ne s'en inspire. En revanche, l'allusion aux "filles de joie" est peut-être une réminiscence des "Demoiselles d'Avignon", qu'il avait admiré.