1 (Modifié par Perchox 17/06/2016 à 18:41)

De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

Bonjour,

Jeté comme un bon à rien hors de ma prépa, j'hésite à recommencer mes études, c'est-à-dire en L1 de lettres classiques (dont j'ai les équivalences). La prof de lettres de mon hypokhâgne s'étant avérée particulièrement médiocre (et dire qu'elle s'en va l'an prochain professer dans un prestigieux lycée de la Rive gauche...), j'ai véritablement régressé en commentaire, au point d'appréhender l'exercice, de me bloquer, ne sachant plus le pratiquer. En outre, je crains d'avoir trop de lacunes à combler dans les matières qui ne s'enseignent pas en prépa.

Que me conseillez-vous donc, s'il vous plaît ?

De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

Je te conseillerais plutôt de faire du petit latin et du petit grec cet été, d'apprendre du vocabulaire et de réviser ta grammaire. Je pense que ça sera suffisant pour ne pas avoir de lacunes pour la L2.

De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

Merci d'avoir pris le temps de me répondre.
Quid du commentaire ? Quid de certaines matières présentes aux concours d'enseignement (et peut-être nécessaires à certaines maîtrises) ?

De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

Tu as encore quatre ans pour voir... Et puis, je doute que tes camarades de L1 soient plus avancés sur la préparation de l'agrégation ou du CAPES.

5 (Modifié par Perchox 20/06/2016 à 15:34)

De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

Bonjour,

Je viens de recevoir mon bulletin. Je m'aperçois qu'à part en histoire et en philo où je me suis planté magistralement  (un hors sujet en philo) au concours blanc, et même si je ne suis pas un élève aux notes mirobolantes, je n'ai pas à avoir honte de mon année, d'autant plus que mes conditions de vie sont déplorables. Je suis pauvre comme pas possible, j'habite à une quinzaine de kilomètres de mon lycée et à son insu et à l'insu de la ville de Paris où je suis censé habiter, je vis dans la solitude avec des frères violents et fainéants, sans mes parents qui ne me soutiennent pas, dans une vieille maison des années 50 sans chauffage (je vous laisse imaginer l'hiver), j'ai des petits ennuis de santé pénibles, ma vie sociale est quasi-inexistante, j'ai un passé familial très lourd, excessivement lourd. Mon classement par matière va de 28e à 4e pour une classe de 33 élèves. Je voulais rester dans mon lycée  (1 admis par an par concours environ) que je déteste par besoin de stabilité mais son refus a été comme un coup de massue pour moi. Je me suis vite résigné à la fac mais ce renvoi m'apparaît particulièrement injuste tandis qu'il m'a vidé d'énergie et de motivation. J'ai juste envie de casser la figure à mon si méprisable bobo-gaucho-parisien de professeur principal et d'histoire.

Qu'est-ce que vous pourriez me conseiller, s'il vous plaît ?

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De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

Si tu peux avoir une bourse, si tu vas en fac, c'est peut-être l'occasion de prendre de la distance et de te créer un autre environnement plus favorable ?

7 (Modifié par nmchm 20/06/2016 à 15:56)

De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

Bonjour Perchox,

Déjà, je crois que cela dépend du classement de ta prépa: je sais par exemple que dans des hypokhâgnes comme Henri IV, être refusé de passage en deuxième année ne présume pas qu'une autre khâgne, moins bien classée, ne t'acceptera pas.

Tu peux donc, au choix, soit :
- si ton lycée est bon (il en a l'air, puisque tu dis qu'il a environ un admis par an), déposer des dossiers de candidature dans une autre prépa pour une khâgne (avec, si possible, lettre de motivation pour expliquer certaines faiblesses de ton dossier et lettre de recommandation d'un professeur qui soutiendra ta candidature) ;
- soit essayer, peut-être, de refaire une hypokhâgne, dans une autre prépa (ça se fait rarement, mais je pense que dans ton cas c'est justifiable, avec une lettre de motivation expliquant ta situation de cette année, et pourquoi cela changera l'an prochain (sans jeter de pierres à tes professeurs dedans) ;
- soit décider d'aller à la fac.

Cependant, si tu poursuis en khâgne ou en hypokhâgne l'an prochain, ce serait quand même bien de poursuivre dans de meilleures conditions. As-tu quelqu'un à qui parler?

8 (Modifié par Hippocampe 20/06/2016 à 17:01)

De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

nmchm a raison :
"Cependant, si tu poursuis en khâgne ou en hypokhâgne l'an prochain, ce serait quand même bien de poursuivre dans de meilleures conditions. As-tu quelqu'un à qui parler?"

Si tu réussis à être admise dans une K comme interne, tu n'en reviendras pas comme il peut être un plaisir de travailler et de s'entraider entre élèves.

De mon temps, je ne sais si c'est toujours pareil, une place en internat dans un lycée public ne coûtait quasiment que dalle.

De l'hypokhâgne à la L1 de lettres classiques

Bonjour,

Excusez-moi d'avoir tardé à répondre. Merci de vos réponses.

J'ai effectué deux démarches d'inscription. On verra ce qu'il en est fin août, même si je ne me fais guère d'illusion et même si je crois finalement préférer la faculté, tant dénigrée et détestée par les professeurs de prépa. L'hypokhâgne a en effet quelque peu entamé ma passion pour la littérature, m'a insufflé un léger dégoût pour toute activité scolaire et assez usé, tant psychologiquement que physiquement, il faut bien le dire. J'espère retrouver un entrain à la rentrée.
Depuis la fin du concours, je vois désormais toutes les semaines une psychologue.
Hors de la khâgne, point de salut autre que le CAPES ? Je n'espère pas.

Cordialement,
P.