2 501 (Modifié par Jean-Luc 03/11/2019 à 22:13)

Sens d’une phrase

Laoshi,

Ne t'est-il pas venu à l'idée que c'étaient des groupes et expressions équivalentes comme mis en apposition ?
Alliage, mariage, rencontrés, heurt...
Quelle rencontre ? explicitement le regard et le ciel...

Après libre à toi de te gausser de mon interprétation en prétendant que je ne suis pas l'auteur de ces vers.
Le lecteur a une obligation de recevoir et d'interpréter ou pas, et en poésie  la critique peut être sévère.

2 502 (Modifié par Jehan 04/11/2019 à 12:54)

Sens d’une phrase

Après libre à toi de te gausser de mon interprétation

Jean-Luc,
Je ne me gausse pas du tout de ton interprétation, mais de la certitude avec laquelle tu la donnes.
Ces vers célèbrent ... (même pas célèbrent peut-être ou apparemment, d'après moi)
Quand je lis ces vers, je ne les trouve pas si clairs, surtout après un début de poème assez transparent, et ne puis les traduire de façon aussi péremptoire. C'est tout.

Ne t'est-il pas venu à l'idée que c'étaient des groupes et expressions équivalentes comme mis en apposition ?

A l'idée, non, car mon cerveau est encore embrumé pour des raisons que tu ignores, mais mes yeux ont bien remarqué les mots, les expressions auxquelles tu fais allusion. Et mes oreilles aussi, puisque je me suis dirigée vers youtube et ai entendu la voix admirable de Pierre Auger dire ces vers.
Alors que le début du poème est parfaitement compréhensible pour moi, ces quatre vers me demeurent obscurs. Mon imaginaire veut bien y voir la fulgurance du saut inimitable d'un Noureev qui ne serait pas bridé par les murs et les plafonds de l'opéra de Paris - quelque belles que puissent être les peintures de Chagall.
Mais je ne suis sûre de rien.

Le lecteur a une obligation de recevoir et d'interpréter ou pas, et en poésie  la critique peut être sévère.

C'est bien ce qu'il semble assurément, lorsqu'on considère, par exemple, la masse d'ouvrages, les kilomètres de prose et d'interprétations contradictoires écrits sur les poèmes de Mallarmé qui lui-même a finalement moins écrit que l'on n'a écrit sur lui.
Le lecteur a aussi la liberté d'arrêter de lire.

2 503 (Modifié par Jean-Luc 04/11/2019 à 11:41)

Sens d’une phrase

Laoshi, je plaisantais.

Mais pour notre demandeur, il faut aller plus loin et lui montrer que ce poème est un tout organique que l'on peut interpréter sans divaguer.

Spectacle de la danse

Mes enfants vous dansez mal
Il faut dire qu’il est difficile de danser ici
Dans ce manque d’air
Ici sans espace qui est toute la danse.

Vous ne savez pas jouer avec l'espace
Et vous y jouez
Sans chaînes
Pauvres enfants qui ne pouvez pas jouer.

Comment voulez—vous danser j‘ai vu les murs
La ville coupe le regard au début
Coupe à l’épaule le regard manchot
Avant même une inflexion rythmique
Avant, sa course et repos au loin
Son épanouissement au loin du paysage
Avant la fleur du regard alliage au ciel
Mariage au ciel du regard
lnfinis rencontrés heurt
Des merveilleux.

La danse est seconde mesure et second départ
Elle prend possession du monde
Après la première victoire
Du regard
Qui lui ne laisse pas de trace en l’espace
— Moins que l’oiseau même et son sillage
Que même la chanson et son invisible passage
Remuement imperceptible de l’air —
Accolade, lui, par l’immatériel

Au plus près de l’immuable transparence
Comme un reflet dans l’onde au paysage
Qu’on n’a pas vu tomber dans la rivière

Or la danse est paraphrase de la vision
Le chemin retrouvé qu’ont perdu les yeux dans le but
Un attardement arabesque à reconstruire
Depuis sa source l’enveloppement de la séduction.

Plusieurs thèmes s’entrecroisent :
le regard qui découvre le monde,
L’espace,
La danse,
La prison de la réalité et la quête de l’infini

L’auteur nous prévient qu’ils sont liés métaphoriquement : « Or la danse est paraphrase de la vision ».

Schéma poétique :
La réalité nous emprisonne, notre regard est limité d’autant plus que nous avons une conception utilitaire du regard « Le chemin retrouvé qu’ont perdu les yeux dans le but ».
Il nous faut donc « retrouver » le chemin de la liberté de l’enfance, du jeu, de la gratuité et de la grâce de la danse, c’est-à-dire métaphoriquement laisser danser notre regard.
Regard et danse sont deux manières similaires de s’approprier l’espace.
Nous pouvons alors en laissant danser notre regard échapper à la réalité, nous perdre dans l'infini et enchanter le monde, lui donner la légèreté du conte (du « merveilleux »).

2 504

Sens d’une phrase

Bonjour à tous,

J'ai mal à comprendre l'expression "moins l'ordre que la morale publique" dans la phrase suivante:

"Un élément substantiel – moins l'ordre que la morale publique – peut ainsi, sous certaines conditions, limiter la liberté."

Pouvez-vous m'aider, s'il vous plaît?

2 505

Sens d’une phrase

Bonjour,
La phrase signifie - en tout cas, je le comprends ainsi- que ce qui peut limiter la liberté, ce n'est pas forcément l'ordre (qui provient des lois), mais la morale (qui est quelque chose de plus immatériel.)
On peut être freiné dans nos actions non par un interdit explicite, mais par une petite voix acquise par la morale commune, les valeurs enseignées, qui nous dit : Non, tu ne dois pas agir ainsi.

2 506

Sens d’une phrase

Merci beaucoup Laoshi

2 507

Sens d’une phrase

Bonsoir,

Quelle est la signification de cette phrase s'il vous plaît ?

"A l'aune du bon sens je ne comprends pas ."


Merci

2 508 (Modifié par Jehan 08/11/2019 à 00:06)

Sens d’une phrase

Bonsoir.

Le bon sens, c'est la capacité de bien raisonner tout en restant simple, de bien juger.
L'aune est une ancienne unité de mesure de longueur.
L'expression "à l'aune de" a ici un sens figuré.
La personne qui parle veut dire qu'en utilisant le bon sens pour "mesurer", pour juger, elle ne comprend pas.
Il y a donc quelque chose qu'elle trouve incompréhensible, peu sensé et peu raisonnable.

2 509

Sens d’une phrase

Bonjour,

Je vous remercie beaucoup

Bonne journée

2 510

Sens d’une phrase

Je ne comprends pas la phrase de cet écrivain qui traite du storytelling. Pourriez-vous me l'expliquer et me dire si la construction en est correcte ? Merci d'avance.

Question de la journaliste : "Le storytelling, vu comme une machine à raconter des histoires et à formater les esprits, ce n'est plus tellement un art du récit."
Réponse de C. Salmon : "C'est un ensemble de pratiques qui se réclament elles-mêmes du storytelling, comme un art de gouverner, un art d'influencer, un art de persuader, un art de la propagande également, et de la désinformation."