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Hugo, Les Misérables - En un clin d’œil il fut sur la vergue...

Bonjours, je suis en première .

je vous demande votre avis suite a un type bac que je pence avoir ratée car mon plans n'est pas assez profond.

voici le texte :

En un clin d’œil il fut sur la vergue. Il s’arrêta quelques secondes et parut la mesurer du regard. Ces secondes, pendant lesquelles le vent balançait le gabier à l’extrémité d’un fil, semblèrent des siècles à ceux qui regardaient. Enfin, le forçat leva les yeux au ciel, et fit un pas en avant. La foule respira. On le vit parcourir la vergue en courant. Parvenu à la pointe, il y attacha un bout de la corde qu’il avait apportée et laissa pendre l’autre bout, puis il se mit à descendre avec les mains le long de cette corde, et alors ce fut une inexplicable angoisse, au lieu d’un homme suspendu sur le gouffre on en vit deux.

On eût dit une araignée venant saisir une mouche ; seulement ici l’araignée apportait la vie et non la mort. Dix mille regards étaient fixés sur ce groupe. Pas un cri, pas une parole, le même frémissement fronçait tous les sourcils. Toutes les bouches retenaient leur haleine, comme si elles eussent craint d’ajouter le moindre souffle au vent qui secouait les deux misérables.

Cependant le forçat était parvenu à s’affaler près du matelot. Il était temps ; une minute de plus, l’homme, épuisé et désespéré, se laissait tomber dans l’abîme, le forçat l’avait amarré solidement avec la corde à laquelle il se tenait d’une main pendant qu’il travaillait de l’autre. Enfin on le vit remonter sur la vergue et y haler le matelot ; il le soutint là un instant pour lui laisser reprendre ses forces, puis il le saisit dans ses bras et le porta en marchant sur la vergue jusqu’au chouquet, et de là dans la hune où il le laissa dans les mains de ses camarades.

À cet instant la foule applaudit ; il y eut de vieux argousins de chiourme qui pleurèrent, les femmes s’embrassaient sur le quai, et l’on entendit toutes les voix crier avec une sorte de fureur attendrie : La grâce de cet homme !

Lui, cependant, s’était mis en devoir de redescendre immédiatement pour rejoindre sa corvée. Pour être plus promptement arrivé, il se laissa glisser dans le gréement et se mit à courir sur une basse vergue. Tous les yeux le suivaient. À un certain moment, on eut peur ; soit qu’il fût fatigué, soit que la tête lui tournât, on crut le voir hésiter et chanceler. Tout à coup la foule poussa un grand cri, le forçat venait de tomber à la mer.

La chute était périlleuse. La frégate l’Algésiras était mouillée auprès de l’Orion, et le pauvre galérien était tombé entre les deux navires. Il était à craindre qu’il ne glissât sous l’un ou sous l’autre. Quatre hommes se jetèrent en hâte dans une embarcation. La foule les encourageait, l’anxiété était de nouveau dans toutes les âmes. L’homme n’était pas remonté à la surface. Il avait disparu dans la mer sans y faire un pli, comme s’il fût tombé dans une tonne d’huile. On sonda, on plongea. Ce fut en vain. On chercha jusqu’au soir ; on ne retrouva pas même le corps.

Le lendemain, le journal de Toulon imprimait ces quelques lignes : — « 17 novembre 1823. — Hier, un forçat, de corvée à bord de l’Orion, en revenant de porter secours à un matelot, est tombé à la mer et s’est noyé. On n’a pu retrouver son cadavre. On présume qu’il se sera engagé sous les pilotis de la pointe de l’Arsenal. Cet homme était écroué sous le n°9430 et se nommait Jean Valjean. »

j'ai fait ce plan :  I / Une mise en scène
                                             1 ) présentation des lieux
                                             2 ) intérêt de l'intrigue
         
                           II / Les personnages
                                              1 ) Jean Valjean
                                              2 ) les autres personnages et leurs rôle

                           III / Transmissions des sentiments
                                               1 ) le suspense
                                                2)  inquiétude perçut par le lecteurs

J'ai mis cette problématique, Comment Victor Hugo capte t-il l'attention du lecteur ?

je pence que mon plan n'est pas assez approfondit, pensez vous que mon plans peut convenir ?

merci a tous ceux qui m'auront aidé

2 (Modifié par lerenard21 20/05/2016 à 16:24)

Hugo, Les Misérables - En un clin d’œil il fut sur la vergue...

Salut : Pour moi ton plan a quelques défauts. La première partie est bien car elle présente justement la mise en scène mais je n'aurais pas fait exactement les sous-parties.
I- La mise en scène
A- La mise en place de l'intrigue
B- Les personnages
C- Une scène dramatique

Puis, en deuxième partie, j'aurais centré sur la mise en place de l'action :
II- Une action presque pareil à une pièce de théâtre
A- La mise en scène du sauvetage
B- Un décor très théâtralisé
C- Les émotions des personnages = spectateurs

Enfin j'aurais centré sur la différence de ce texte car après tout on voit l'élévation du prisonnier, son courage.
III - Un texte unique qui met en scène un prisonnier pour héros
A- Le personnage central, le prisonnier
B- Le prisonnier, un personnage presque fantastique
C- Le héros se transforme en mythe

Après ton plan tu aurais dû regrouper tes deux premières parties en une seule sinon la troisième n'est pas si mal. Tu as bien cerné le suspense et les émotions mais tu aurais peut-être pu accentuer sur l'action transmise.

J'espère que cela va t'aider.

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Hugo, Les Misérables - En un clin d’œil il fut sur la vergue...

Bonjour, c'est toujours moi j'ai changé de compte.

Je te remercie vraiment !
Pence tu malgré le fait que je n'est pas aborder tous les theme je peut comme même avoir la moyenne ? ( je sais que ton avis peut être très vague tu fais que tu n'as pas vu les éléments de reponce dans ma copie )

Merci de ton aide !

Hugo, Les Misérables - En un clin d’œil il fut sur la vergue...

Si tu rédiges  comme tu viens de le faire, c'est-à-dire avec une faute tous les cinq mots en moyenne, je ne peux pas t'assurer que tu auras la moyenne.
Certes l'orthographe est la science des ânes, mais il y a des limites.

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Hugo, Les Misérables - En un clin d’œil il fut sur la vergue...

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Hugo, Les Misérables - En un clin d’œil il fut sur la vergue...

Je crois qu'il y aurait beaucoup d'opposants.