21 (Modifié par HarolDts 01/12/2018 à 18:49)

Grammaire et conjugaison

Je crois que Laoshi insinue qu'il peut y avoir contradiction entre le fait d'être autodidacte et celui d'être passé par l'Université, à fortiori jusqu'à l'agrégation.
Mais je suppose qu'on peut continuer à étendre ses connaissances par soi-même jusqu'après ses études, même si les fondements de la formation en tant que telle ont été apportés par une pléiade de maîtres.
Mais je me trompe peut-être.

Grammaire et conjugaison

Je me suis souvent expliqué là-dessus. Je n'ai pratiquement rien retiré de l'enseignement en université ni, d'une façon générale, de l'enseignement scolaire. Bien sûr, j'y ai découvert des domaines que je ne connaissais pas, ce qui m'a donné l'envie de me cultiver, mais j'ai fait la suite du chemin moi-même. Je me suis inscrit à l'université pour avoir beaucoup de temps libre afin de me cultiver et me distraire. Je n'aurais pas tenu une journée en prépa, et je constate que cela ne m'aurait pas conduit plus loin.
Ah ! si, j'aurais peut-être acquis des techniques qui m'auraient évité d'avoir une note infamante à une épreuve décisive de l'agrég quand je l'ai passée la première fois.
Mais je l'ai préparée sans aide (si ce n'est celle du CNED, presque inutile). Et vous savez, il ne faut pas avoir une trop haute idée de ce concours. Il est assez accessible certaines années.
Si je sais lire le latin, et surtout le grec et l'ancien français, je ne le dois qu'à moi-même, personne ne m'a appris, ce sont les textes qui sont mes seuls maîtres. Du reste, en fac, jamais on a exigé que les étudiants sussent lire fluidement dans les langues pré-citées, ce qui est un comble.
Dans d'autres domaines encore, je me suis toujours cultivé seul.

Si vous voulez la suite, apportez-moi un divan.

23 (Modifié par Jehan 01/12/2018 à 14:53)

Grammaire et conjugaison

Quant à moi, je félicite Jacques pour ses connaissances acquises en autodidacte (je crois que j'aurais été incapable d'en faire autant et heureusement que j'ai étudié en prépa car c'était plus facile) comme je le félicite pour ses connaissances acquises traditionnellement, c'est-à-dire en suivant des cours, même s'il les juge moins intéressantes que les premières.

Il me semble que Laoshi le félicite également mais que par étourderie elle a mis dans son post un lien vers un dico qui indique que le mot autodidacte est péjoratif alors que d'autres dicos ne le disent pas.

Il est naturellement possible que je n'aie rien compris à ce dialogue. 

Grammaire et conjugaison

Oui, il est quelquefois perçu comme péjoratif, mais moins que le mot "amateur", qui peut s'avérer carrément disqualifiant.
Alors que dans "amateur", il y a "aimer"...

J'ai toujours tout fait par amour.

Il faut aimer. (Ajar-Gary, La vie devant soi.)

Grammaire et conjugaison

Le dilettante fait également tout par amour, pour le plaisir...
Et c'est perçu tout aussi péjorativement que le mot "amateur".
Ne serait-on jamais sérieux, quand on aime ?

Grammaire et conjugaison

Beau sujet de dissertation ! 

Grammaire et conjugaison

Non.
Voici ce que je voulais dire : je félicite certes Jacques pour ses connaissances, mille fois supérieures aux miennes en des tas de domaines.
Je ne prends pas non plus le sens d’autodidacte dans un sens péjoratif, bien au contraire.
Mais je ne trouve absolument pas, d’après ce qu’il nous en dit, que son parcours soit celui d’un autodidacte.
Pour moi, il le serait s’il avait arrêté les études traditionnelles à 14 ans, commencé à travailler comme ouvrier dans la foulée, et dans le même temps, s’était instruit tout seul et avait réussi dans un milieu totalement étranger au sien.
C’est ce genre d’individus, je crois que l’on qualifie d’autodicdates.
Après, il suffit de se mettre d’accord sur les mots.
Et peut-être ai-je tort.
Pas de quoi se vexer pour ça. 
Moi aussi j’ai passé le CAPES et l’agrégation de lettres classiques toute seule comme une grande sans suivre de cours. Mais ayant quand même étudié jusqu’à 22 ans ( maîtrise), je ne me qualifierais pas d’autodidacte.
Par la suite, évidemment, on apprend sans doute beaucoup plus tout au long de sa vie que durant ses études.
Si c’est cela être autodidacte, cela change évidemment la donne.

28 (Modifié par Jehan 01/12/2018 à 17:20)

Grammaire et conjugaison

Laoshi a écrit :

C’est ce genre d’individus, je crois que l’on qualifie d’autodicdates.
Après, il suffit de se mettre d’accord sur les mots

Ah, ça change tout, je croyais que tu parlais des autodidactes ! 

29 (Modifié par Jehan 01/12/2018 à 18:38)

Grammaire et conjugaison

Facile ! Je suis dans le train et je n’ai qu’un bras valide..

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Grammaire et conjugaison

jacquesvaissier a écrit :

Je me suis souvent expliqué là-dessus. Je n'ai pratiquement rien retiré de l'enseignement en université ni, d'une façon générale, de l'enseignement scolaire. Bien sûr, j'y ai découvert des domaines que je ne connaissais pas, ce qui m'a donné l'envie de me cultiver, mais j'ai fait la suite du chemin moi-même. Je me suis inscrit à l'université pour avoir beaucoup de temps libre afin de me cultiver et me distraire. Je n'aurais pas tenu une journée en prépa, et je constate que cela ne m'aurait pas conduit plus loin.
Ah ! si, j'aurais peut-être acquis des techniques qui m'auraient évité d'avoir une note infamante à une épreuve décisive de l'agrég quand je l'ai passée la première fois.
Mais je l'ai préparée sans aide (si ce n'est celle du CNED, presque inutile). Et vous savez, il ne faut pas avoir une trop haute idée de ce concours. Il est assez accessible certaines années.
Si je sais lire le latin, et surtout le grec et l'ancien français, je ne le dois qu'à moi-même, personne ne m'a appris, ce sont les textes qui sont mes seuls maîtres. Du reste, en fac, jamais on a exigé que les étudiants sussent lire fluidement dans les langues pré-citées, ce qui est un comble.
Dans d'autres domaines encore, je me suis toujours cultivé seul.

Comme je comprends tout cela ! J'ai pour ma part suivi un cursus universitaire de musicologie durant lequel je n'ai absolument rien appris. Pourtant, tout ce que je sais de la musique, je l'ai appris seul, guidé par une sorte de boulimie à la logique discutable — j'avais un très fort esprit de digression, je fonctionnais par associations — mais je n'ai pas à rougir de mes connaissances, quoiqu'elles soient loin d'égaler — s'il fallait comparer — celles de nombre membres de ce forum. Je n'ai pas non plus retiré grand-chose de ma scolarité je crois, ou alors de très peu de professeurs, auxquels je rends néanmoins hommage. Je ne sais pas si pour autant je me qualifierais entièrement d'autodidacte. Je suppose que je le suis en partie, mais j'ai trop baigné dans les conservatoires et autres écoles pour ne pas en avoir retiré quelque chose, ne serait-ce qu'inconsciemment.