Dans cette comédie-ci, il ne se passe point d'actions, et tout consiste en des récits que vient faire ou Agnès ou Horace

Bonjour,

Notre professeur nous a donné un sujet de dissertation à faire, alors que nous n'avons même pas encore vu comment en faire une.
Le sujet est le suivant:
Dans La critique de l'Ecole des femmes, une pièce de Molière écrite en 1663, le personnage de Lysidas déclare: "dans cette comédie ci, il ne se passe point d'action et tout consiste en des récits que vient faire ou Agnès ou Horace". Cette affirmation semble-t-elle justifier?

J'ai fait de nombreuses recherches sur le forum, mais je ne suis toujours pas sûre si la question du sujet est la problématique ou non...
Est-ce qu'il faut trouver une problématique qui, lorsqu'on y répond, répond à la question du sujet? Ou est-ce que j'ai le droit de baser mon plan sur la question du sujet, donc I) Oui    II) Mais
Mes camardes de classe semblent tous avoir choisi la seconde option, ce qui me gêne, car j'aurais opté pour la première...

J'ai donc utilisé des méthodes (trouvées sur le site) pour trouver une problématique, ce qui m'a donné cela:
Nous nous demanderons donc dans quelle mesure la comédie doit consister de récits pour qu'il y ait de l'action.

D'après moi, ma problématique frôle le hors sujet, car elle n'est pas directement liée au sujet (donc avec Lysidas...), mais je n'arrive vraiment pas à trouver une meilleure problématique...
Et en admettant que ma problématique soit juste, mon plan ressemble à cela:
I. Le récit, indispensable pour la comédie
a) règle de Bienséance
b) règle des trois unités
II. L'action est-elle toujours présente?
a) parole-action
b) l'action correspond à l'histoire (exposition+nœud de l’action accompagné de péripéties+dénouement)

Je me répète mais je trouve encore une fois que je suis hors sujet

De plus, j'aimerais préciser que nous avons étudié l'Ecole des femmes en cours et que j'ai le livre chez moi.

Je vous remercie d'avance et vous souhaite une bonne journée.

Dans cette comédie-ci, il ne se passe point d'actions, et tout consiste en des récits que vient faire ou Agnès ou Horace

Au théâtre, parler, c'est agir.
Ce n'est pas de moi...
La voici votre problématique.

Dans cette comédie-ci, il ne se passe point d'actions, et tout consiste en des récits que vient faire ou Agnès ou Horace

Merci pour cette réponse rapide

Dans cette comédie-ci, il ne se passe point d'actions, et tout consiste en des récits que vient faire ou Agnès ou Horace

Attention aux sous-parties du I. Tu dois prouver qu'une grande part de l'action se trouve dans les récits des personnages. Parler des règles qui sont une raison de ce choix n'est pas faux, mais ne t'en tiens pas à cela : prouve que des actions capitales ne sont pas montrées sur scène et qu'une grande partie de la pièce consiste en de longues tirades qui racontent ce qu'on ne voit pas, donne des exemples, argumente pour prouver que cette remarque est en partie vraie.

Dans cette comédie-ci, il ne se passe point d'actions, et tout consiste en des récits que vient faire ou Agnès ou Horace

Merci beaucoup, je pense que j'y vois plus clair.

6 (Modifié par Delia 17/04/2016 à 15:43)

Dans cette comédie-ci, il ne se passe point d'actions, et tout consiste en des récits que vient faire ou Agnès ou Horace

Avant de foncer bille en tête Femmes, Molière répond aux reproches qui lui ont été faits en ridculisant ceux qui les formulent.
Le personnage de Lysidas est un poète ridicule et jaloux du succès des autres. (On le reverra dans les Femmes savantes) Il ne faut donc pas le lier au premier degré.
Le contexte de sa phrase est le suivant :

Peut-on souffrir une pièce qui pèche contre le nom propre des pièces de théâtre ? Car enfin le nom de poème dramatique vient d’un mot grec, qui signifie agir, pour montrer que la nature de ce poème consiste dans l’action ; et dans cette comédie-ci il ne se passe point d’actions, et tout consiste en des récits que vient faire ou Agnès ou Horace.

Le sujet consiste à définir l'action : action ou agitation ?


Molière répond lui-même :

DORANTE.- Premièrement, il n’est pas vrai de dire que toute la pièce n’est qu’en récits. On y voit beaucoup d’actions qui se passent sur la scène ; et les récits eux-mêmes y sont des actions suivant la constitution du sujet, d’autant qu’ils sont tous faits innocemment, ces récits, à la personne intéressée, qui par là entre à tous coups dans une confusion à réjouir les spectateurs, et prend à chaque nouvelle toutes les mesures qu’il peut pour se parer du malheur qu’il craint.