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Voltaire, Candide, chapitre 18 - Vingt belles filles de la garde reçurent Candide et Cacambo...

Bonsoir,
Alors en fait je préparais mes oraux pour le bac français er un de nos textes est l'Eldorado de Candide (chapitre 18 de "Vingt belles filles.." à "...ce qui l'étonna le moins"). Jai fait la liste des problématiques envisageables et ai pensé à : "En quoi ce monde est-il idéal ?" Là je me suis dit que je ferais I) les caractéristiques de l'utopie (abondance, systeme politique égalitaire etc.) II) ce monde idéal permet à Voltaire de critiquer sa société

Mais ma prof nous dit que tous les axes doivent répondre à la question posée, ce qui voudrait dire qu'ici je n'aurais pas à parler de la critique car cela n'est pas dans la question (même si cen est une conséquence). Toutefois ça me paraît bizarre d'aborder un texte de voltaire (surtout dans l'objet d'étude argumentation) sans parler de l'aspect argumentatif!
Quest ce que vous en pensez ? Tous les axes doivent-ils exclusivement permettre de répondre à la question, ou peut on avoir un axe qui est la conséquence ou la cause dun autre (toujours dans la problématique)? Merci d'avance !

Vingt belles filles de la garde reçurent Candide et Cacambo à la descente du carrosse, les conduisirent aux bains, les vêtirent de robes d’un tissu de duvet de colibri ; après quoi les grands officiers et les grandes officières de la couronne les menèrent à l’appartement de Sa Majesté au milieu de deux files, chacune de mille musiciens, selon l’usage ordinaire. Quand ils approchèrent de la salle du trône, Cacambo demanda à un grand officier comment il fallait s’y prendre pour saluer Sa Majesté : si on se jetait à genoux ou ventre à terre ; si on mettait les mains sur la tête ou sur le derrière ; si on léchait la poussière de la salle ; en un mot, quelle était la cérémonie. « L’usage, dit le grand officier, est d’embrasser le roi et de le baiser des deux côtés. » Candide et Cacambo sautèrent au cou de Sa Majesté, qui les reçut avec toute la grâce imaginable, et qui les pria poliment à souper.

En attendant, on leur fit voir la ville, les édifices publics élevés jusqu’aux nues, les marchés ornés de mille colonnes, les fontaines d’eau pure, les fontaines d’eau rose, celles de liqueurs de cannes de sucre qui coulaient continuellement dans de grandes places pavées d’une espèce de pierreries qui répandaient une odeur semblable à celle du girofle et de la cannelle. Candide demanda à voir la cour de justice, le parlement ; on lui dit qu’il n’y en avait point, et qu’on ne plaidait jamais. Il s’informa s’il y avait des prisons, et on lui dit que non. Ce qui le surprit davantage, et qui lui fit le plus de plaisir, ce fut le palais des sciences, dans lequel il vit une galerie de deux mille pas, toute pleine d’instruments de mathématiques et de physique.

Après avoir parcouru toute l’après-dînée à peu près la millième partie de la ville, on les ramena chez le roi. Candide se mit à table entre Sa Majesté, son valet Cacambo, et plusieurs dames. Jamais on ne fit meilleure chère, et jamais on n’eut plus d’esprit à souper qu’en eut Sa Majesté. Cacambo expliquait les bons mots du roi à Candide, et, quoique traduits, ils paraissaient toujours des bons mots. De tout ce qui étonnait Candide, ce n’était pas ce qui l’étonna le moins.

Voltaire, Candide, chapitre 18 - Vingt belles filles de la garde reçurent Candide et Cacambo...

Il me semble qu'on ne saurait  t'en vouloir si tu évoques la critique implicite que permet l'évocation de ce monde idéal.

3 (Modifié par Ammy 14/04/2016 à 10:14)

Voltaire, Candide, chapitre 18 - Vingt belles filles de la garde reçurent Candide et Cacambo...

L'un des axes peut effectivement porter sur le rôle de ce monde idéal, l'objectif de voltaire. Dans ce cas tu peux faire 2 parties avec ton I (par exemple en I. l'abondance et en II le fonctionnement de la société) puis un III sur ce qu'apporte cette utopie. Sinon encore mieux tu intègres l'argumentation de Voltaire dans tes autres parties, au fur et à mesure. Si tu parles de la présence des sciences, tu parles immédiatement de l'importance de la connaissances pour les lumières, etc.